Notre perspective

      • Comment l’Afrique peut-elle parvenir à la sécurité alimentaire ?

        22 mai 2012

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        C'est un paradoxe difficile a comprendre que l'Afrique subsaharienne, un continent dote d'autant de richesses, fasse toujours face a la famine et a la malnutrition. Photo: PNUD

        Situation des plus paradoxales, sur un continent doté d’immenses ressources agricoles, l’Afrique subsaharienne fait toujours face à la faim et à la malnutrition. Le paradoxe est d’autant plus frappant que la région a connu ces dernières années des taux de croissance économique élevés, parmi les plus forts au monde, et des améliorations de l’espérance de vie et de la scolarisation. Rien de cela toutefois ne s’est accompagné de progrès en matière de sécurité alimentaire. Près de 218 millions d’Africains, soit plus d’un sur quatre, restent sous-alimentés et plus de 55 millions d’enfants de moins de 5 ans, soit plus de 40 %, souffrent de malnutrition. Le spectre de la famine, qui a pratiquement disparu en d’autres lieux, continue de hanter de vastes groupes de population de la région : il s’est manifesté en Somalie en 2011 et le Sahel est de nouveau à risque en 2012. L’insécurité alimentaire chronique de l’Afrique subsaharienne provient de décennies de sous-investissement dans les campagnes, où l’infrastructure se détériore, l’agriculture languit, les inégalités fondées sur le sexe et autres facteurs se creusent et les systèmes alimentaires stagnent. Les petits agriculteurs, ceux-là mêmes dont dépend le relèvement du secteur agricole, se trouvent de longue date pris entreLire

      • Cap sur Rio: La croissance et l’emploi au cœur des programmes de développement post-2015 | Magdy Martinez-Soliman

        15 mai 2012

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        Participants du programme "de l'argent pour du travail" en Haiti. Photo: PNUD

        La croissance et l’emploi se trouveront au cœur d’un débat organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et le Gouvernement du Japon, qui aura lieu cette semaine à Tokyo et qui portera sur « l’ordre du jour du développement post-2015 ». Les programmes d’ajustement structurel communs dans les années 80 et 90, qui visaient à résoudre des problèmes très complexes, ont eu en définitive pour effet de freiner le développement et la croissance, souvent de manière douloureuse et peu sensible, et d’aggraver la pauvreté et le sous-développement. Et ils ont donné mauvaise réputation à la croissance. Mais aujourd’hui, croissance et emploi ont repris résolument la place qui leur revient à l’ordre du jour du développement  et seront un sujet de premier plan lors de la Conférence Rio+20 le mois prochain. La seule cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui concerne un travail productif et décent ne sera selon toute vraisemblance pas atteinte d’ici 2015. La crise financière et économique mondiale a freiné la croissance et a débouché sur une crise de l’emploi : on prévoit actuellement que le nombre total de chômeurs de par le monde augmentera de 6Lire

      • Cap sur Rio+20 : autonomie, responsabilité et État de droit | Magdy Martinez-Soliman

        07 mai 2012

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        Au Soudan du Sud, le PNUD soutient l'education et la recherche pour poser des fondations solides a une societe unie, en paix et prospere. Photo: UNDP

        Le développement durable passe par une intégration accrue des populations les plus pauvres pour leur permettre de devenir des citoyens autonomes et informés. Il implique également que les gouvernements puissent être tenus responsables de leurs décisions. Les trois axes du développement durable que sont l’autonomie, la responsabilité et l’État de droit doivent aller de pair avec des droits civils et politiques.   De notre point de vue, le développement durable doit conduire au développement humain et à la gouvernance démocratique. Il revêt une importance essentielle, dans la mesure où ce sont les populations les plus pauvres, celles qui dépendent le plus étroitement des ressources naturelles pour leur subsistance et leur bien-être, qui subiront de plein fouet les conséquences des pratiques non durables. Le développement durable implique avant tout de savoir si les personnes sont en mesure de connaître leurs droits et de les revendiquer, de faire entendre leurs préoccupations et d’influer sur leur avenir. Il suppose également d’évaluer la responsabilité des décideurs en matière de politiques qui ont un impact sur les communautés, leur environnement et leurs moyens d’existence.   Les politiques de développement reposant sur ces trois éléments gagnants peuvent permettre de préserver les ressources communes de l’humanité en combinantLire