Renforcement des Capacités Nationales de Résilience : Evaluation des besoins post catastrophes : prévenir que guérir, leitmotiv des acteurs des secours d’urgence

30 mai 2017

Photo de famille. Crédit photo : PNUD/Burkina

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le gouvernement burkinabè en particulier, le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, a ouvert le mardi 30 mai 2017, les travaux d’un atelier sur l’adaptation des outils et de la méthodologie PDNA (Post Disaster Needs Assessment) – Evaluation des besoins post-catastrophes au contexte du Burkina Faso. Prévu pour se tenir du 30 mai au 1er juin 2017, cet atelier va donner l’opportunité aux participants de se familiariser à cette approche du PNDA, d’échanger, de partager des expériences et de s’enrichir mutuellement.

L’organisation de cet atelier fait suite à des formations qui ont été faites sur cette même approche en 2009 et 2013 et qui avaient permis à de nombreuses structures au Burkina Faso d’être renforcées sur les évaluations des besoins selon l’approche MIRA (Evaluation Multisectorielle Initiale Rapide).

Symbole d’un engagement pris en 2008 par le Groupe des Nations Unies pour le Développement (GNUD), l’Union Européenne (UE) et la Banque Mondiale (BM), le PNDA (Evaluation des Besoins Post Catastrophes) se présente comme une méthode commune destinée aux gouvernements pour évaluer les besoins après une catastrophe, planifier et mettre en œuvre des stratégies de relèvement visant à reconstruire le capital physique, social et humain des communautés affectées par des catastrophes naturelles telles que les sécheresses et les inondations.

En effet, à l’instar de bien d’autres pays, le Burkina Faso est régulièrement affecté par différents types de catastrophes devenues récurrentes dans le pays. Suite à la crise alimentaire de 2011-2012 consécutive à la sécheresse qu’a connu le pays, une enquête sur l’Analyse de l’économie des ménages (HEA) a révélé que 2 850 280 personnes vulnérables ont été durablement affectées pendant la période de soudure. A ce bilan il faut ajouter celui des inondations de 2009 : 181 318 personnes sinistrées dont 49 décès, 61 blessés et 01 personne disparue. En rappel, ces inondations avaient causé une perte de plus de cent milliards de francs CFA sur l’économie nationale.

L’objectif de cet atelier est donc de renforcer les capacités des acteurs des départements ministériels et des ONG impliqués dans la gestion des catastrophes y compris les partenaires techniques et financiers sur l’approche PDNA et d’adapter les outils et la méthodologie du PDNA au contexte national du Burkina Faso pour l’adoption d’une bonne stratégie de relèvement. De manière spécifique, il s’est agi de (i) consolider les données de référence de 4 secteurs prioritaires pour le Burkina Faso à savoir l’agriculture, la santé, l’éducation et l’habitat ; (ii) adapter les grilles de collecte de données de ces 4 secteurs au contexte spécifique du Burkina Faso ; (iii) s’accorder sur les rôles et responsabilités et le mode opératoire pour le déclenchement et la conduite d’une telle évaluation.

Le Directeur Pays du PNUD, M. Corneille Agossou a souligné que cette formation devrait « permettre au Burkina Faso de disposer d’une masse critique de personnes ressources capables d’avoir une bonne compréhension des besoins des populations à assister et d’améliorer significativement la qualité de la réponse des acteurs en cas de catastrophes ».

Le Représentant du Ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille a remercié le PNUD et ses partenaires que sont le Japon et le Luxembourg pour le financement de cette activité à travers le projet de Renforcement des Capacités Nationales de Résilience au Burkina Faso.

A l’issue de cet atelier, le Burkina Faso disposera désormais d’outils consensuels d’évaluations que tous les acteurs au niveau national pourront utiliser en cas d’évaluation post-catastrophe et de formulation de stratégie de relèvement.