Notre perspective

      • Journée Discrimination Zéro : un appel à la liberté, l’égalité et l’inclusion

        27 févr. 2015

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        Des participants aux dialogue « Être LBGTI en Asie » montrent leur soutien à la campagne #ZéroDiscrimination.

        L’intolérance est souvent la conséquence de législations, politiques et pratiques qui ne se fondent pas sur les droits de l'homme mais sur des jugements moraux, la peur et la désinformation. Elles excluent ou pénalisent les plus vulnérables, les personnes vivant avec  le VIH, les travailleurs du sexe, les personnes qui prennent de la drogue, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les transgenres. Dans un certain nombre de pays, la législation discrimine les transgenres à cause de leur identité sexuelle. Sans reconnaissance légale et sans accès à la justice, les transgenres ne peuvent obtenir des documents officiels où leur nom et leur sexe reflètent leur identité sexuelle. Sans carte d’identité correcte, ils ne peuvent accéder aux services les plus élémentaires, comme le traitement, la prise en charge et les soins en matière de VIH. Cela les expose à davantage de violence. Entre janvier 2008 et décembre 2012, on a recensé 1123 assassinats de transgenres dans 57 pays à travers le monde. Des progrès ont été faits grâce au suivi du travail de la Commission mondiale sur le VIH et la loi, dirigée par le PNUD dans 84 pays : - L’Argentine a ratifié une loi qui permet aux transgenres  Lire

      • La gouvernance des risques, indispensable au relèvement

        20 févr. 2015

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        En Novembre 2012, de fortes pluies ont laissé des centaines de personnes sans-abris, causant 15 décés et inondant les rues, les champs et les habitations dans la ville de Cap-Haïtien, au nord d'Haïti. ©LOGAN ABASSI/MINUSTAH

        En 2007, lorsque j’ai entamé ma carrière au PNUD en Equateur, je pensais connaître tous les rouages du relèvement après les catastrophes. En tant qu’ingénieur civil, je possédais une formation technique et avais acquis l’expérience nécessaire dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes en tant que chercheur et professeur de génie sismique.  Lorsque j’ai commencé à travailler pour le PNUD, j’ai été confrontée à un défi gigantesque. Entre janvier et avril 2008, des pluies torrentielles se sont abattues sur toute la côte équatorienne. Certains centres urbains ont connus des éboulements qui ont fermé les voies d’accès et isolé de nombreuses communautés. Deux pour cent de la population équatorienne a été affectée et les dégâts se sont élévés à près de 2,5 % du PIB.  J’ai alors dû suivre une formation accélérée sur les difficultés du relèvement après les catastrophes. Avant même de sortir des pelles ou poser des briques, nous devions mettre en œuvre un plan extrêmement complexe et détaillé visant à organiser et acheminer les fonds, créer des organismes spéciaux chargés de la mise en œuvre ; confier l’organisations des activités à l’échelle locale aux ministères et aux organismes de développement compétents.  Si tout cela peut sembler bureaucratique  Lire

      • Des partenariats public/privé innovants pour l'après 2015

        13 févr. 2015

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        LE KAZAKHSTAN Produit 343 000 TONNES de déchets élctroniques par an. Le pays a fait d'importants progrès grâce à un partenariat public/privé.

        Dans un monde où les connexions entre pays sont plus nombreuses et plus rapides que jamais, des catastrophes qui n’avaient jadis qu’un impact local ont à présent des ramifications internationales. Ainsi, les conséquences du tsunami au Japon et de l’accident nucléaire de Fukushima ont, certes, eu un effet dévastateur à l'échelle locale, mais elles ont aussi eu un impact sur des communautés et des économies à des milliers de kilomètres de là. Dans un monde interconnecté, où c’est l’ensemble de la société qui est touchée, une approche globale est nécessaire. Même s’il pose problème, ce monde de plus en plus connecté offre aussi des opportunités sans précédent pour la réduction des risques. Des nations qui jadis étaient extrêmement désavantagées en termes de compétences et de connaissances ont à présent des ressources internationales à leur disposition. Et il est possible de faire appel à l’expertise du secteur privé, qui opère dans un environnement encore plus connecté que les États. C’est pourquoi, alors que nous entamons une période de transition vers l’après 2015, nous nous sommes fixés pour objectif d’apprendre à tirer parti de telles possibilités et à miser sur des partenariats innovants qui exploitent des atouts spécifiques et comblent des lacunes manifestes.  Lire

      • Portraits de fonctionnaires : Iman Al Husseini

        09 févr. 2015

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        Iman Al Husseini (à gauche) et l'Administrateur du PNUD durant une visite en février 2014 à Gaza. Photo: PNUD/PAPP

        Iman Al Husseini est ingénieure civile. Elle dirige l'équipe en charge des infrastructures au Bureau du PNUD à Gaza. 1.    Qui êtes-vous ? J’ai été élevée au Koweït avec mes deux frères. Quand j’étais jeune, mon père me répétait toujours : « Comme tu es née entre tes deux frères, tu es la meilleure, car on place toujours la plus belle perle au milieu du collier. » Ma famille m’a été d’un grand soutien et m’a beaucoup encouragée dans ma carrière. Il est dans ma nature de me lancer des défis. 2.    En quoi consiste votre travail ? Je suis spécialiste des programmes au bureau du PNUD à Gaza. Je dirige l’équipe Infrastructure, qui met en œuvre une série de projets dans des secteurs comme le logement, l’eau, les égouts, la création d’emplois, l’énergie, la santé et l’éducation. 3.    Que faisiez-vous avant ? J’ai commencé ma carrière comme ingénieur de chantier adjoint dans un grand bureau d’experts-conseil au Koweït. En tant que femme, je n’avais pas l’habitude d’escalader des murs ou des arbres et de marcher sur des poutres en bois sur les chantiers. J’étais une pionnière, une des cinq premières femmes ingénieurs à travailler pour la compagnie.  Lire

      • Au delà du jargon, la réduction des risques de catastrophe

        09 févr. 2015

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        SUSHMA KANDI et sa fille vivent maintenant dans une nouvelle maison, plus solide, construite après le passage d'un super-cyclone dans l'état d'odisha, en Inde en 1999. PHOTO : RUHANI KAUR/PNUD

        Il n’est jamais simple d’expliquer en quoi consiste la réduction des risques de catastrophe (RRC). Comme dans d’autres domaines du développement, le jargon utilisé, comme « gouvernance des risques », « relèvement résilient » ou « gestion communautaire globale des risques de catastrophe » (mon préféré), embrouille quiconque ne travaille pas pour l’ONU. Pour compliquer le tout, un grand nombre de nos activités sont liées à la gouvernance et se déroulent en coulisse. Les agences humanitaires peuvent balancer des sacs de vivres du haut d’un hélicoptère et prendre des photos, mais nous ? Photographier le nouveau plan municipal de gestion des catastrophes ? Mais même s’il n’est pas facile de communiquer sur ce type d’activités, ce n’est pas impossible. À nous d’aller plus loin et de montrer comment ce plan municipal aide la population locale. C’est ce à quoi je songeais lorsque je me suis rendu au Sud de l’Inde pour tourner des vidéos pour la Conférence mondiale sur la RRC. Dans les États d’Odisha et d’Andra Pradesh, très exposés aux catastrophes naturelles, je n’arrêtais pas de me demander comment présenter le travail accompli de façon compréhensible et accessible. Je me suis rendu compte que j’étais un peu comme un traducteur : mon boulot, c’était de montrer qu’au-delà du  Lire

      • Développement humain : repenser le travail plutôt que l'emploi

        03 févr. 2015

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        Vendeur de rue au Libéria. Photo: PNUD au Libéria

        Dans une perspective de développement humain, l’emploi est un concept limité dans lequel une série de tâches ou activités sont effectuées dans un délai prédéterminé. L'emploi ne tient pas compte du travail créatif (par exemple, les activités d’un écrivain ou d’un peintre), qui va au-delà des tâches prédéfinies; il n’inclut pas le travail de soins non-payé; il ne comprend pas le bénévolat. Le travail, par contre, peut libérer le potentiel humain, la créativité, l’innovation et l’imagination. Il permet aux gens de gagner leur vie, leur donne une raison de participer à la société, les sécurise et leur donne de la dignité. Le travail est donc un concept plus vaste, qui inclut ces dimensions critiques au développement humain. Mais il n’y a pas de lien automatique entre travail et développement humain. Un travail d’exploitation, particulièrement l’exploitation des femmes et des enfants, prive les gens de leur dû, leurs droits et leur dignité. Dans le même ordre d’idées, le travail sans mesures de sécurité suffisantes et sans protection sociale n’est pas propice au développement humain. D'autre part, ce que signifiait la notion de travail il y a trois décennies n’est plus valable aujourd’hui. Certains changements peuvent contribuer de façon positive au développement humain,  Lire

      • 2015 se présente bien !

        26 janv. 2015

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        2015 est une année emblématique, une année d’opportunités. Sera-t-elle, comme l’an 2000, annus mirabilis (année des miracles) ? Le PNUD entend y contribuer : notre Plan stratégique (2014-2017) a été conçu afin de préparer l’avenir du développement post-2015 et d’ouvrir la voie à la définition finale des Objectifs du développement durable (ODD). En 2015, on célébrera l’année européenne du développement, le 70e anniversaire de l’ONU et le 20e anniversaire de la conférence de Beijing (dont le but est de faire progresser les droits de la femme). En 2015, le Sommet de l’Union africaine se penchera sur la crise Ebola et ses conséquences sur les communautés. Par ailleurs, la présidence turque du G20 s’est fixé comme priorités l’inclusion, l’action et l’investissement pour la croissance. Nous nous rendrons à Sendai pour la 3e Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe, et à Addis pour la 3e Conférence sur le financement en faveur du développement. Ces deux manifestations complémentaires précèderont l’Assemblée générale des Nations Unies sur l‘agenda post-2015 et la COP 21 à Paris. Nous sommes prêt à relever le défi. Voici nos 5 messages pour 2015 : 1) Nous appuyerons une mise en œuvre rapide des ODD, de l’élaboration des politiques à leur  Lire

      • L’innovation : facteur de développement et d’intégration

        20 janv. 2015

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        Séance de ludification avec des jeunes dans le laboratoire du PNUD en Egypte. Photo: PNUD/Egypte

        Il y a quelques années, le PNUD en Égypte a lancé l’initiative « I4D » (Innovation pour le développement) pour formuler des nouvelles solutions au développement. Aujourd’hui, ces solutions sont prises en compte dans la mise en œuvre de notre Plan stratégique. Nous sommes conscients que nos efforts d’innovation doivent contribuer à l’obtention de résultats. Il ne s’agit pas d’innover pour le plaisir d’innover, mais d'appliquer de nouvelles approches ou conceptions du développement, pour obtenir des résultats durables.  Nous mettons les personnes au cœur même de nos activités, en y associant citoyens, décideurs et entrepreneurs. Nous pouvons, au moyen de la co-création, de l’externalisation ouverte, du conte, de la ludification, des données ouvertes et d’autres outils non traditionnels, aider nos partenaires nationaux à aborder leurs défis de développement de manière plus efficace. En 2013, nous avons adopté une démarche « par portefeuilles » qui évite les cloisonnements et offre des possibilités plus nombreuses de programmes conjoints. C’est ainsi qu’avec FabLab, nous avons développé des prototypes d’espaces et de services publics accessibles aux personnes handicapées. Notre partenaire, le Conseil national du handicap, a manifesté un grand intérêt pour certains de ces outils qu’il envisage d’adopter. Notre participation à SHIFT, l’initiative globale du PNUD lors de la semaine  Lire

      • Entretien avec Lionel Laurens

        19 janv. 2015

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        Lionel à Freetwon, en Sierra Leone.

        Lionel Laurens est un professionnel du développement de nationalité française, qui travaille pour le PNUD depuis 10 ans. Il est motivé par un désir de contribuer à un monde plus égalitaire en aidant les populations à agir pour le développement de leur propre environnement. 1. En quoi consiste votre travail ?  Je suis actuellement  Coordinateur de la réponse immédiate à la maladie à virus Ebola pour le PNUD en Sierra Leone. Mon travail consiste à innover et à établir de nouvelles priorités pour nos activités en vue de répondre à la crise, en sensibilisant les groupes les plus marginalisés et les plus vulnérables de la société et en créant des partenariats avec ces groupes pour les sensibiliser à Ebola et faire en sorte qu’ils adoptent des comportements sans risque.  2. Où étiez-vous auparavant ?  J’ai commencé à travailler pour le PNUD au Laos avec le Programme de développement rural national. J’ai ensuite travaillé en Afghanistan, où je gérais le programme national de développement axé sur les régions, puis en Irak, où j’ai d’abord géré le programme local de développement axé sur les régions, puis un sous-groupe de programmes portant sur la réduction de la pauvreté et les Objectifs du Millénaire pour le développement, l’accès  Lire

      • S’adapter et réagir positivement pour une réponse efficace aux crises

        13 janv. 2015

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        La Sierra Leone a commencé à utiliser un nouvel équipement écologique pour la stérilisation du matériel contaminé et des déchets infectés au cours du traitement des malades d'Ebola. Photo: Lesley Wright/PNUD

        Quand je suis arrivé en Sierra Leone en juillet 2014, dans le cadre d'une mission temporaire, l'épidémie d'Ebola avait atteint des proportions inégalées. L’action du PNUD n’était plus considérée comme prioritaire, l'organisation étant jugée peu outillée pour faire face à une crise humanitaire. Pourtant nous disposons de ressources programmables, de relations solides avec le gouvernement et les autres parties prenantes mais aussi et surtout, d'un personnel désireux de contribuer à la lutte contre Ebola. Mon travail, en tant que Coordonnateur de la Réponse immédiate, consiste en grande partie à concevoir et à mettre en œuvre des programmes innovants, expérience qui s'est avérée utile pendant la crise Ebola. J'ai aidé notre bureau de pays à redéfinir les activités prioritaires, en associant partenaires et groupes marginalisés à ce travail, pour identifier les interventions les plus utiles et les plus urgentes. Ensemble, nous avons élaboré un plan d’action sur la base des activités en cours tout en prenant en compte les besoins essentiels des populations en termes de prévention. C'est ainsi que nous avons pu : 1. collaborer avec des ONG locales et le gouvernement pour former 300 volontaires issus des communautés isolées et organiser des campagnes d'information et de sensibilisation, touchant 500.000 personnes dans les bidonvilles  Lire