Notre perspective

      • Promouvoir le rôle des femmes dans l'édification de la paix

        08 juil. 2014

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        Les femmes et les filles sont affectées de façon particulière par les conflits armés et les catastrophes. ©PNUD RDC/Benoît Almeras-Martino

        « De nos jours, il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en intervention. » Ces mots ne sont pas ceux d’une victime de conflits, mais ceux du Général de Division Patrick Cammaert, ancien commandant de division de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MINUSCO). Aujourd’hui, près de 90 % des victimes de conflits sont des civils, et les femmes constituent la catégorie la plus fragile. Victimes et témoins des conflits, elles sont pourtant mises à l’écart des processus de paix et de sécurité. Tout comme la question des armes, celle de l'argent ou du pouvoir, la thématique des dialogues de paix est en effet admise comme étant l'apanage des hommes. On ignore trop souvent les connaissances des femmes dans ce domaine ainsi que leur potentiel à agir pour la paix. Pourtant, qu’elles soient survivantes ou témoins de violences, médiatrices ou gardiennes des mœurs ou qu’elles subviennent aux besoins de leur communauté, les femmes ont toutes un rôle majeur à jouer pour rompre le cycle vicieux du conflit. Elles bénéficient d'un recul plus important et peuvent apporter des solutions innovantes afin de mener les conflits à terme. Aux Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),Lire

      • L’égalité des sexes est-elle une condition du développement durable ?

        30 juin 2014

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        De jeunes mères obtiennent un enseignement sur les soins de santé dans une clinique parrainée par le PNUD, à Hakha, dans l'État de Chin, au Myanmar. ©TOM CHEATHAM/PNUD

        Chaque fois que nous développons une nouvelle stratégie de développement, nous nous trouvons inévitablement confrontés à la même question : par quel angle devons-nous envisager l’égalité des sexes afin de « libérer le potentiel des femmes en tant que moteurs du développement durable » ? À l’aube de la mise en place du nouvel agenda pour le développement post-2015, l'histoire rappelle qu’il est nécessaire d’établir à la fois des objectifs précis et des politiques de genre prenant en compte la totalité de la population en termes d'éducation, de politiques économiques, d'accès à la propriété terrestre, à l'énergie, à la politique, à la santé, etc. Pour mieux comprendre ces enjeux, penchons-nous sur les résultats des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière d’égalité des sexes. À ce jour : • malgré les progrès effectués dans l'enseignement primaire, seuls 2 pays sur 130 ont atteint cet objectif dans l’ensemble des niveaux d'enseignement. • À l’échelle mondiale, 40 % des emplois salariés dans les secteurs autres que le secteur agricole sont occupés par des femmes. • Les espaces publics sont plus accessibles, mais au 31 janvier 2013, le nombre de parlementaires femmes dans le monde dépassait à peine les 20 %. LesLire

      • Consommation et bien-être : avons-nous bien compris le problème ?

        27 juin 2014

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        Le boom de la consommation s’effectue dans les couches supérieures de la société latino-américaine. Photo : Mauricio Martínez @ PNUD Salvador

        Le philosophe slovène Slovo Zizek évoque souvent une blague bien connue dans l’Europe de l‘est des années 60. Un homme rentre dans un supermarché et interpelle le gérant. « J’imagine que vous n’avez pas de savon ? » Ce dernier lui répond : « Non monsieur, nous n’avons pas de papier toilette. Le magasin qui n’a pas de savon se trouve plus loin dans la rue. » Une frustration similaire se retrouve dans nos conversations sur le progrès et le développement en Amérique latine: nous avons l’impression d’être une  société incomplète, où ‘il manque quelque chose’. Nous avons besoin de données plus exhaustives pour mieux visualiser les modèles de consommation non viables, et mieux définir et étudier les différentes formes de la pauvreté. Il y a quelques semaines, la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes, publiait de nouvelles données sur la consommation, les dépenses et les prêts bancaires. Les premières conclusions sont les suivantes. Le boom de la consommation s’effectue au niveau des échelons supérieurs de la société latino-américaine. Les 20 % les plus riches représentent approximativement 50 % de l’ensemble des dépenses des ménages contre 7 % pour les 20 % les plus pauvres. Les résultats montrent également une transition dans la nature des dépenses. Les ménages quiLire