Vue détaillée

Réfugiés
Gestion des réfugiés et de leur cheptel. Crédit PNUD.

Les activités de Prévention des Crises et Relèvement (CPR) ont connu ces dernières années un  développement à cause de l’exposition du Burkina Faso à certains types de risques.

En effet, au regard du contexte national marqué par la récurrence des catastrophes (inondations et sécheresses, invasion acridienne et d’oiseaux granivores, mouvements de populations liés aux crises dans les pays de la sous-région comme la Cote d’ivoire et le Mali) et de leur impact sur les capacités de résilience des populations, le PNUD est fortement engagé dans la Gestion des Risques de Catastrophes (GRC) au niveaux national, régional et communautaire.

La vulnérabilité élevée des populations, liée en partie à l’érosion des moyens de subsistance et des mécanismes communautaires de solidarité d’une part, et l’insuffisance des ressources au niveau local d’autre part, constituent des limites à la mise en place d’une politique efficace de réduction des risques. Dans ce contexte, la survenue d’une catastrophe majeure ou la succession de catastrophes mal gérées pourraient anéantir les efforts de développement consentis depuis des décennies par le pays avec l’assistance de ses partenaires.

Nos résultats en 2012

La réalisation, entre 2009 et 2013 du projet « Renforcement des Capacités Nationales de gestion de catastrophes et relèvement de crises au Burkina Faso » a permis d’atteindre des résultats notables.

Sur le plan législatif, règlementaire et institutionnel de la GRC,  une Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques de catastrophes a été élaborée et adoptée en février 2012 en tant que principale référence en la matière. Cette stratégie est assortie d’une Loi d’orientation dont l’avant-projet, déjà rédigé, sera prochainement soumis à l’Assemblée Nationale pour adoption, et d’un plan quinquennal d’opérationnalisation..

En matière de renforcement des capacités techniques, le personnel du Secrétariat Permanent du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) et de deux de ses démembrements (Conseil Régionaux de Secours d’Urgence et de Réhabilitation des régions du Nord et des Hauts Bassins) ont bénéficié de plusieurs sessions de formation sur la gestion des catastrophes et l’élaboration de plans de contingence (bénéficiant plus de quatre-vingt cadres), ce qui a permis la formulation de deux plans de contingence régionaux. En outre, leurs capacités matérielles de travail ont été renforcées par le biais d’une dotation en matériel et mobilier de bureau, en matériel informatique et en moyens logistiques. Le renforcement des capacités a également bénéficié à un groupe de spécialistes des médias sur l’information et la communication en situation de crise, ayant abouti à la mise en place d’un réseau de communicateurs en GRC..

Dans le cadre de la réponse à la crise alimentaire (environ 2 000 000 de personnes affectées au cours de la saison agricole 2011-2012) et à la crise des réfugiés maliens (37 362 réfugiés en début décembre 2012, 49 975 en fin août 2013), le PNUD a appuyé le renforcement des capacités opérationnelles de la plate-forme nationale de Réduction des Risques de Catastrophes (le CONASUR) en vue d’une coordination optimale des interventions, des démembrements du CONASUR dans les deux régions d’intervention concernées par la présence des réfugiés. Par ailleurs, le PNUD, en partenariat avec UN OCHA et d’autres agences des Nations Unies (UN HCR et FAO), et en collaboration avec les autorités locales, les populations hôtes, les réfugiés et les principaux acteurs du secteur agriculture et élevage, a appuyé la validation des résultats de l’évaluation environnementale stratégique d’installation des réfugiés dans la région du Sahel et de réflexion sur la gestion du cheptel des réfugiés maliens au Burkina Faso. En effet, dans un contexte déjà fortement marqué par la rareté des ressources naturelles, cet appui se justifie par la nécessité d’évaluer l’impact de l’arrivée massive des réfugiés maliens avec leur cheptel sur l’environnement dans une perspective d’anticipation et de prévention d’éventuels conflits communautaires.

Parallèlement, le PNUD a assuré la création d’un Secteur Early Recovery dans le cadre de la réponse humanitaire globale et de l’élaboration du Consolidated Appeal Process (CAP) 2013 pour le Burkina Faso. Cet engagement du PNUD a servi de cadre à d’autres initiatives en matière de mobilisation des ressources pour le passage à l’échelle de certaines activités. Ainsi, avec l’appui du Gouvernement japonais dans le cadre de la TICAD V, le PNUD met en œuvre du programme régional de consolidation de la paix et de renforcement de la bonne gouvernance au niveau local. . Bien qu’arrimé à la thématique de la Gouvernance, le projet national TICAD établit une passerelle vers la Prévention des Crises et le Relèvement Les activités programmées s’inspirent en partie de celles prévues dans le CAP 2013 et visent la prévention et la gestion pacifique des conflits, la promotion de la résilience institutionnelle et communautaire et le renforcement des moyens de subsistance des groupes vulnérables, avec une emphase particulière sur les femmes.