Notre perspective

      • Prévention du VIH. Objectif : zéro nouvelle infection

        09 juin 2011

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        Helen Clark à la réunion de haut niveau sur le sida, 8-10 juin 2011. Photo: UN Photo/Eskinder Debebe

        Même si le taux annuel mondial des nouvelles infections au VIH a diminué de près de 25 % entre 2001 et 2009, l'épidémie continue à distancer la réaction. En 2009, deux nouvelles personnes étaient infectées pour chaque individu entamant une thérapie antirétrovirale (ARV). Après trente années d'épidémie, comment renouveler la prévention du VIH pour atteindre en 2015 l'objectif de zéro nouvelle infection ? Pour y parvenir, le monde doit se concentrer massivement sur la prévention. Premièrement, nous devons en finir avec la stigmatisation et la discrimination. Il nous faut combattre les inégalités sociales et sanitaires, les mythes et la violence qui alimentent l'épidémie et font obstacle à une prévention et à un traitement efficaces. Deuxièmement, une prévention réussie exige un leadership puissant à tous les niveaux pour faire sortir le VIH de l'ombre, encourager les gens à faire des choix responsables, et promouvoir des interventions prenant en compte les besoins des groupes vulnérables. Troisièmement, les cadres juridiques doivent permettre des interventions efficaces de lutte contre le VIH. Lorsque les droits de l'homme ne sont pas respectés, un accès véritablement universel aux services est impossible. La Commission mondiale sur le VIH et le droit rassemblée par le PNUD pour le compte deLire

      • Printemps arabe : possibilités d’inclusion économique et politique

        08 juin 2011

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        Bâtir un développement inclusif en Egypte. Photo: PNUD Egypte

        Il y a des moments dans l’Histoire qui appellent des changements transformateurs. Les États arabes se trouvent maintenant à un tel moment. Durant ces derniers mois, des millions de personnes dans plusieurs États arabes sont descendues dans les rues pour demander des changements dans leurs conditions de vie. En Tunisie et en Égypte, ces manifestations ont entraîné la chute du régime en place. Ailleurs, de nombreuses personnes ont perdu la vie lorsque les représentants des régimes et leurs opposants se sont confrontés. Ces événements trouvent leur origine dans l’exclusion économique qui empêche beaucoup de personnes d’avoir un travail décent et de profiter des possibilités offertes, et dans l’exclusion politique qui les empêche d’exercer leur droit de participer aux processus de décision qui modèlent l’avenir de tout pays. Maintenant que des mouvements populaires à large base rendent le changement politique inévitable, il existe des possibilités de mettre en place des sociétés, des économies et des systèmes de gouvernance plus inclusifs. Pour assurer une transition paisible, il est essentiel de faire progresser tant l’inclusion économique que l’inclusion politique. Souvent par le passé, des taux remarquables de croissance économique n’ont pas abouti à une réduction appréciable de la pauvreté ou à la création adéquateLire

      • Un nouvel environnement pour répondre au changement climatique

        03 juin 2011

        Un fermier récolte du sorgho au Soudan (UN Photo/Fred Noy)
        Un fermier récolte du sorgho au Soudan (UN Photo/Fred Noy)

        Partout dans le  monde, ce sont les collectivités les plus vulnérables qui sont touchées de manière disproportionnée par le changement climatique. L’impact des événements climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles affecte particulièrement les pays pauvres, où les populations sont moins équipées pour intervenir et se protéger du fait du manque de ressources et des faibles infrastructures. Des changements, même progressifs, peuvent devenir un énorme fardeau pour ces pays, car ils augmentent les difficultés des populations pour se procurer des aliments, de l’eau ou des moyens de subsistance de base. Le Niger est un exemple de pays qui lutte pour s’adapter au changement climatique. Le désert du Sahara et la zone semi-aride du Sahel occupant 80 % de son territoire, le Niger souffre de sécheresses fréquentes avec une saison sèche qui dure 9 mois par an, ce qui compromet gravement les moyens de subsistance dans les zones rurales. Il y a trois ans, le PNUD a entamé un programme d’aide au Niger et à 19 autres pays africains pour mettre au point des stratégies visant à éviter certains des pires impacts d’un climat en évolution.  Le Programme d’adaptation de l’Afrique, d’un montant de 92,1 millions de dollars, financé par le Gouvernement japonais,Lire