Notre perspective

      • La biodiversité et les écosystèmes sont essentiels pour le développement

        15 oct. 2012

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        Le PNUD travaille pour la biodiversité avec 146 pays. Depuis 2000, nous avons aidé à recueillir près de 5 milliards de dollars pour le financement des travaux sur la biodiversité

        La biodiversité désigne la variété de la vie sur Terre sous toutes ses formes. Protéger cette vie joue un rôle fondamental dans l’éradication de la pauvreté et contribue au développement humain, comme cela a été réaffirmé lors du sommet de la Terre Rio+20. De nombreuses populations dépendent de la biodiversité et des écosystèmes pour leur subsistance, que ce soit pour leurs besoins en nourriture, en eau, en énergie ou en santé, et pour faire face au changement climatique. Une étude sur l’Inde, dans le Rapport sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, montre que les services écosystémiques représentent jusqu’à 57 % du « PIB des pauvres ». La disparition d’espèces et d’écosystèmes entraîne la perte de services essentiels à notre survie. De récentes évaluations de la biodiversité à l’échelle de la planète ont pointé le déclin de certaines espèces, qui courent un risque accru d’extinction. Les habitats naturels, en proie à une dégradation et à une fragmentation croissantes, continuent d’être détruits. En 2011, la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) répertoriait 44 838 espèces, dont 16 928 (38 %) étaient menacées d’extinction. Pour enrayer cette évolution alarmante, le PNUD réclame des mesures d’urgence pourLire

      • Les catastrophes que nous qualifions de naturelles ne le sont absolument pas

        12 oct. 2012

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        Les inondations au Cambodge ont tué au moins 14 personnes ces derniers jours. Photo: OCHA/Andrew Pendleton

        Lorsque vous lirez ces lignes, plus de 4 000 familles au Cambodge où j’habitais auparavant, attendent de pouvoir regagner leurs maisons inondées par des crues soudaines des eaux. Ces inondations ont tué au moins 14 personnes ces derniers jours. La plupart de ces personnes déplacées sont des agriculteurs de subsistance. Ils seront nombreux à avoir perdu toutes leurs possessions, y compris leurs cultures et leurs magasins d’alimentation, et ces inondations risquent de les enfoncer de plus belle dans le cycle de la pauvreté. Mais ces 4 000 familles cambodgiennes ne sont pas les seules. Chaque jour, partout dans le monde, des catastrophes causées par des risques naturels, forcent des milliers de personnes à quitter leurs foyers, les privant de leurs moyens d’existence et les empêchant d’accéder à leurs écoles, hôpitaux et marchés. En 2011, l’année la plus coûteuse jamais enregistrée en termes de risques naturels, 106 millions de personnes furent touchées par des inondations, 60 millions par la sécheresse et près de 30 000 périrent. Les désastres mettent à rude épreuve les réalisations du développement obtenues au prix d’immenses efforts. Ils inversent les progrès effectués en matière de lutte contre la pauvreté, et produisent des souffrances terribles. Pourtant il n’est pasLire

      • Un avenir où loi et justice sont accessibles à tous

        05 oct. 2012

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        Roms à Osh, au Kirghizistan. Photo: PNUD Europe et Asie Centrale

        Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont été couronnés de succès à de nombreux égards. Clairs, quantifiables et d’application  universelle,  ils ont offert une perspective de développement pour 140 gouvernements au sud et un programme cohérent de coopération à  50 autres gouvernements au nord. Mais de nouveaux défis sont apparus. Pour que le développement soit efficace, inclusif et durable, il doit se baser sur des valeurs, des systèmes et des institutions de gouvernance. Pour formuler le programme  post-OMD il faudra   être ouvert, et refléter les demandes et les priorités des populations les plus touchées par la politique de développement, c’est à dire les plus pauvres et les groupes marginalisés. Récemment, Mme Aminata Touré, ministre de la Justice au Sénégal, a remarqué que même si les jeunes de son pays font preuve de patience face à  la lenteur du développement social et des infrastructures, ils ne supportent plus les injustices qui affligent leur société. Dans le Financial Times de la semaine dernière, George Soros et Sir Fazle Abed estiment que l’identité juridique et l’enregistrement des naissances sont des droits universels, essentiels pour profiter de nombreux objectifs du développement tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’emploi. Cet objectif contribueLire