Tenue du 20 au 23 novembre 2019 a l’hotel Radisson Blu de Niamey. Crédit photo : Acclab/Burkina

L’Alliance Sahel, le PNUD et le Ministère Fédéral de la coopération économique de l’Allemagne (BMZ), chef de file de deux groupes thématiques dont la Gouvernance et de la Décentralisation ont organisé un atelier de réflexion sur les « dynamiques en cours dans ces dits domaines de développement au sein de la région du G5 Sahel.

L’atelier a regroupé au moins 40 participants venus de 4 pays du G5 sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad) et des organismes partenaires tels le PNUD, la GIZ, la BMZ, l’Autorité du Liptako Gourma, et de l’Alliance Sahel.

Au cours de cette rencontre, les outils utilisés pour les travaux de l’atelier ont été ceux du Laboratoire d’Accélération. Ainsi à travers le sensemaking et l’intelligence collective, deux problématiques majeures ont été définies et ont servi de fil conducteur pour les réflexions en vue de l’identification des axes d’intervention pour une décentralisation effective. A l’issue des travaux de groupes les thématiques suivantes ont été retenues :

-          Il n’y a pas de transfert effectif des compétences et des ressources vers les collectivités territoriales ;

-          Il n’y a pas un mécanisme adapté des systèmes de gestion des ressources dans les zones frontalières du Liptako Gourma.

De l’analyse approfondie de ces deux défis, on retient que les interventions dans le domaine de la gouvernance et de la décentralisation doivent être orientées vers des acteurs clés des zones transfrontalières ; ce qui oblige une implication effective de toutes les couches de la population : Nomades, Jeunes, Femmes, personnes vulnérables, etc…   

En effet, les travaux portant sur la définition des acteurs clés laissent voir que les collectivités territoriales n’ont pas été suffisamment pris en compte. Cela s’illustre par leur non-participation à l’élaboration du premier programme d’investissements prioritaires (PIP). Cette situation n’a pas favorisé l’appropriation des investissements réalisés dans le sahel.

Il est à noter également que la question genre n’est pas suffisamment prise en compte. Pour preuve, on dénote qu’à cet atelier de réflexion, une seule femme était présente au titre des collectivités territoriales.

Le processus de décentralisation  dans la zone du G5 sahel présente des limites qui sont articulées autour des points suivants: i) la faible capacités des acteurs institutionnels et autorités locales en matière de gestion des affaires publiques ; ii) la faible prévalence des principes de participations et d’inclusivité dans la conception et la mise en œuvre des politiques et priorités de gouvernance locale (non intégration des femmes et des jeunes dans les prises de décisions) ; iii) le besoin de plus de transparence et de redevabilité dans la gouvernance et la décentralisation ….

Bien que ces débats furent riches, il faut déplorer la très faible représentativité du genre d’où les interrogations suivantes :  

Genre où es-tu ?

Es-tu juste un thème décoratif ?

Suscites-tu de vraies réflexions ?--- Article text goes here ---

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