Notre perspective

      • Une réalité qui dépasse la fiction : un monde sans électricité | Bahareh Seyedi

        21 mai 2014

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        L'accès universel à des services énergétiques modernes est réalisable d'ici 2030. Il n'y a pas de barrières techniques fondamentales, et il existe des solutions éprouvées et innovantes.

        Cette semaine, le dernier épisode de Revolution, une série américaine de science-fiction, passera à la télévision. L’histoire se déroule 15 ans après qu’un cataclysme ait plongé la planète dans l’obscurité. Plutôt insolite comme entrée matière pour un blog du PNUD. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Loin d’Hollywood et du monde décrit dans cette série, 2, 6 milliards de personnes vivent sans outils de cuisson modernes et 1,3 milliard sans électricité. Notre alimentation, notre éducation, notre santé ou notre environnement, c’est notre vie quotidienne qui dépend de l’accès à l’énergie. En Afrique subsaharienne, près de 80 % de la population utilise encore du bois de chauffe, du charbon ou se sert de déchets animaux et d’autres carburants polluants. Rien qu’en 2012, la pollution atmosphérique a entraîné la mort de 4,3 millions de personnes, soit plus que la malaria et le VIH/sida réunis. En Inde, dont le quart de la population vit sans électricité, l’accès à l’énergie se traduit par un taux de scolarisation plus élevé. Les enfants peuvent étudier après le coucher du soleil, de même, des journées de travail plus longues permettent aux femmes de monter leur entreprise ou aux entrepreneurs de de créer de nouveaux emplois. Les Nations Unies, en collaboration  Lire

      • Pakistan : au parlement, les femmes œuvrent en faveur du changement

        19 mai 2014

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        RÉUNION D'UNE ORGANISATION COMMUNAUTAIRE DE FEMMES DANS LA COMMUNE DE Haripur, au Pakistan. ©PNUD AU PAKISTAN

        Au Pakistan, la réussite du processus d’édification nationale et la réalisation des objectifs de développement sont largement tributaires de la participation des femmes à la vie politique nationale. C’est pourquoi en 2002, le parlement pakistanais a mis en place un système de quotas permettant aux femmes d’occuper 17 % des sièges de l’ensemble des assemblées législatives. Même si elles représentent aujourd’hui 22 % des membres du parlement fédéral, de 2002 à 2007 les femmes n’ont pas pu accomplir grand chose, mise à part la Loi sur la protection des femmes. Elles ont toutefois accompli davantage au cours du mandat suivant (de 2008 à 2013), supervisant la mise en œuvre des politiques et soulevant des questions importantes au sein de chaque chambre. L’établissement de tels quotas ne peut pas, comme l’ont montré d’autres expériences à l’échelle mondiale, améliorer la qualité de la représentation des femmes. Ils ne fonctionneront pas tant qu’il ne leur sera pas permis de quitter leurs sièges et d’accéder aux fonctions plus importantes. Ces femmes ont remporté 13 sièges généraux en 2002, puis 16 en 2008. Elles n’ont cependant obtenu que 8 sièges à l’Assemblée nationale 2013.  Ces chiffres mettent en lumière la fragilité de la place des femmes dans  Lire

      • La violence envers les femmes : une réalité persistante en Amérique latine

        14 mai 2014

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        Beaucoup considèrent encore que les violences faites au femmes sont un sujet qui appartient au cercle privé. ©Revista Humanum/Tangi Bertin

        On ne peut qu’être sensible aux violences faites aux femmes quand on en est soi-même victime. Elles prennent des formes diverses et touchent un quart des femmes de la région selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Ces violences sont la cause première de décès chez les femmes de 15 à 49 ans, avant le cancer, le paludisme, les accidents de la route et la guerre. Cette année marque le 20ème anniversaire de la signature de la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l'élimination de la violence contre la femme, ou « Convention de Belém do Pará ». Où en sommes-nous aujourd’hui ? Moins d’un tiers des pays de la région (28 %) ont proposé des plans nationaux visant à répondre à ces questions et la plupart d’entre eux (78 %) les intègrent déjà dans leurs politiques de sécurité. Ces chiffres sont issus de l’analyse que nous avons menée dans 32 pays de la région et figurent dans l’étude Engagement des états : plans et politiques pour éradiquer la violence contre les femmes en Amérique Latine et aux Caraïbes. Cette étude met en lumière les principaux obstacles qui entravent l’action de l’État. Parmi eux, la fragmentation de la réponse institutionnelle, la déficience des coordinations et des  Lire

      • Six mois après le passage du typhon Haiyan : un départ prometteur pour la reconstruction aux Philippines

        08 mai 2014

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        Le typhon Haiyan a affecté plus de 142 000 pêcheurs qui, dans certaines régions, ont perdu 95% de leur équipement maritime et commercial lors de la tempête. ©PNUD Philippines

        Avec plus de 6 200 décès et plus de 4 millions de personnes déplacées, Haiyan est l’une des tempêtes tropicales les plus violentes jamais répertoriées. Six mois après son passage, on constate déjà les premiers signes du relèvement. Les routes ont été dégagées, plus de 120 000 habitations ont reçu de l’aide pour leur reconstruction, et pratiquement tous les hôpitaux et écoles endommagés ont rouvert. Même si on dispose aujourd’hui d’une meilleure idée des efforts à fournir, la population est malgré tout encore en grande difficulté. Ceux qui devaient déjà lutter contre l’extrême pauvreté avant le drame, dont un grand nombre issu de la région orientale de Visayas, doivent maintenant affronter un avenir incertain, sans opportunités d’emploi et dépourvu de perspectives économiques à long terme. La reconstruction de ces communautés pourrait prendre au moins dix ans. Face à l’urgence immédiate au lendemain de la tempête, la communauté internationale a fait preuve de générosité et d’efficacité. Cependant, le redressement des communautés après une catastrophe exige un engagement sur le long terme. Il ne suffit pas de reconstruire les habitations et les infrastructures vitales pour garantir la reprise des activités, il faut également assurer le renforcement de la résilience aux risques naturels. Les  Lire

      • Des Objectifs du Millénaire aux Objectifs de développement durable

        28 avr. 2014

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        L’ONU poursuit l'enquête mondiale MY World afin d’élaborer un nouveau programme de développement et d’apporter son soutien technique aux États Membres. ©PNUD Thailand

        Le monde a considérablement changé depuis la Déclaration du Millénaire, qui est parvenue à mobiliser les volontés politiques et à intégrer, dans huit objectifs, le programme de développement international. Il est temps d’évaluer les engagements politiques réels et de les renouveler. Dans ce contexte, l’ONU a lancé une réflexion et un débat afin d’élaborer le nouveau programme intitulé « L’Avenir que nous voulons » sur la base de deux principes :  • accélérer et réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD),  • intégrer les nouveaux défis inhérents à un monde qui a beaucoup évolué ces 14 dernière années. en tenant compte des enseignements tirés. Dans ce contexte, quel rôle la communauté internationale doit-elle jouer ? Remplir la mission qui lui a été assignée. Si l'on dresse le bilan de nos réalisations depuis l’an 2000, les progrès accomplis sont nombreux, en particulier concernant l'extrême pauvreté, l'accès universel à l'enseignement primaire, la lutte contre le paludisme et l'accès à l'eau potable.  Comme l'indiquent différents rapports de l'ONU, de nombreux pays ont progressé de façon spectaculaire dans la réalisation des OMD et certains des progrès les plus importants ont été accomplis dans les pays les plus pauvres.  Mais de nouveaux défis ont  Lire

      • Amérique latine : les jeunes et les femmes manifestent 
pour une meilleure gouvernance démocratique

        28 avr. 2014

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        En Amérique latine, plus de 26 % de la population est âgée de 15 à 29 ans. ©PNUD Pérou

        Récemment, nous avons invité trois jeunes élues parlementaires d'Amérique latine et des Caraïbes à participer à une discussion tenue à Salamanque, en Espagne, sur la participation politique des jeunes et des femmes dans la région.  Sur les 600 millions de personnes vivant en Amérique latine et dans les Caraïbes, plus de 26% sont âgés de 15 à 29 ans. Ces données démographiques représentent une opportunité unique pour le développement du pays et pour la gouvernance future. Même si les femmes bénéficient d'un taux de représentation parlementaire atteignant les 25% - c'est davantage que la moyenne mondiale - en y regardant de plus prêt, on constate qu'elles sont encore à la traîne.  Notre récente étude, portant sur 25 parlements d'Amérique latine et des Caraïbes, tend à montrer que les jeunes, particulièrement ceux issus de familles africaines et autochtones, sont très peu représentés au sein des parlements régionaux. Au Parlement, seuls 2,7 % des hommes et 1,3 % des femmes sont âgés de moins de 30 ans. Les rapports régionaux sur le développement humain du PNUD montrent que les jeunes ont un énorme potentiel en tant qu'agents du changement. Mais malgré de remarquables progrès accomplis dans la région en matière de réduction de la pauvreté  Lire

      • Pour une plus grande tolérance de la diversité sexuelle au sein des services publics

        25 avr. 2014

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        Les communautés LGBT aspirent à davantage d'égalité dans leur prise en charge par les services de santé, d'éducation ou d'emploi des États. ©PNUD Colombie

        Ces dernières années, la société argentine a sensiblement amélioré sa politique en termes de droits civiques. Pourtant, les communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) souffrent encore de la discrimination et de l’incompréhension des services publics. Le bureau du PNUD en Argentine a récemment mis sur pied le projet « Cliniques accueillantes pour la diversité sexuelle (CADS) » afin de fournir des soins médicaux aux LGBT dans le cadre des services de santé publique. Des organisations sociales, des programmes de lutte contre le VIH locaux et les services hospitaliers officiels s’occupent conjointement de la supervision de ces espaces. Ce projet consiste à monter une équipe sanitaire constituée à la fois d’employés de l’hôpital public et de membres d’organisations de la société civile (OSC) spécialisées dans la lutte contre le VIH/sida et pour la défense des droits sexuels. Ces dernières ont pour rôle d’informer les communautés LGBT de l’existence des CADS, de les encourager à s’y rendre régulièrement et de les accompagner le long de leur traitement. L’équipe sanitaire s’engage à fournir des soins médicaux, à assurer des activités de dépistage du VIH et autres MST (maladies sexuellement transmissibles), le suivi psychosocial ainsi que la prise de rendez-vous des patients.  Avant de concrétiser  Lire

      • Les maladies tropicales négligées, au cœur des défis sanitaires contemporains

        25 avr. 2014

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        Au Zimbabwe, une petite fille tient une pancarte qui stipule « Le paludisme tue ». ©PNUD Zimbabwe

        La tuberculose, le paludisme et les maladies tropicales négligées (MTN) figurent parmi les premières causes mondiales de morbidité et de mortalité. Ces maladies de la pauvreté sévissent essentiellement dans les communautés défavorisées et marquées par de fortes inégalités.  En 2012, la tuberculose a causé 1,3 millions de décès, dont 95% dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. La même année, le paludisme a emporté plus de 600 000 personnes dont une grande majorité de jeunes africains. Bien qu’elles ne soient pas tout le temps mortelles, les infections tropicales peuvent entraîner l’altération de la cognition et de la mémoire, la malnutrition, la cécité, l’invalidité permanente ainsi que des retards de croissance, des dégradations d'organes et des défigurations. Le défi de l'innovation et de l'accessibilité Alors que les MTN représentent 11,4% des maladies existantes, l'investissement pour la mise au point de diagnostics, de médicaments et de vaccins reste particulièrement faible. Sur les 1 556 nouveaux médicaments homologués entre 1975 et 2004, seuls 1,3% sont réservés au traitement des maladies tropicales et de la tuberculose.  Malgré l'offre croissante des nouvelles technologies sanitaires, plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire peinent à fournir ces produits à leurs patients. C’est pourquoi il est nécessaire de renforcer les  Lire

      • Lutter contre la corruption et assurer l’équité en milieu urbain

        24 avr. 2014

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        Medellín, Colombie. (©ONU-Habitat)

        De nos jours, la majorité de la population mondiale vit en ville. Cette situation est à la fois problématique et riche en opportunités. D’une part, les villes dotées d’une bonne gestion génèrent une croissance et des innovations importantes. Elles sont également en mesure de développer le secteur de l’emploi, de renforcer le développement durable et de combattre les inégalités. En revanche, les villes touchées par la corruption aggravent les inégalités urbaines.   Comment pouvons-nous dès lors nous assurer de la transparence de la gouvernance urbaine ?   Afin de répondre à cette problématique, l’Initiative mondiale anti-corruption du PNUD, le bureau du PNUD en Colombie et la chambre de commerce de Bogota ont organisé un dialogue politique lors du 7ème Forum urbain mondial (WUF7) dans la ville de Medellín, en Colombie. Cette manifestation s’est tenue dans une Maloca (grande maison qui sert traditionnellement de mairie aux indigènes de l’Amazone) et a réuni plusieurs représentants du gouvernement, du secteur privé, des maires, des universitaires ainsi que des représentants de l’ONU. Un des grands axes du dialogue était que « la fin ne doit pas justifier les moyens ». Tant que la corruption règnera, l’objectif de développement durable des villes ne pourra être atteint. La corruption urbaine  Lire

      • L'inégalité à la croisée des chemins

        22 avr. 2014

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        Agriculture durable à Apúrimac, au Pérou. ©PNUD Pérou

        L’Amérique latine a connu une baisse des inégalités lors de des dix dernières années mais de nouvelles données montrent que la tendance est aujourd’hui à la stagnation. La concentration des revenus est même en hausse dans certains pays. C’est en effet ce que révèle la dernière révision des données sur les ménages, selon la base de données socio-économiques pour l'Amérique latine et les Caraïbes (SEDLAC) publiée par la Banque mondiale. Si le coefficient de Gini (l'indice le plus couramment utilisé pour mesurer l'inégalité des revenus) a diminué en moyenne de 0,94 % par an dans la région, ce pourcentage est tombé à 0,33 % en 2011, puis à 0,02 % en 2012. Sur la base de ces données, les estimations du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) montrent que l'inégalité a stagné entre 2010 et 2012 dans six des seize pays analysés. Comment expliquer un tel blocage ? En l’absence de changements significatifs en matière de transferts sociaux et de retraites au cours de cette période, le marché du travail apparaît comme responsable, en particulier à les travailleurs peu qualifiés du secteur tertiaires qui a généré la majorité des emplois lors du boom économique. La croissance des revenus représente un avantage pour  Lire