Notre perspective

      • Dans la Corne de l'Afrique, la sécheresse est une question de vie ou de mort

        13 juil. 2011

        image
        On estime que chaque jour, 3 000 personnes en quête d'assistance arrivent au Kenya et en Éthiopie en provenance de Somalie.

        D’après les derniers rapports du Programme alimentaire mondial, près de 10 millions de personnes souffrent d'une des pires famines qu’ait connue la Corne de l’Afrique depuis 60 ans. On estime que chaque jour, 3 000 personnes en quête d'assistance arrivent au Kenya et en Éthiopie en provenance de Somalie. Elles y parviennent dans un état de grande faiblesse et le nombre de morts causées par cette calamité est proprement horrifiant. Mark Bowden, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour la Somalie, revient de Mogadiscio et du camp de réfugiés de Dollo, en Éthiopie, deux endroits vers lesquels se dirigent les victimes de la sécheresse. Le responsable du HCR, António Guterres, a également visité les camps de réfugiés somaliens et appelé à une aide d'urgence pour les victimes de la sécheresse. Ma plus grande préoccupation maintenant est que des gens meurent à cause de la sécheresse, en particulier ceux qui doivent quitter leurs terres et leurs maisons et parcourir à pied de longues distances, dans un état de grande faiblesse, pour essayer de trouver de l'eau et de la nourriture. De nombreux Somaliens traversent la frontière dans ce but. Aujourd’hui, la simple survie est devenue une lutte pour beaucoup de familles. ÀLire

      • Que réserve l’avenir au pays le plus jeune du monde ?

        08 juil. 2011

        image
        Femmes soudanaises qui votent lors du référendum de janvier 2011. Photo: PNUD

        Le 9 juillet, le Soudan du Sud est appelé à devenir le plus jeune pays indépendant de la planète. Cet événement est le résultat d’un référendum de janvier de cette année qui a été suivi de près et lors duquel près de 99 % des Sud-Soudanais ont voté pour une sécession. Le référendum était l’une des principales stipulations de l’Accord de paix global de 2005 qui a mis fin à des décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud. Et avec l’indépendance vient la partie la plus ardue : construire un nouvel État à partir de rien. Les statistiques sont peu encourageantes; lorsque l’accord de paix a été signé il y a 6 ans, il y avait moins de 20 km de routes asphaltées dans une zone plus grande que l’Angleterre et la France réunies. Plus de 90 % de la population vivait avec moins de 1 dollar par jour, moins de 20 % des enfants avaient la possibilité d’aller à l’école et moins de 30 % avaient accès à des services sanitaires. Comment un gouvernement peut-il fournir des services publics lorsque moins de 5 % de ses fonctionnaires ont un diplôme universitaire, que beaucoup ont de grandes difficultésLire

      • Redonner un élan aux objectifs du Millénaire pour le développement

        10 juin 2011

        image
        Ecoliers à l’heure de la pause à l’école primaire nouvellement construite dans le Nord-Est de l’Inde. Photo: Partha Pratim Saha/PNUD

        Depuis 2000, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont servi de cri de ralliement pour les gouvernements et les populations partout dans le monde. Sans nul doute, des progrès considérables ont été effectués. En moyenne, la plupart des gens presque partout vivent plus longtemps et sont en meilleure santé, mieux éduqués et moins pauvres que jamais auparavant. En outre, selon le Rapport de suivi mondial 2011 de la Banque mondiale sur les OMD, la moitié des pays qui n’ont pas atteint les cibles des OMD ne sont pas très loin de les réaliser. Pourtant, nous savons tous quels obstacles ils doivent surmonter. Les progrès vers la réalisation des objectifs et des cibles ont souvent été lents et inégaux. Une fois que des progrès ont été réalisés, les acteurs du développement peuvent faire davantage pour accélérer et rendre viables à terme ces avancées en matière d’OMD. Il faut remplacer les stratégies sectorielles étroites par une approche axée sur les éléments moteurs des changements transformateurs et par des synergies portées à un niveau aussi haut que possible dans divers domaines de l’effort de développement. Par exemple, il nous faut appuyer les interventions qui auront le plus grand effet multiplicateur sur tousLire