Notre perspective

      • Industries extractives : créer une richesse durable

        08 nov. 2011

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        L'Administratrice du PNUD Helen Clark en discussion avec un entrepreneur faisant partie du projet Entreprise en Mongolie.(Credit: PNUD)

        A Oulan-Bator, en Mongolie, une conférence sur la gestion des industries extractives s’est penchée sur la façon dont les pays riches en ressources naturelles peuvent le mieux tirer parti des actifs précieux que sont le pétrole, le gaz ou les minerais, et mieux résister à la volatilité des prix. Les pays exportateurs de ces matières premières ont besoin d’alternatives pour stabiliser leurs économies et les rendre moins vulnérables aux aléas des marchés : les prix du cuivre ont chuté de près de 15 % entre juillet et septembre, tandis que ceux de l'or ont augmenté de 30 % depuis janvier. De telles fluctuations compliquent la planification budgétaire et rendent les pays en développement  vulnérables aux chocs boursiers. Il est vrai aussi que les économies dominées par les industries extractives n'ont pas toujours réussi à dégager des avantages sociaux et économiques pour leur population. En effet, l'extraction des ressources minérales peut devenir une malédiction lorsqu'elle alimente les conflits et entraîne des catastrophes environnementales. L'énorme disparité entre la richesse créée et le manque d’avantages retirés au niveau local est souvent exacerbée par la faiblesse de la gouvernance, et par un manque de transparence et de redevabilité. C'est pourquoi le PNUD et le GouvernementLire

      • Assurer la transition démocratique au Kirghizstan

        04 nov. 2011

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        Une femme et son enfant dans les campagnes du Kyrgyzstan - paralysées par le froid hivernal (Photo: PNUD)

        La république kirghize, un pays pauvre et enclavé d'Asie centrale postsoviétique, a organisé des élections présidentielles le 30 octobre dernier. Il s'agissait du premier scrutin présidentiel d'Asie centrale dans lequel le président sortant a respecté à la lettre une constitution fondamentalement démocratique. Dans une région où les élites comme le reste de la société associent souvent la compétition électorale à l’instabilité et aux troubles, les élections au Kirghizstan, à l'instar de ce qui s'est passé lors du printemps arabe, montrent combien le fait de rendre des comptes à la société est essentiel à la bonne gouvernance. La transition démocratique au Kirghizstan ne s'est pas faite sans peine. Elle a commencé en avril 2010 par un soulèvement populaire qui a renversé le président Kurmanbek Bakiyev, accusé par une grande partie de la population d'avoir compromis les premiers efforts du Kirghizstan dans la construction de la démocratie. Près de 90 manifestants ont été tués et 1700 ont été blessés au cours des violences qui ont conduit à la fuite de Bakiyev. Ce soulèvement a été suivi en juin 2010 d'une flambée de violences ethniques au cours desquelles 400 000 Ouzbeks ont dû fuir leurs foyers et le commerce, le transport et l'infrastructure de logementLire

      • Le but ultime du développement : un meilleur avenir pour tous

        02 nov. 2011

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        Des investissements pour accéder à une énergie renouvelable, à de l'eau propre et à de meilleures installations sanitaires permettraient d'avancer en matière d'égalité, de durabilité et de développement humain. PHOTO: ©UNDP/ARANTXA CEDILLO

        Trouver les moyens de rendre les progrès en matière de développement humain véritablement durables pour les sept milliards d'habitants de notre planète, maintenant et pour les générations futures, représente le défi central du XXIème siècle. La communauté internationale doit découvrir des voies ouvrant à un développement permettant de maintenir l'équilibre de l'écosystème et de réduire les inégalités au sein des nations et entre elles. Cette année, le Rapport sur le développement humain pose la question de savoir si l'on peut s'attendre à ce que les tendances des quarante dernières années se poursuivent et si les améliorations vont être durables pour les personnes qui vivront sur cette planète pendant les quarante prochaines années. D'après le Rapport, quelque 1,7 milliard de personnes dans 109 pays vivent dans une pauvreté "multidimensionnelle" et l'intensification des dangers environnementaux menace de ralentir ou de renverser les progrès notables enregistrés ces dernières décennies. Dans le pire des cas, il est prévu que l'impact sera encore plus dramatique dans les pays dont l' Indice de développement humain (IDH) est bas, avec pour conséquence une aggravation des inégalités entre ces pays et ceux à IDH élevé.   Messages du Rapport à retenir 1. Les plus vulnérables souffrent d'un double fardeauLire