Notre perspective

      • Des femmes sont encore stérilisées de force. Mettons fin à cette pratique !

        08 sept. 2014

        image
        Une maman et son bébé nouveau-né à l'Institut de formation en santé maternelle et infantile à Dhaka, Bangladesh. Photo: Kibae Parc / ONU

        Même si la stérilisation volontaire constitue une forme non négligeable de contraception dans de nombreuses régions du monde, la force ou la coercition ne devraient jamais entrer dans l’équation. Or, on continue de recenser des cas où des femmes, des personnes handicapées ou vivant avec le VIH, des membres de communautés autochtones ou de minorités ethniques, des transgenres ou des intersexes sont stérilisés sans avoir accordé leur consentement libre, entier et éclairé. Notre rapport, « Protéger les droits des femmes et filles affectées par le VIH en milieu sanitaire » met en lumière la persistance de cette pratique, de même que toute une série d’autres formes de maltraitance grave. Non seulement ces pratiques sont discriminatoires, mais elles constituent une violation des droits humains fondamentaux. Comme la Commission mondiale sur le VIH et le droit l’a rapporté en 2012, des pratiques coercitives et discriminatoires sévissent dans les milieux sanitaires, comme le dépistage obligatoire du VIH, la divulgation d’informations confidentielles et le refus de prester des services sanitaires, ainsi que les stérilisations ou avortements forcés. La stérilisation volontaire dépend d’un environnement juridique, social et sanitaire qui garantit à chacun le droit de donner son consentement entier, libre et éclairé. C’est pourquoi les pays doivent interdire  Lire

      • OMD : les petits États insulaires en développement s’impatientent | Gonzalo Pizarro

        26 août 2014

        image
        La République dominicaine s'employe à atténuer les risques de catastrophes. Photo: R. D. Emiliano Larizza pour le PNUD

        Les petits États insulaires en développement (PEID) continuent de faire face à des défis majeurs pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : croissance lente, chômage élevé, population vieillissante, fuite des cerveaux, dettes élevées, capacités de transport limitées et exposition extrême aux effets des changements climatiques. Prenons l’exemple de Saint Martin, une petite île dans les Antilles néerlandaises, qui reçoit chaque semaine plus de touristes débarquant de bateaux de croisière qu’elle n’a d’habitants. Saint Martin dépend beaucoup du tourisme pour la sauvegarde et la protection de son environnement naturel. L’industrie touristique, principalement centrée sur la plongée de récifs et la pêche, représente 80 % du PIB de l’île.   L’attention du monde en développement est actuellement tournée vers le programme pour l’après-2015 et la proposition en faveur des nouveaux objectifs mondiaux, les Objectifs de développement durables (ODD), qui seront présentés en septembre à l’Assemblée Générale de l’ONU.  Ce nouvel ordre du jour repose sur la conviction que le développement ne peut se réaliser que si les dimensions sociales, économiques et environnementales sont prises en compte. Mais pour Saint Martin, le développement durable ne peut pas attendre les négociations de l’ONU.  Les initiatives relatives à la réduction de la  Lire

      • Engageons les parlementaires à parler du VIH et des droits de l'homme

        21 août 2014

        image
        Dépistage du VIH/sida au Soudan du sud. PHOTO: MARGUERITE NOWAK / PNUD au Soudan du Sud

        Je travaille depuis plusieurs années avec des décideurs et des législateurs pour lutter contre le VIH en tenant compte des droits de l’homme et contribuer à enrayer l’épidémie. Cette tâche nécessite souvent d’aborder des sujets gênants tels que la classe sociale, la sexualité ou des comportements réprouvés tels que la toxicomanie. La démarche implique aussi des groupes sociaux marginalisés tels que les travailleurs du sexe, les transsexuels, les homosexuels et les toxicomanes. Souvent, les parlementaires ne sont pas au fait des facteurs complexes qui interviennent dans la propagation du VIH au sein de ces communautés vulnérables, en particulier les effets de la  la stigmatisation et de la discrimination. Mais j’ai vu des personnes influentes – avocats, juges, ou policiers – stimuler des avancées législatives pour protéger les personnes atteintes du VIH, qui bénéficient à la société dans son ensemble.   Sensibiliser les parlementaires à ces questions peut donc contribuer à changer  les choses, même si ce processus est souvent lent et onéreux. Au PNUD, nous jouons un rôle déterminant pour faire participer les gouvernements et renforcer leurs capacités à faire face à de nombreuses questions de développement, y compris le VIH et la nécessité d’adopter des approches fondées sur les droits  Lire

      • Donner un sens à notre monde : La contribution du développement | Helen Clark

        11 août 2014

        image
        Réfugiés sud-soudanais dans le nord de l'Ouganda. Photo: F. NOY / HCR

        Ces derniers temps, des crises successives se disputent les titres de l'actualité et des personnalités telles que le Secrétaire d'État John Kerry et le Secrétaire-général de l'ONU multiplient les navettes diplomatiques. Entre les conflits à Gaza et dans l'est de l'Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, au Mali et au Nigeria, le coût du secours humanitaire est devenu exorbitant. Fin juin, les appels coordonnés de l'ONU pour les crises humanitaires s'élevaient déjà à 16,4 milliards de dollars.  Aurait-on pu faire plus pour prévoir, prévenir ou tempérer ces traumatismes ? En un seul mot : Oui. Et il est urgent d'anticiper les crises et catastrophes futures, car le développement et la survie des communautés sont en jeu. D’après les estimations, chaque dollar dépensé pour la préparation aux catastrophes permet d'économiser en moyenne sept dollars pour le relèvement. Par contre, les dépenses consacrées aux États fragiles ou encore en conflit absorbent une part significative de l'aide publique au développement.  Une bonne partie de cette aide va au secours humanitaire, ne laissant qu’une faible marge de manœuvre pour les investissements à long terme susceptibles de promouvoir la gouvernance inclusive, désamorcer les tensions locales et éviter les conflits. Pour faire  Lire

      • Bâtir la grande entreprise du développement | Leisa Perch

        06 août 2014

        image
        En Inde, les femmes sont les plus durement affectées par les conditions climatiques extrêmes. Foto: Prashanth Vishwanathan/ PNUD en Inde

        De nos jours, les politiques de développement international parlent de développement « axé sur les gens ». Mais nos objectifs font encore toujours référence à la société, l’économie et l’environnement comme s’il s’agissait d’enjeux distincts. Mon récent travail avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) m’a montré que dissocier ces 3 aspects entrave les opportunités et la créativité, et peut aussi causer plus de tort que de bien. Afin de mieux comprendre la complexité et la nuance de ces différents domaines, le GIEC a étudié leurs relations de plus près. Il en ressort que notre méthode est malheureusement plus conservative que progressive. Il est primordial d’agir pour résoudre le problème de l’inégalité au niveau international et de comprendre qu’il ne s’adresse pas qu’aux pays ou aux personnes. Comme le GIEC le souligne, notre approche doit mettre en évidence l’inégalité des pays dans leur capacité à gérer le problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable sont plus qu’une simple alternative aux Objectifs du millénaire pour le développement. Les précédents accords, y compris le protocole de Kyoto, ne suffisent plus ; les prochaines négociations sur le changement climatique devront aller plus loin. Si nous avançons lentement, ce n’est pas la faute  Lire

      • Le développement de notre société, par et pour le peuple | Nadine Abou Elgheit

        01 août 2014

        image
        La conception de projet orientée par les utilisateurs permet d'autonomiser les jeunes au Monténégro en les aidant à trouver eux-même la solution aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Photo: Christian Schwier / ONU au Monténégro

        On m’a récemment offert l’opportunité de visiter nos bureaux de pays au Monténégro et au Kosovo afin de comparer leurs approches du développement. Quatre semaines plus tard j’étais à Pristina, puis à Podgorica, et voici ce que j’ai retenu de mes conversations avec mes collègues : 1.       Ne pas céder face aux déceptions et aux échecs S’il n’est jamais évident d’imposer de nouvelles idées, ce sont souvent elles qui ouvrent la voie du succès. Au premier signe d’échec, la plupart d’entre nous courent se mettre à l’abri, mais nous ne devrions pas éviter les défis. Prenons l’exemple de Walt Disney, Sydney Poitier, Albert Einstein : leurs débuts de carrière étaient catastrophiques. La suite, tout le monde la connait. 2.       Innover pour innover : une erreur Nous avons un avantage par rapport au secteur privé. Grâce à la neutralité et l’impartialité de notre organisation, nous pouvons faire appel à nos experts et nos relations au sein des gouvernements partenaires à travers le monde, et faire de sérieuses économies. L’innovation vient après. 3.       Oser repousser les limites : innover ne se résume pas à créer une page Facebook pour nos projets. Récemment, dans une campagne pour l’inclusion sociale au Monténégro, le Ministre du travail et du bien  Lire

      • Protégeons le thon | Chérie Hart

        23 juil. 2014

        image

        Je ne regarderai plus jamais un sandwich au thon de la même façon. Notre projet de film l'an dernier, en partenariat avec Discovery Channel en Asie, m’a ouvert les yeux. Je ne savais pas, par exemple, que la moitié du thon dans le monde provient du Pacifique, et que la pêche dans cette partie du monde a plus que doublé dans les dix dernières années. Je ne savais pas qu'il y avait tant d’espèces de thon : le thon à nageoires jaunes, le thon obèse, à gros œil, l’albacore et le listao. Pour moi, le thon était du thon en boîte, soit en saumure ou à l'huile. J'ai aussi appris que l'industrie du thon est vitale, et détermine le mode de vie de la plupart des habitants des îles du Pacifique. Environ 80 pour cent des exportations et cinq pour cent des emplois rémunérés pour la moitié des insulaires proviennent de la pêche. L'industrie du thon utilise de nouvelles technologies innovantes pour augmenter la production. Divers « dispositifs de concentration » attirent les poissons en grandes quantités. Que ce soit au Pacifique ou ailleurs, agences nationales, internationales, et gouvernements travaillent de concert pour améliorer la technologie et les moyens de monitorer la pêche. Le  Lire

      • Tenir les promesses de Pékin, 20 ans après

        21 juil. 2014

        image
        ONU Femmes lance la campagne 'Beijing +20' pour encourager le dialogue et la prise d'action en faveur de l'émancipation et de la défense des droits des femmes. ©ONU Femmes/Ryan Brown

        20 ans après la Quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin, ONU Femmes lance une nouvelle campagne qui, sur une période de 12 mois, vise à commémorer cet anniversaire et la naissance du slogan « les droits des femmes sont des droits humains. » En 1995, encore étudiante, j’ai eu la chance de participer au forum des ONG dans le cadre de cette conférence historique, en tant que membre bénévole de l’Organisation des femmes pour l’environnement et le développement. L’engagement et le travail infatigable de tant de femmes dans le monde ont donné naissance, à l’issue de la conférence, à la Déclaration et au Programme d'action de Pékin. Composés de 12 axes principaux définis par une majorité de femmes, ils constituent la déclaration des droits de la femme la plus complète à ce jour.  Ajourd'hui, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, des droits ou du travail, beaucoup de choses ont changé pour les femmes et les jeunes filles. Mais les célébrations de Pékin dissimulent cependant quelques promesses déçues.  • Les parlements ne comptent toujours qu’1 femme pour 4 hommes parmi leurs représentants.  • 35 pour cent des femmes à travers le monde ont été victimes de violences  Lire

      • Mettre l’innovation au service du développement

        15 juil. 2014

        image
        Le conseil des éleveurs de bovins au Kazakhstan utilise les nouvelles technologies pour relancer la gestion nomade traditionnelle des pâturages. ©PNUD Kazakhstan

        Le 19 juin dernier, au Sénat américain, le Bureau de représentation du PNUD à Washington a pris part au Salon de l’innovation organisé par la Fondation des Nations Unies. L’évènement, qui a rencontré un franc succès, s’inscrit dans le contexte d’un monde en évolution rapide où les organisations chargées de promouvoir le développement doivent faire preuve d’innovation pour répondre aux attentes de leurs partenaires. Ces derniers sont présents sur plusieurs fronts. L’USAID gère un laboratoire mondial pour le développement et l’UNICEF collabore avec des start-ups de la Silicon Valley. Récemment, le Conseil américain pour le développement mondial a proposé l’allocation de nouveaux fonds en faveur de l’action sociale et des modèles de paiement contre remboursement.  Fort d’une longue tradition de concepts novateurs telles que l’Indice de développement humain, le PNUD continue de promouvoir l’innovation technique, sociale et managériale par le biais de ses programmes et de ses opérations. En Sierra Leone, au Yémen et en République démocratique du Congo, nous avons a mis en place un système d’inscription biométrique sur les listes électorales et installé des lecteurs d’empreintes digitales ainsi que des systèmes de reconnaissance oculaire pour assurer la tenue d’élections équitables dans ces pays.  Grâce à la messagerie mobile, les  Lire

      • La paix, enjeu majeur du développement durable

        11 juil. 2014

        image
        Une femme accueille les membres du Cadre d'appui technique pour la paix, la sécurité et la coopération, dans le camp de réfugiés de Mugunga près de Goma, en République démocratique du Congo. ©Sylvain Liechti/ONU

        L’Indice de paix mondial (GPI) est paru la semaine dernière. Il révèle que la sécurité diminue de façon significative chaque année depuis 2008 et que l’impact de la violence dans le monde s’élève à 9,8 mille milliards de dollars  (soit 11,3 % du PIB mondial). Malgré des progrès considérables effectués par de nombreux pays en développement au cours des dix dernières années dans le domaine de la réduction de la pauvreté, ces chiffres sont lourds de sens. Et ils nous rappellent à quel point la paix, la stabilité et la prévention des conflits sont liés aux enjeux du développement durable. Il est bien plus dur de combattre les inégalités et de répondre au besoin des populations en difficulté dans un monde où la paix est en retrait. Les pays les plus fréquemment victimes de violences sont aussi ceux dont les taux de pauvreté sont les plus élevés. Les habitants de pays instables et en situation de conflit sont deux fois plus susceptibles d’être touchés par la sous-nutrition que ceux des autres pays en développement. Leurs enfants ont trois fois moins de chance d’aller à l’école et le risque de mortalité infantile avant l’âge de cinq ans est deux fois plus élevé.  Lire