Notre perspective

      • Quelles perspectives pour le volontariat de demain ?

        21 oct. 2014

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        Photo: Zaven Khachikyan/ PNUD en Arménie

        Aujourd’hui, nous cherchons à œuvrer différemment pour le développement en nouant des partenariats hors de notre sphère d’influence habituelle ou en tirant parti d’actions et initiatives disponibles à l’échelle locale. Le volontariat répond à la même philosophie : ce n’est pas une extension de l’aide au développement ; il en fait naturellement partie. Avec qui créer des partenariats dans ce contexte ? La réponse apparaît évidente : les jeunes. Avec cinquante pour cent de la population mondiale âgée de moins de 30 ans,  il est impossible de mettre au point une intervention efficace en faveur des jeunes si l’on ne tient pas compte du point de vue de la jeunesse elle-même. On peut d’ores et déjà en observer les effets en Europe. Au Bélarus, des jeunes se portent volontaires pour organiser des visites gratuites des villes à des enfants aveugles; d’autres apportent des vêtements chauds pour l’hiver à des orphelins. Ces jeunes ne se considèrent pas comme des bénévoles, mais comme des citoyens ayant à cœur de développer la résilience de leurs communautés. Alors, comment tirer parti de cet élan pour faire face aux problèmes majeurs du développement tels que l’exclusion sociale et le chômage ? 1.     En fournissant des services sociaux aux  Lire

      • Le secteur privé peut contribuer à prévenir les maladies liées à la pauvreté

        21 oct. 2014

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        Des volontaires de santé portent des kits de prévention Ebola dans les rues de Monrovia, au Libéria. Photo: Morgana Wingard/PNUD

        L’épidémie d’Ebola entraîne un regain d’attention mondiale pour les problèmes de santé que rencontrent les pays pauvres. Toutefois, comme le souligne Bill Gates dans un entretien récent (anglais) , l’énergie considérable déployée pour lutter contre Ebola pourrait se traduire par une baisse d’attention pour d’autres maladies mortelles dans des régions touchées par la pauvreté. Dans notre rapport publié récemment, Barriers and Opportunities at the Base of the Pyramid, nous nous penchons non seulement sur  la relation existant entre pauvreté et mauvaise santé, mais aussi sur la mesure dans laquelle le mauvais état de santé de ceux qui sont tout en bas de la pyramide est en soi un obstacle à la réduction de la pauvreté. Le rapport explore les différents facteurs qui influent sur la prévention des maladies comme l’accessibilité, la disponibilité et le caractère abordable des services de santé pour ceux qui vivent dans la pauvreté. Nous mettons en avant les raisons pour lesquelles le secteur privé peut faire changer la situation et les moyens dont  il dispose pour améliorer le bien-être des populations, en particulier celles vivant dans la pauvreté. Si les actions philanthropiques des entreprises et leurs programmes de responsabilité sociale sont des exemples connus, le secteur privé  Lire

      • L’élimination de la pauvreté doit prendre en compte d’autres critères que le simple revenu

        17 oct. 2014

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        En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%. ©PNUD Pérou

        Le 17 octobre 2014 marquera le 21ème anniversaire de la première Journée internationale pour l’élimination de l’extrême pauvreté. Depuis lors, des progrès considérables ont été accomplis.  Selon la Banque mondiale, parmi les 115 pays à faible revenu, la part de la population vivant dans l’extrême pauvreté (revenu par habitant de 1,25 dollar par jour, ajusté à la parité du pouvoir d’achat) est passée de 43,4% en 1990 à 17% en 2011.  En d’autres termes, 912 millions de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté en deux décennies.  Ce recul s’est principalement concentré en Asie de l’Est et au Pacifique, où le taux d’extrême pauvreté est tombé de 57% à 7,9% au cours de la même période (ce qui représente une baisse de 750  millions de personnes), ainsi qu’en Asie du Sud-Est où ce taux est passé de 54,1% à 24,5% (soit une baisse de 221,5 millions de personnes).  En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%, ce qui signifie que 25,5 millions de latino-américains sont sortis de l’extrême pauvreté.  Depuis deux décennies, la pauvreté est définie selon des critères monétaires, sur la base d’un consensus à propos de la notion  Lire

      • La diplomatie « mains libres » face à Ebola

        17 oct. 2014

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        Un agent de sécurité vérifie la température à l’aide d’un thermomètre qui n’entre pas en contact avec la peau. Photo: PNUD

        Alors que le virus Ebola se propage tel un fléau de science-fiction à travers la planète, je me trouve en Afrique de l’Ouest, l’épicentre de la maladie. Ai-je peur de me retrouver dans des pays où les gens font face à l’apparition d’un cauchemar ? Non, et je vais vous expliquer pourquoi. Lorsque vous êtes membre d’une délégation de hauts responsables de l’ONU en mission pour soutenir la riposte à Ebola, vous êtes accueilli à l’aéroport de Conakry, la capitale de la Guinée, par des collègues qui vivent dans le pays. Vous séjournez dans des hôtels occupés par des travailleurs humanitaires internationaux, des fonctionnaires du gouvernement, du personnel guinéen et des dirigeants français. À l’entrée de l’hôtel se trouve un baril rempli d’eau javellisée qui sert de désinfectant et dans lequel vous vous lavez les mains. Un agent de sécurité vérifie votre température à l’aide d’un thermomètre qui n’entre pas en contact avec la peau. Si vous n’avez pas de fièvre, vous pouvez entrer. Chaque fois que vous pénétrez dans un bâtiment, le processus se répète. Vous êtes informé de l’évolution de la situation. Vous restez concentré sur votre objectif, qui est de faire en sorte d’améliorer l’action menée par le PNUD  Lire

      • La biodiversité au service du développement durable

        15 oct. 2014

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        Notre portefeuille sur la biodiversité et les écosystèmes est le plus important à travers le système des Nations Unies. ©Aude Rossignou / PNUD Burundi

        La biodiversité et les écosystèmes sont à la base de toute forme de vie sur terre. Pourtant, les niveaux de déforestation et de dégradation des zones humides, des prairies et des écosystèmes demeurent très alarmants. Les forêts et les écosystèmes assurent la bonne qualité de l’air et de l’eau potable. Les terres fertiles permettent d’avoir nourriture et médicaments. Les marais et les mangroves sont des remparts contre les catastrophes naturelles. Nous dépendons de la nature pour survivre et la nature est vitale pour le quotidien de millions de populations pauvres à travers le monde. Une réunion d’importance majeure se tient en ce moment en République de Corée pour faire le point sur l’avenir de la diversité des formes de vie sur terre. A l’occasion de la 12ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, des ministres et des représentants de plus de 190 pays étudient les meilleurs moyens de protéger l’environnement. Les discussions portent sur le développement durable dans le monde, en faisant l’inventaire des progrès réalisés en matière de conservation, de durabilité et de partage équitable des avantages que peut offrir la biodiversité. Les pays doivent renouveler leur engagement à l’égard des « Objectifs d’Aichi »  découlant de  Lire

      • Des jeux et applications pour construire la paix

        14 oct. 2014

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        Photo: Tom Pietrasik / PNUD Inde

        Quand j'étais au Libéria l'an dernier, mes collègues nationaux se moquaient de mon ancien Nokia, sans comparaison avec leurs propres téléphones dernier cri. Il est vrai qu’une mise à jour n’aurait pas été de trop, mais ce qui m’a surtout frappée, c’est la façon dont les téléphones intelligents sont désormais omniprésents, y compris dans les pays en développement. Bien sûr, des lacunes persistent, et la diffusion de cette technologie n’est pas entièrement équitable, mais ce sont tout de même 6,8 milliards de personnes qui utilisent désormais des téléphones mobiles de façon quotidienne. L’utilisation des mobiles dans les pays en développement augmente de 7,5 pour cent par an. Dans de nombreux pays et zones touchées par les conflits, téléphones, tablettes et ordinateurs offrent aux communautés la possibilité d'interagir et d'engager le dialogue les unes avec les autres, et de combler, en particulier, les écarts entre les jeunes. Lorsque j’étais jeune, les jeux vidéo consistaient à tuer des extraterrestres, tirer sur des méchants et sauter par-dessus des barils pour sauver une jeune fille des griffes d’un gorille en colère. Aujourd'hui, le champ d'application s'élargit, jusqu'à promouvoir la paix et le développement. Comme s’interrogeait mon amie Helena dans un blogue récent, « est-il vraiment déraisonnable  Lire

      • La préparation aux désastres doit tenir compte de tous les citoyens, y compris des personnes âgées

        13 oct. 2014

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        ©PNUD Ukraine

        A chaque fois qu’une catastrophe naturelle se produit, qu’il s’agisse du typhon Haiyan aux Philippines ou de l’ouragan Sandy ici à New York, nous mettons l’accent sur la nécessité d’investir davantage dans la préparation aux catastrophes naturelles. Les systèmes d’alerte précoce, les plans d’urgence, les itinéraires d’évacuation et la formation des équipes de secours d’urgence sont des mesures qui peuvent, et doivent, être prise en amont des catastrophes afin de sauver des vies humaines.  Nous devons toutefois nous souvenir qu’il n’existe pas d’approche unique. Toutes les mesures que nous prenons, des alertes précoces à la fourniture d’abris, doivent être adaptées aux besoins et capacités des membres de la communauté. Les personnes âgées sont particulièrement touchées par les catastrophes, étant donné qu’elles disposent souvent de moyens limités et ont un accès moins large aux systèmes disponibles. Leurs problèmes de vue et d’audition peuvent notamment réduire leur accès aux alertes d’urgence ; leurs problèmes chroniques de santé et leurs besoins spéciaux peuvent retarder ou prévenir leur fuite ou évacuation ; et l’absence de moyens de transport peut les empêcher de stocker des vivres, de l’eau et des fournitures. Les personnes âgées, qui ne comprennent pas ou ignorent la gravité de la crise, peuvent  Lire

      • Réaliser les droits des peuples autochtones

        10 oct. 2014

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        Photo: Gaëlle Bruneau / PNUD

        Les peuples autochtones, qui représentent plus de 5000 groupes distincts dans quelque 90 pays, constituent plus de 5 pour cent de la population mondiale, soit environ 370 millions de personnes. Ils comptent pourtant parmi les plus défavorisés et les plus vulnérables. Lors de la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones tenue récemment à New York, États membres et représentants des peuples autochtones ont partagé points de vue et meilleures pratiques en matière de réalisation des droits des peuples autochtones, y compris la poursuite des objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Suite aux résultats de la Conférence, le système des Nations Unies se trouve face à une opportunité exceptionnelle de travailler « unis dans l'action » à réaliser les droits des peuples autochtones. Seule une approche cohérente, une vision et un plan d'action communs nous permettront d’exploiter nos ressources de façon optimale afin d’établir des objectifs, échéances, indicateurs et mécanismes de reddition de comptes, qui soient clairs. Favoriser le dialogue et promouvoir des processus inclusifs de planification du développement continue d'être une priorité pour le PNUD. Nous nous appuyons sur des exemples positifs, comme au Nicaragua, où nous avons aidé à mettre sur pied un forum  Lire

      • La transparence, ou la voie de l’ouverture

        08 oct. 2014

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        Le portail open.undp.org publie des données sur plus de 6 000 de ses projets de développement dans 177 pays et territoires

        Gouvernements et institutions publiques telles que les Nations Unies se voient confier d'énormes sommes d’argent provenant des fonds publics. Il est de notre devoir de travailler de manière transparente, afin d’apporter la preuve que nous faisons bien ce que nous sommes censés faire. Le fait de travailler de manière ouverte va bien au-delà de la lutte contre la corruption, c’est la base même d’organisations réactives et engagées. De plus, une véritable transparence permet au public d'influer sur notre travail et de profiter de la « sagesse populaire ». La transparence améliore l'efficacité, renforce la confiance et stimule l'innovation. L'Initiative internationale pour la transparence de l'aide crée davantage d’ouverture quant aux 200 milliards de dollars que représente le secteur du développement international. Elle apporte aux pays pauvres les informations dont ils ont besoin pour mieux gérer l'aide extérieure, et permet aux gouvernements donateurs et à leurs contribuables de mieux comprendre comment leur argent est utilisé. Lancé avec l’aide du PNUD, cet effort de libre accès aux données est doté de normes mondiales s’appliquant à plusieurs milliards en fonds publics. Nous soutenons cet effort avec nos pays partenaires et d'autres agences des Nations Unies, mais nous exigeons également de nous-mêmes ce que nous  Lire

      • Les pays riches appuient-ils suffisamment le développement ?

        07 oct. 2014

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        Mineurs en République démocratique du Congo. Le secteur minier est caractérisé par des conditions de travail extrêmement dures, peu de respect pour la sécurité, la santé et l'environnement. Photo: Benoit Alméras-Martino / PNUD RDC

        Nous savons tous que de nombreux facteurs influent sur les progrès d’un pays en matière de réduction de la pauvreté et de développement. Politiques et institutions nationales sont probablement les plus importants, mais également les politiques et actions menées par d’autres pays – notamment les pays riches et puissants. C’est dans cette optique que l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) 8 a été élaboré. Il évalue les efforts déployés par la communauté internationale pour accroître l’aide au développement, annuler la dette des pays les plus pauvres, rendre le commerce international plus équitable et assurer un accès à des médicaments abordables. Ces mesures sont tout aussi importantes que celles que les gouvernements des pays en développement peuvent prendre au niveau national pour « améliorer leur situation ». Chaque année, l’ONU surveille les progrès réalisés par les pays riches à cet égard, et a récemment publié son dernier rapport de synthèse. Le  PNUD s’associe à cet effort de suivi annuel. Alors, quel est le verdict ? Les pays riches tiennent-ils leurs engagements en matière d’OMD ? En matière d’aide publique au développement (APD), le rapport indique que, malgré une augmentation l’année dernière, il manquait encore 180 milliards de dollars. L’APD est par ailleurs largement  Lire