Notre perspective

      • Les pays arabes attendent de vastes réformes de gouvernance

        03 janv. 2013

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        En Lybie, des étudiants participent à un atelier sur les droits de la personne à l’Université de Tripoli. Photo: UN/Iason Foounten

        Si le taux de chômage élevé et les inégalités sont à l’origine des soulèvements du Printemps arabe qui ont vu le jour en 2010, de vastes réformes de gouvernance sont nécessaires pour garantir une croissance durable et équitable dans la région. Il ne suffit pas de renverser les dictateurs : le peuple veut du pain, mais il a aussi faim de justice sociale et de liberté. Les experts du Centre régional du PNUD au Caire sont parvenus à cette conclusion au terme d’études exhaustives, qui ont abouti à la rédaction du Rapport sur les défis du développement arabe, consultable à ce jour dans plusieurs pays à travers le monde. Ayant passé presque trois décennies sur le terrain, j’ai la conviction que ce constat va dans le bon sens, et que la gouvernance et l’État de droit sont essentiels pour parvenir au développement durable et inclusif dont a tant besoin le monde arabe. Dans le cas de l’Égypte, il ne s’agissait pas uniquement d’un problème d’exclusion politique, mais aussi de la conjonction de facteurs politiques et économiques. Pour être efficaces, les réformes devront prendre en compte ces deux types d’exclusion. Le chômage reste un défi majeur, mais il est difficile d’estimer de manière fiableLire

      • Etat de droit : relever le défi pour l'après 2015

        24 déc. 2012

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        Femmes et jeunes filles à El Fasher, Darfour Nord, pour "16 jours d'activisme contre la violence sexiste". Photo ONU / Albert Gonzalez Farran

        L’État de droit est essentiel au développement. Qui ne se sent pas en sécurité et  craint de voir ses biens pillés ou saccagés n’investit pas dans l’avenir. À quoi bon acheter des semences si votre récolte va vous être volée? Pourquoi investir dans une entreprise dont les bénéfices seront dévorés par la corruption? Qui enverrait sa fille à l’école si elle risque de se faire violer en chemin? Les communautés qui ne réussissent pas à se réconcilier avec leur passé ne peuvent pas aller de l’avant. D’où l’importance de la justice transitionnelle, qui permet aux populations se relevant d’une crise de faire face aux séquelles laissées par la violence et d'en poursuivre les auteurs. Sans cela, aucun contrat social n’est réellement possible. Le monde a changé d’axe depuis que 189 États Membres sont tombés d’accord sur les OMD il y a plus de dix ans, en bannissant toute discussion sur des questions sensibles comme la gouvernance, l’accès à la justice ou les droits de l’homme. Depuis la fin de la guerre froide et maintenant que le Printemps arabe a relancé le débat sur les contrats sociaux qui doivent nécessairement sous-tendre toute communauté cohésive, nous nous apercevons que des organisations telles queLire

      • Budgétiser le changement climatique et les catastrophes

        13 déc. 2012

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        En ce moment, c’est la saison des phénomènes météorologiques extrêmes dans une grande partie du monde. Des cyclones meurtriers, des pluies aveuglantes provoquant inondations et coulées de boue sont en passe de devenir la norme, depuis les Philippines jusqu’à Haïti en passant par le Pakistan. La planète est désormais balayée à tous vents par des tempêtes et des inondations dont la fréquence et la férocité continuent d'augmenter, les coûts du relèvement s’avérant de plus en plus élevés. Comment les pays trouvent-ils aujourd’hui les fonds nécessaires à la construction de routes, de ponts, d'écoles et autres infrastructures vitales « résilientes face au climat » pour éviter de subir davantage de pertes à l’avenir ? On pourrait, bien entendu, augmenter les financements internationaux en vertu du principe de responsabilité commune mais différenciée. Cela signifie que les pays développés doivent jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique et ses effets néfastes en prenant la tête des initiatives dans ce domaine. En effet, ne sont-ils pas plus susceptibles que les pays en développement de disposer des capacités techniques et économiques requises pour s’attaquer au changement climatique ? Une autre partie de la solution réside dans la nécessité, pour les pays enLire