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Séance de dépistageConnaître son statut pour se protéger et protéger les autres. Crédit Giacomo/PNUD.

Le Gouvernement du Burkina Faso a fait de la lutte contre le VIH, un des domaines prioritaires de la Stratégie de Croissance Accélérée pour le Développement Durable (SCADD) 2011 – 2015.

 A l’image des progrès enregistrés dans la riposte mondiale contre le SIDA, le Burkina Faso engrange des succès remarquables dans ledit domaine. La situation de la prévalence du VIH en population générale au Burkina Faso présente une tendance à la baisse, qu’il s’agisse des données de la surveillance par sites sentinelles, de l’EDS IV ou des rapports annuels ONUSIDA. Les objectifs définis dans le Cadre Stratégique de Lutte contre le Sida (CSLS) 2011-2015 sont largement atteints. La prévalence moyenne de l’infection à VIH dans la population adulte du Burkina Faso est estimée à 0,92% en fin 2013, dans un intervalle de [0,81-1,06], contre 1% en fin 2012[0,8-1,1]. Le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 110 000 dont 94 000 adultes et 18 000 enfants de moins de 15 ans. Parmi les adultes, on compte 56 000 femmes. Par ailleurs, on relève 5 600 décès dus au Sida  et 120 000 enfants orphelins du fait du Sida.

S’agissant des groupes spécifiques, la prévalence du VIH se situe  à 16,1% chez les travailleuses du sexe (TS), 3,6%  chez les Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres Hommes, (3,3% à Ouagadougou et 4% à Bobo-Dioulasso), 2.3% pour les détenus (avec 7,7% chez les femmes et 1,6% chez les mineurs).

Les interventions VIH du PNUD Burkina s’inscrivent dans l’effet 2 de l’UNDAF, « La qualité du capital humain est améliorée » et dans l’Outcome 6A de son Document de Programme Pays « Les acteurs publics privés et communautaires délivrent davantage des services de qualité pour l'accès universel des populations à la prévention au traitement et à la prise en charge en matière de VIH ». Le PNUD travaille en collaboration avec les autres agences du SNU en matière de lutte contre le VIH et le Sida (ONUSIDA, OMS, UNICEF, UNFPA, PAM, FAO, Banque Mondiale…) dans le cadre de la division du travail aux activités de l’équipe conjointe VIH coordonnée par l’ONUSIDA.

Pour soutenir les efforts de la réponse nationale au Burkina, le PNUD accompagne le pays à travers deux (02) programmes en cours : le Projet  d’Appui au Monde Associatif et Communautaire (PAMAC) phase 3 et le Programme d’Appui Institutionnel au Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA.

Nos résultats en 2015

La disponibilité du draft du rapport préliminaire de « l’évaluation de l’environnement juridique de la réponse nationale au VIH » commandité par le SP/CNLS-IST et appuyé PNUD et sera validé en 2016. Les recommandations de ce rapport. qui vise à promouvoir un environnement juridique favorable à la réponse au VIH, seront utilisées dans le cadre de l’opérationnalisation du CSN 2016 – 2020 au niveau duquel « la prise en compte du genre, de la santé sexuelle et reproductive et des droits humains y compris la protection sociale et la lutte contre la stigmatisation et la discrimination » constitue l’un des principes directeurs.

La  mise en place d’un Groupe de Travail multisectoriel au niveau du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SP/CNLS) dans le cadre de la « prise en compte du VIH, Santé et Genre dans les évaluations d’impact environnementales » en concertation avec le point focal du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et avec l’appui du PNUD. Une note conceptuelle pour ce processus a été préparée par le SP/CNLS avec l’appui des parties prenantes.

La contribution au renforcement des capacités  techniques et organisationnelles de 136 sur 140 structures associatives et organisations à base communautaire intervenant dans la réponse au VIH à travers le Programme d’Appui au Monde Associatif et communautaire (PAMAC). 35.513 personnes ont bénéficié de services de conseil et test de dépistage VIH  en milieu communautaire ;  8524 PVVIH sur 43000 ont été touchées par les activités de prise en charge communautaire.  Le contexte sociopolitique national ainsi que la non disponibilité des financements du Fonds Mondial ont eu un impact sur la réalisation des cibles. Néanmoins, la campagne nationale de dépistage a permis d’améliorer les chiffres du dépistage. La mise en œuvre de la campagne a permis de réaliser le test de dépistage chez 189 011 personnes (52,4% de femmes) et de distribuer 475 000 préservatifs masculins et 10 000 dosettes de gel lubrifiants à base d’eau dans les treize régions du Burkina Faso.

La relance de l’initiative « Ville et VIH » à travers une action conjointe ONUSIDA, PNUD, PAMAC, en juillet 2015, dans le cadre d’une rencontre avec le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de la Ville de Ouagadougou. Cette initiative soutenue par le PNUD avait pour objet de contribuer à une meilleure intégration des groupes considérés comme les plus à risques au VIH dans les activités de prévention, traitement et soins. La forte stigmatisation envers les populations clés constatées au sein de la population ont été des contraintes à la mise en œuvre du plan d’action. La principale proposition retenue a été la mise en place d’un « Groupe de Travail Local » pour définir les actions clés pour orienter le futur conseil Municipal.