Notre perspective

      • La démocratie doit naître de la volonté du peuple

        15 sept. 2011

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        30 millions d'électeurs inscrits aux deuxièmes élections nationales de l'histoire du Congo tenues le 28 novembre prochain. Photo: PNUD

        En cette Journée internationale de la démocratie, nous faisons écho au désir de chaque être humain de vivre dans la dignité, sans exclusion et dans la liberté, comme les millions de personnes dans le monde arabe qui exigent le changement. Il y a eu et il y a encore beaucoup de pertes de vie humaines, résultant de régimes et d’opposants qui s’affrontent.  La Tunisie, l’Égypte et maintenant la Libye s’engagent dans une ère nouvelle et ont du mal à créer une société et une économie inclusives et des institutions de gouvernement plus représentatives. Il faudra pour cela renforcer le corps législatif et judiciaire, promouvoir la transparence et l’obligation de rendre des comptes à tous les niveaux, mettre en place de nouvelles institutions et entreprendre une refonte des systèmes politique et économique en général. Il faut du temps pour passer d’un système autoritaire à un système participatif et il y aura des obstacles sur la voie du changement. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a été actif dans de nombreux pays en transition, est en mesure de mettre son expérience à contribution.  Le 23 octobre, les Tunisiens vont élire pour la première fois leurs représentants à l’Assemblée constituanteLire

      • Ne tournons pas le dos à la région la plus violente du monde

        29 août 2011

        Même si l’époque des conflits civils est révolue en Amérique centrale, la région affiche toujours le taux d’homicides le plus élevé du monde : 44 pour 100 000 habitants, soit 11 fois la moyenne mondiale de 4 pour 100 000. Ceci veut dire plus de 18 000 meurtres en 2010 et 79 000 au cours des 6 dernières années. À la fin des années 1990, l’Amérique centrale a connu une consolidation démocratique accompagnée d’une croissance économique avec, il faut le reconnaître, des résultats mitigés. L’absence de guerre ouverte ne s’est pas pour autant traduite par un retour à la paix. Un effort international soutenu est aujourd’hui essentiel si nous voulons éviter une aggravation de la crise sécuritaire majeure dont souffre la région. Les citoyens ne se sentent pas en sécurité dans les rues, ni même dans leurs propres maisons. De leur côté, les pouvoirs publics sont confrontés au trafic de drogue, au kidnapping, au crime organisé, aux gangs, au trafic des armes et des êtres humains. Les coûts directs comprennent les pertes en vies humaines, l’invalidité, et le commerce illégal résultant des crimes contre la propriété. Les profondes inégalités sociales et le sous-emploi très élevé des jeunes forment la toile deLire

      • Sécheresse au Kenya: la crise actuelle requiert des solutions à long terme

        25 août 2011

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        Une somalienne porte un enfant sous-alimenté en attendant une aide médicale ONU Photo/Stuart Price

        Quelques minutes seulement après notre décollage de l'aéroport Wilson de Nairobi, le paysage commence à changer en dessous de nous, passant du vert luxuriant à un brun et jaune arides, et prend une apparence lunaire. Nous nous dirigeons vers les régions rurales sèches de Wajir et de Turkana, au nord du Kenya. Je suis accompagné de Josette Sheeran, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), et de Jacques Diouf, Directeur général de l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Nous sommes partis recueillir le témoignage direct des personnes les plus touchées par la sécheresse et la famine aigües qui affectent la région. Le Kenya a été particulièrement touché par la crise, plus de 3,5 millions de ses habitants souffrent d'insécurité alimentaire. Un fermier rapporte que dans son village, proche de la frontière avec l'Éthiopie et la Somalie, il n'a pas plu depuis près de deux ans,  et qu'il n'y a eu aucune récolte depuis 2009. La plupart des familles et communautés à Wajir dépendent des chèvres et des bovins pour leur survie, mais avec la gravité et la durée de la sécheresse, leurs moyens de subsistance sont menacés. Les gens que nous rencontrons lors de notre tournée sont tenaces, leur bétail l’estLire