Notre perspective

      • L’élimination de la pauvreté doit prendre en compte d’autres critères que le simple revenu

        17 oct. 2014

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        En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%. ©PNUD Pérou

        Le 17 octobre 2014 marquera le 21ème anniversaire de la première Journée internationale pour l’élimination de l’extrême pauvreté. Depuis lors, des progrès considérables ont été accomplis.  Selon la Banque mondiale, parmi les 115 pays à faible revenu, la part de la population vivant dans l’extrême pauvreté (revenu par habitant de 1,25 dollar par jour, ajusté à la parité du pouvoir d’achat) est passée de 43,4% en 1990 à 17% en 2011.  En d’autres termes, 912 millions de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté en deux décennies.  Ce recul s’est principalement concentré en Asie de l’Est et au Pacifique, où le taux d’extrême pauvreté est tombé de 57% à 7,9% au cours de la même période (ce qui représente une baisse de 750  millions de personnes), ainsi qu’en Asie du Sud-Est où ce taux est passé de 54,1% à 24,5% (soit une baisse de 221,5 millions de personnes).  En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%, ce qui signifie que 25,5 millions de latino-américains sont sortis de l’extrême pauvreté.  Depuis deux décennies, la pauvreté est définie selon des critères monétaires, sur la base d’un consensus à propos de la notion  Lire

      • La biodiversité au service du développement durable

        15 oct. 2014

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        Notre portefeuille sur la biodiversité et les écosystèmes est le plus important à travers le système des Nations Unies. ©Aude Rossignou / PNUD Burundi

        La biodiversité et les écosystèmes sont à la base de toute forme de vie sur terre. Pourtant, les niveaux de déforestation et de dégradation des zones humides, des prairies et des écosystèmes demeurent très alarmants. Les forêts et les écosystèmes assurent la bonne qualité de l’air et de l’eau potable. Les terres fertiles permettent d’avoir nourriture et médicaments. Les marais et les mangroves sont des remparts contre les catastrophes naturelles. Nous dépendons de la nature pour survivre et la nature est vitale pour le quotidien de millions de populations pauvres à travers le monde. Une réunion d’importance majeure se tient en ce moment en République de Corée pour faire le point sur l’avenir de la diversité des formes de vie sur terre. A l’occasion de la 12ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, des ministres et des représentants de plus de 190 pays étudient les meilleurs moyens de protéger l’environnement. Les discussions portent sur le développement durable dans le monde, en faisant l’inventaire des progrès réalisés en matière de conservation, de durabilité et de partage équitable des avantages que peut offrir la biodiversité. Les pays doivent renouveler leur engagement à l’égard des « Objectifs d’Aichi »  découlant de  Lire

      • Des jeux et applications pour construire la paix

        14 oct. 2014

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        Photo: Tom Pietrasik / PNUD Inde

        Quand j'étais au Libéria l'an dernier, mes collègues nationaux se moquaient de mon ancien Nokia, sans comparaison avec leurs propres téléphones dernier cri. Il est vrai qu’une mise à jour n’aurait pas été de trop, mais ce qui m’a surtout frappée, c’est la façon dont les téléphones intelligents sont désormais omniprésents, y compris dans les pays en développement. Bien sûr, des lacunes persistent, et la diffusion de cette technologie n’est pas entièrement équitable, mais ce sont tout de même 6,8 milliards de personnes qui utilisent désormais des téléphones mobiles de façon quotidienne. L’utilisation des mobiles dans les pays en développement augmente de 7,5 pour cent par an. Dans de nombreux pays et zones touchées par les conflits, téléphones, tablettes et ordinateurs offrent aux communautés la possibilité d'interagir et d'engager le dialogue les unes avec les autres, et de combler, en particulier, les écarts entre les jeunes. Lorsque j’étais jeune, les jeux vidéo consistaient à tuer des extraterrestres, tirer sur des méchants et sauter par-dessus des barils pour sauver une jeune fille des griffes d’un gorille en colère. Aujourd'hui, le champ d'application s'élargit, jusqu'à promouvoir la paix et le développement. Comme s’interrogeait mon amie Helena dans un blogue récent, « est-il vraiment déraisonnable  Lire

      • La préparation aux désastres doit tenir compte de tous les citoyens, y compris des personnes âgées

        13 oct. 2014

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        ©PNUD Ukraine

        A chaque fois qu’une catastrophe naturelle se produit, qu’il s’agisse du typhon Haiyan aux Philippines ou de l’ouragan Sandy ici à New York, nous mettons l’accent sur la nécessité d’investir davantage dans la préparation aux catastrophes naturelles. Les systèmes d’alerte précoce, les plans d’urgence, les itinéraires d’évacuation et la formation des équipes de secours d’urgence sont des mesures qui peuvent, et doivent, être prise en amont des catastrophes afin de sauver des vies humaines.  Nous devons toutefois nous souvenir qu’il n’existe pas d’approche unique. Toutes les mesures que nous prenons, des alertes précoces à la fourniture d’abris, doivent être adaptées aux besoins et capacités des membres de la communauté. Les personnes âgées sont particulièrement touchées par les catastrophes, étant donné qu’elles disposent souvent de moyens limités et ont un accès moins large aux systèmes disponibles. Leurs problèmes de vue et d’audition peuvent notamment réduire leur accès aux alertes d’urgence ; leurs problèmes chroniques de santé et leurs besoins spéciaux peuvent retarder ou prévenir leur fuite ou évacuation ; et l’absence de moyens de transport peut les empêcher de stocker des vivres, de l’eau et des fournitures. Les personnes âgées, qui ne comprennent pas ou ignorent la gravité de la crise, peuvent  Lire

      • Réaliser les droits des peuples autochtones

        10 oct. 2014

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        Photo: Gaëlle Bruneau / PNUD

        Les peuples autochtones, qui représentent plus de 5000 groupes distincts dans quelque 90 pays, constituent plus de 5 pour cent de la population mondiale, soit environ 370 millions de personnes. Ils comptent pourtant parmi les plus défavorisés et les plus vulnérables. Lors de la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones tenue récemment à New York, États membres et représentants des peuples autochtones ont partagé points de vue et meilleures pratiques en matière de réalisation des droits des peuples autochtones, y compris la poursuite des objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Suite aux résultats de la Conférence, le système des Nations Unies se trouve face à une opportunité exceptionnelle de travailler « unis dans l'action » à réaliser les droits des peuples autochtones. Seule une approche cohérente, une vision et un plan d'action communs nous permettront d’exploiter nos ressources de façon optimale afin d’établir des objectifs, échéances, indicateurs et mécanismes de reddition de comptes, qui soient clairs. Favoriser le dialogue et promouvoir des processus inclusifs de planification du développement continue d'être une priorité pour le PNUD. Nous nous appuyons sur des exemples positifs, comme au Nicaragua, où nous avons aidé à mettre sur pied un forum  Lire

      • La transparence, ou la voie de l’ouverture

        08 oct. 2014

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        Le portail open.undp.org publie des données sur plus de 6 000 de ses projets de développement dans 177 pays et territoires

        Gouvernements et institutions publiques telles que les Nations Unies se voient confier d'énormes sommes d’argent provenant des fonds publics. Il est de notre devoir de travailler de manière transparente, afin d’apporter la preuve que nous faisons bien ce que nous sommes censés faire. Le fait de travailler de manière ouverte va bien au-delà de la lutte contre la corruption, c’est la base même d’organisations réactives et engagées. De plus, une véritable transparence permet au public d'influer sur notre travail et de profiter de la « sagesse populaire ». La transparence améliore l'efficacité, renforce la confiance et stimule l'innovation. L'Initiative internationale pour la transparence de l'aide crée davantage d’ouverture quant aux 200 milliards de dollars que représente le secteur du développement international. Elle apporte aux pays pauvres les informations dont ils ont besoin pour mieux gérer l'aide extérieure, et permet aux gouvernements donateurs et à leurs contribuables de mieux comprendre comment leur argent est utilisé. Lancé avec l’aide du PNUD, cet effort de libre accès aux données est doté de normes mondiales s’appliquant à plusieurs milliards en fonds publics. Nous soutenons cet effort avec nos pays partenaires et d'autres agences des Nations Unies, mais nous exigeons également de nous-mêmes ce que nous  Lire

      • Les pays riches appuient-ils suffisamment le développement ?

        07 oct. 2014

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        Mineurs en République démocratique du Congo. Le secteur minier est caractérisé par des conditions de travail extrêmement dures, peu de respect pour la sécurité, la santé et l'environnement. Photo: Benoit Alméras-Martino / PNUD RDC

        Nous savons tous que de nombreux facteurs influent sur les progrès d’un pays en matière de réduction de la pauvreté et de développement. Politiques et institutions nationales sont probablement les plus importants, mais également les politiques et actions menées par d’autres pays – notamment les pays riches et puissants. C’est dans cette optique que l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) 8 a été élaboré. Il évalue les efforts déployés par la communauté internationale pour accroître l’aide au développement, annuler la dette des pays les plus pauvres, rendre le commerce international plus équitable et assurer un accès à des médicaments abordables. Ces mesures sont tout aussi importantes que celles que les gouvernements des pays en développement peuvent prendre au niveau national pour « améliorer leur situation ». Chaque année, l’ONU surveille les progrès réalisés par les pays riches à cet égard, et a récemment publié son dernier rapport de synthèse. Le  PNUD s’associe à cet effort de suivi annuel. Alors, quel est le verdict ? Les pays riches tiennent-ils leurs engagements en matière d’OMD ? En matière d’aide publique au développement (APD), le rapport indique que, malgré une augmentation l’année dernière, il manquait encore 180 milliards de dollars. L’APD est par ailleurs largement  Lire

      • Etat de droit : la clé du ‘cercle vertueux’

        07 oct. 2014

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        Académie de police en Somalie, au cours d'une formation sur l'investigation criminelle. Photo: ONUSOM

        L’état de droit est-il important pour le développement ?  Quel rôle devrait-il jouer dans le programme pour l’après-2015 ?  Cette question est importante, et au PNUD, nous plaidons constamment en faveur d’un meilleur accès à la justice. Mais comment faire pour accorder la priorité à ces questions quand les buts des objectifs de développement durable se font concurrence ? Et comment faire pour que les gouvernements y consacrent à la fois budget et volonté politique ? Il faut d’abord prouver qu’il ne peut y avoir de développement humain sans. Il nous reste encore beaucoup à faire pour convaincre. Il est souvent avancé que les pays ne peuvent pas attirer les investissements étrangers dont ils ont besoin pour leur croissance s’il n’y a pas d’état de droit solide ni de garantie des droits de propriété. Mais les données empiriques qui pourraient confirmer ce raisonnement sont plutôt minces. Il semble que l’essor économique des tigres asiatiques ait commencé bien avant l’établissement de l’état de droit dans ces pays, la Chine et le Vietnam étant les exemples les plus récents. De plus, ce raisonnement ne permet pas de comprendre que c’est l’état de droit qui améliorera la situation des plus pauvres et des plus vulnérables, ceux  Lire

      • Le noble dessein de la traduction

        30 sept. 2014

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        Au Kosovo, une loi protège les droit des minorités à recevoir des services publics dans chacunes des langues officielles du pays. Photo: PNUD au Kosovo

        Le 30 septembre, le monde entier rend hommage aux traducteurs à l’occasion de la Saint Jérôme, un prêtre chrétien du IIIe siècle, saint patron des traducteurs, dont on dit qu’il a traduit la Bible en latin et fait éclore une intense activité intellectuelle. Cette journée, dont le thème est Les droits linguistiques, dimension essentielle des droits humains, offre une bonne occasion de méditer sur l’importance du multilinguisme en même temps que sur cette activité professionnelle. Comme il s’agit d’un travail spécialisé qui se déroule en coulisse, les traducteurs, interprètes et terminologues restent souvent dans l’ombre et leurs mérites sont trop peu reconnus. Pourtant, leur présence est essentielle pour les grandes organisations internationales, car elle rend possible la circulation des idées. Pierre de touche de la transparence, le multilinguisme a pour objectif principal de fournir la même information à tous, afin que chacun puisse prendre des décisions en connaissance de cause et se faire comprendre dans sa langue maternelle. Au PNUD, nous mettons à disposition des connaissances approfondies sur le développement durable, la réduction de la pauvreté et la prévention des crises. Celles-ci resteraient inaccessibles au grand public si nous ne disposions pas de traductions fiables dans nos langues de travail officielles  Lire

      • Le développement durable «fait maison»

        25 sept. 2014

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        Des femmes participent à une formation en gestion d'entreprises appuyée par le PNUD au Bangladesh. Photo: PNUD Bangladesh

        Maintenant qu’une proposition reprenant les Objectifs de développement durable (ODD) a été soumise à tous les membres de l’Assemblée générale pour leur considération, beaucoup d’entre nous se posent la question suivante : et après ? Une fois que des ODD mondiaux auront été adoptés dans le courant de l’année prochaine, que pouvons-nous faire pour aider les États, les citoyens et le secteur privé afin que ces objectifs deviennent non plus une simple aspiration mais une réalité ? Dans le cadre de notre appui à l’innovation en faveur du développement, nous explorons de nouvelles approches : Micro-histoires et recherche qualitative pour en savoir plus sur des sujets complexes Les consultations  pour « Le monde que nous voulons » ont permis de dialoguer avec des gens qui d’habitude, ne participent pas aux débats sur les orientations politiques. C’est ainsi, par exemple, que des handicapés du Belarus ou des jeunes à risque au Kirghizistan ont pu faire part de leur expérience en racontant de courtes histoires. Ces données ont servi à plaider en faveur de politiques mieux adaptées à leurs besoins. Plateformes pour encourager la participation civique et l’entrepreneuriat chez les jeunes En Albanie, un portail en ligne aide les jeunes entrepreneurs à passer de la présentation de leur produit  Lire