Notre perspective

      • Recette pour une carrière dans le développement international

        04 nov. 2014

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        Songez à débuter avec des compétences « transportables » d’un projet ou d’une organisation à une autre. Photo: PNUD Belize

        Alors que je m’apprête à travailler comme indépendant après une vie professionnelle très enrichissante au PNUD, de jeunes recrues me demandent souvent quelle est ma recette pour mener une carrière dans le développement international. Après avoir mentionné que tout accomplissement est avant tout une question de perception, voici les quelques conseils que je leur donne: Soyez prêts pour la diversité : les carrières modernes, me semble-t-il, devraient impliquer une plus grande diversité d’emplois, de contrats et d’organisations que lorsque j’ai commencé la mienne. Songez à débuter avec des compétences « transportables » d’un projet ou d’une organisation à une autre. Ces compétences sont souvent techniques, comme l’éducation, la santé, la logistique, etc. Technicien ou généraliste ? Une carrière est une longue histoire, qui aura inévitablement des hauts et des bas. Si vous avez débuté avec des compétences techniques, vous pouvez évoluer et occuper progressivement des postes d’encadrement, ou, comme pour moi, encadrer une équipe tout en acquérant des compétences spécialisées au fil des années, en étant toujours guidé dans mes choix par ce que j’aime faire. Compétences. Pour moi, la compétence ultime du PNUD est ce que l’entreprise sociale et la plateforme médiatique DEVEX appelle la fonction d’« Intégrateur », c.à-d. comprendre toutes sortes de spécialités et  Lire

      • L'innovation, moteur de la montée en puissance de l'Afrique

        03 nov. 2014

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        Au Kenya, le système de paiement par téléphone portable 'M-pesa' comptait plus de 14 millions d'utilisateurs en 2011.

        De nombreux États africains aspirent au statut de pays émergent. Au-delà de la croissance, ils veulent transformer et diversifier leur économie, améliorer rapidement le niveau de vie et asseoir leur influence économique et politique sur la scène internationale. La réalisation de cet objectif passe nécessairement par l'innovation, ont conclu les participants à la Conférence économique africaine. Pourquoi? D'abord, parce que seule l'innovation – à savoir l'application de savoirs nouveaux et existants pour améliorer les processus – peut soutenir une croissance économique forte.  Par exemple, le recours à l'irrigation et aux engrais en Asie dans les années 1960 a permis de renforcer les plantes sans pour autant améliorer les rendements. La Révolution verte n’est venue par la suite que grâce à la science et à la technologie. Malgré les efforts impressionnants de certains pays comme l'Éthiopie, l'Afrique n’en est pas encore à ce stade. Pour stimuler sa productivité agricole, elle devra adopter de nouvelles pratiques. L'innovation est importante aussi pour les services sociaux, et ne requiert que peu de technologie. Par exemple, c’est grâce aux moustiquaires imprégnées d’insecticide que le paludisme a reculé de 50 pour cent dans certaines régions du Kenya.  L'Afrique se trouve face à l’opportunité rare de devancer les autres dans  Lire

      • Trouver des solutions durables pour les zones urbaines en Haïti

        31 oct. 2014

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        Le gouvernement haïtien et les habitants ont produit des efforts extraordinaires pour se remettre du tremblement de terre. ©PNUD Haïti

        Pour ceux qui sont arrivés en Haïti au lendemain du tremblement de terre de 2010, les images de la capitale en ruines sont de celles qui ne s’oublient pas. Je m’en souviens parfaitement : au moins 200 000 personnes sont décédées et plus d’un million ont été déplacées, des milliers d’immeubles se sont effondrés, il y avait des maisons détruites partout, plus aucune activité économique, plus aucun service de base, les tentes et les campements se multipliaient partout où les décombres avaient pu être dégagés.  Le tremblement de terre a eu lieu dans un contexte très précis et a été aggravé par des conditions préexistantes : le manque de logements convenables, les questions de propriété foncière et l’exode rural.  Malheureusement, il n’y a pas de réponses faciles à la question de l’urbanisation durable des villes. Des mesures ponctuelles consistant à fermer les camps de personnes déplacées peuvent s’avérer efficaces, mais les familles affectées ont besoin de solutions durables. Pour faciliter le retour de personnes déplacées, il faut s’attacher à fournir des logements abordables, des services de base et des activités génératrices de revenus.  Le gouvernement haïtien et les habitants, hommes et femmes, ont produit des efforts extraordinaires pour se remettre de cette expérience  Lire

      • Tabac et santé publique : un loup dans la bergerie ?

        30 oct. 2014

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        Les systèmes de santé des pays en développement sont le plus vulnérables aux charges financières associées à l’augmentation de la consommation de tabac. Photo: PNUD au Liban.

        La consommation de tabac impacte différents aspects du développement humain, entre autres, la santé publique, la réduction de la pauvreté, l’égalité des sexes ou encore la durabilité environnementale. A mesure que le marché régresse dans les pays développés, l’industrie du tabac se tourne vers les pays à moindre revenu. Pourtant, c’est justement dans ces pays que les systèmes de santé sont le plus vulnérables aux charges financières associées à l’augmentation de la consommation de tabac. Pire encore, les pratiques de l’industrie du tabac dans ces pays sont souvent contraires aux lois et aux politiques destinées à protéger la santé publique et consistent à: - payer les décideurs pour bloquer ou affaiblir les lois de lutte contre le tabagisme ; - influencer la science et exprimer des avis tendancieux dans les forums publics et gouvernementaux ; - retarder l’application de mesures préventives comme les illustrations graphiques affichées sur les paquets de cigarette ; - proposer d’élaborer des stratégies nationales sur les maladies non transmissibles qui portent davantage sur l’activité physique que sur la baisse de consommation. Si l’ingérence de l’industrie du tabac dans l’élaboration de politiques est un problème de longue date, cette tendance s’est accentuée dans les pays en développement, comme  Lire

      • Une nouvelle façon de maintenir l’ordre en Moldavie

        28 oct. 2014

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        Les membres de la communauté ont été impliqués dans la conception d'un nouvel espace pour leur police. Photo: PNUD en Moldavie

        Il y a peu, nous avons lancé notre Fonds pour l’innovation grâce au soutien du Danemark. Les initiatives que nous finançons font appel à des utilisateurs comme vous et nous pour concevoir des solutions qui sont directement mises à l’épreuve dans divers pays du monde. Par exemple, à Chisinau, capitale de la Moldavie, notre équipe chargée de la rénovation d’un poste de police datant de l’époque soviétique s’est rapidement rendu compte que modifier la dynamique d’un espace ne se limite pas à construire une salle et à déplacer des meubles. Voici la méthode que nous avons utilisée, en collaboration avec nos partenaires,  pour créer un espace qui rende la police plus efficace et accessible, tout en inspirant davantage confiance aux communautés. Comprendre les besoins Le premier jour a été décisif pour modifier la perception des policiers par rapport à l’espace. Nous nous sommes renseignés sur leurs problèmes quotidiens, avons observé les contraintes liées à leur environnement physique et commencé à chercher des pistes d’amélioration. Faire appel aux membres de la communauté Nous nous sommes ensuite rendus sur les marchés locaux pour recueillir le point de vue des citoyens : quelle idée se font-ils de la police et comment resserrer les liens pour  Lire

      • Quelles perspectives pour le volontariat de demain ?

        21 oct. 2014

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        Photo: Zaven Khachikyan/ PNUD en Arménie

        Aujourd’hui, nous cherchons à œuvrer différemment pour le développement en nouant des partenariats hors de notre sphère d’influence habituelle ou en tirant parti d’actions et initiatives disponibles à l’échelle locale. Le volontariat répond à la même philosophie : ce n’est pas une extension de l’aide au développement ; il en fait naturellement partie. Avec qui créer des partenariats dans ce contexte ? La réponse apparaît évidente : les jeunes. Avec cinquante pour cent de la population mondiale âgée de moins de 30 ans,  il est impossible de mettre au point une intervention efficace en faveur des jeunes si l’on ne tient pas compte du point de vue de la jeunesse elle-même. On peut d’ores et déjà en observer les effets en Europe. Au Bélarus, des jeunes se portent volontaires pour organiser des visites gratuites des villes à des enfants aveugles; d’autres apportent des vêtements chauds pour l’hiver à des orphelins. Ces jeunes ne se considèrent pas comme des bénévoles, mais comme des citoyens ayant à cœur de développer la résilience de leurs communautés. Alors, comment tirer parti de cet élan pour faire face aux problèmes majeurs du développement tels que l’exclusion sociale et le chômage ? 1.     En fournissant des services sociaux aux  Lire

      • Le secteur privé peut contribuer à prévenir les maladies liées à la pauvreté

        21 oct. 2014

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        Des volontaires de santé portent des kits de prévention Ebola dans les rues de Monrovia, au Libéria. Photo: Morgana Wingard/PNUD

        L’épidémie d’Ebola entraîne un regain d’attention mondiale pour les problèmes de santé que rencontrent les pays pauvres. Toutefois, comme le souligne Bill Gates dans un entretien récent (anglais) , l’énergie considérable déployée pour lutter contre Ebola pourrait se traduire par une baisse d’attention pour d’autres maladies mortelles dans des régions touchées par la pauvreté. Dans notre rapport publié récemment, Barriers and Opportunities at the Base of the Pyramid, nous nous penchons non seulement sur  la relation existant entre pauvreté et mauvaise santé, mais aussi sur la mesure dans laquelle le mauvais état de santé de ceux qui sont tout en bas de la pyramide est en soi un obstacle à la réduction de la pauvreté. Le rapport explore les différents facteurs qui influent sur la prévention des maladies comme l’accessibilité, la disponibilité et le caractère abordable des services de santé pour ceux qui vivent dans la pauvreté. Nous mettons en avant les raisons pour lesquelles le secteur privé peut faire changer la situation et les moyens dont  il dispose pour améliorer le bien-être des populations, en particulier celles vivant dans la pauvreté. Si les actions philanthropiques des entreprises et leurs programmes de responsabilité sociale sont des exemples connus, le secteur privé  Lire

      • L’élimination de la pauvreté doit prendre en compte d’autres critères que le simple revenu

        17 oct. 2014

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        En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%. ©PNUD Pérou

        Le 17 octobre 2014 marquera le 21ème anniversaire de la première Journée internationale pour l’élimination de l’extrême pauvreté. Depuis lors, des progrès considérables ont été accomplis.  Selon la Banque mondiale, parmi les 115 pays à faible revenu, la part de la population vivant dans l’extrême pauvreté (revenu par habitant de 1,25 dollar par jour, ajusté à la parité du pouvoir d’achat) est passée de 43,4% en 1990 à 17% en 2011.  En d’autres termes, 912 millions de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté en deux décennies.  Ce recul s’est principalement concentré en Asie de l’Est et au Pacifique, où le taux d’extrême pauvreté est tombé de 57% à 7,9% au cours de la même période (ce qui représente une baisse de 750  millions de personnes), ainsi qu’en Asie du Sud-Est où ce taux est passé de 54,1% à 24,5% (soit une baisse de 221,5 millions de personnes).  En Amérique latine et aux Caraïbes, entre 1990 et 2011, le taux d’extrême pauvreté est tombé de 12,2% à 4,6%, ce qui signifie que 25,5 millions de latino-américains sont sortis de l’extrême pauvreté.  Depuis deux décennies, la pauvreté est définie selon des critères monétaires, sur la base d’un consensus à propos de la notion  Lire

      • La diplomatie « mains libres » face à Ebola

        17 oct. 2014

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        Un agent de sécurité vérifie la température à l’aide d’un thermomètre qui n’entre pas en contact avec la peau. Photo: PNUD

        Alors que le virus Ebola se propage tel un fléau de science-fiction à travers la planète, je me trouve en Afrique de l’Ouest, l’épicentre de la maladie. Ai-je peur de me retrouver dans des pays où les gens font face à l’apparition d’un cauchemar ? Non, et je vais vous expliquer pourquoi. Lorsque vous êtes membre d’une délégation de hauts responsables de l’ONU en mission pour soutenir la riposte à Ebola, vous êtes accueilli à l’aéroport de Conakry, la capitale de la Guinée, par des collègues qui vivent dans le pays. Vous séjournez dans des hôtels occupés par des travailleurs humanitaires internationaux, des fonctionnaires du gouvernement, du personnel guinéen et des dirigeants français. À l’entrée de l’hôtel se trouve un baril rempli d’eau javellisée qui sert de désinfectant et dans lequel vous vous lavez les mains. Un agent de sécurité vérifie votre température à l’aide d’un thermomètre qui n’entre pas en contact avec la peau. Si vous n’avez pas de fièvre, vous pouvez entrer. Chaque fois que vous pénétrez dans un bâtiment, le processus se répète. Vous êtes informé de l’évolution de la situation. Vous restez concentré sur votre objectif, qui est de faire en sorte d’améliorer l’action menée par le PNUD  Lire

      • La biodiversité au service du développement durable

        15 oct. 2014

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        Notre portefeuille sur la biodiversité et les écosystèmes est le plus important à travers le système des Nations Unies. ©Aude Rossignou / PNUD Burundi

        La biodiversité et les écosystèmes sont à la base de toute forme de vie sur terre. Pourtant, les niveaux de déforestation et de dégradation des zones humides, des prairies et des écosystèmes demeurent très alarmants. Les forêts et les écosystèmes assurent la bonne qualité de l’air et de l’eau potable. Les terres fertiles permettent d’avoir nourriture et médicaments. Les marais et les mangroves sont des remparts contre les catastrophes naturelles. Nous dépendons de la nature pour survivre et la nature est vitale pour le quotidien de millions de populations pauvres à travers le monde. Une réunion d’importance majeure se tient en ce moment en République de Corée pour faire le point sur l’avenir de la diversité des formes de vie sur terre. A l’occasion de la 12ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, des ministres et des représentants de plus de 190 pays étudient les meilleurs moyens de protéger l’environnement. Les discussions portent sur le développement durable dans le monde, en faisant l’inventaire des progrès réalisés en matière de conservation, de durabilité et de partage équitable des avantages que peut offrir la biodiversité. Les pays doivent renouveler leur engagement à l’égard des « Objectifs d’Aichi »  découlant de  Lire