Notre perspective

      • L’e-gouvernance, facteur de démocratisation dans les pays en développement

        18 juil. 2012

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        Le PNUD apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays.

        L’e-gouvernance (la gouvernance recourant aux technologies de l’information) se situe au cœur de l’exercice de deux droits essentiels à toutes les sociétés démocratiques: la liberté d’expression et l’accès à l’information. L’e-gouvernance, lorsqu’elle est efficace, constitue un moyen novateur et transparent d’offrir des services gouvernementaux et d’échanger l’information avec les citoyens de façon pratique, rapide et économique. La migration massive depuis les ordinateurs personnels vers les applications de téléphonie mobile est également porteuse de nouvelles opportunités. Plus de cinq milliards de personnes, soit quelque 77 % de la population du globe, possèdent un téléphone mobile ou y ont accès. Dans les régions sans électricité, ordinateurs ou accès à l’Internet, la téléphonie mobile contribue de plus en plus largement à répandre les services gouvernementaux, bancaires ou sanitaires. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays. Plus de 20 % de ces projets se concentrent sur l’emploi des technologies de l’information pour faciliter l’accès de la population à l’information publique, et 18 % sur l’amélioration des prestations de services. En Corée, pays qui a remporté le prix des Nations Unies pour l’e-gouvernance mondiale en 2010 et 2011, les citoyensLire

      • Nelson Mandela : une vie consacrée à la liberté et la justice

        18 juil. 2012

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        Nelson Mandela s'adresse au Comité spécial contre l'apartheid à l'Assemblée générale. Photo ONU / P. Sudhakaran

        La journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de saluer cet homme extraordinaire, son combat en faveur de la liberté, de la paix et de la justice, ses services à l’humanité, et sa foi en un avenir meilleur. Nombreux sont ceux de ma génération qui ont été inspirés par Nelson Mandela, et qui ont été horrifiés par le régime odieux de l’apartheid en Afrique en Sud. Mandela a consacré sa vie à lutter contre ce système et pour l’avènement d’une nouvelle Afrique du Sud libre et démocratique. Dans ma lointaine Nouvelle-Zélande, la lutte pour la liberté en Afrique du Sud fut longtemps un facteur de division. Nos deux pays avaient une passion commune pour le rugby, et nos équipes nationales étaient généralement considérées comme les meilleures du monde. Mais l’équipe d’Afrique du Sud avait un défaut fondamental – elle était ségréguée. En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont de tout temps été au devant de la scène à tous les niveaux de ce sport. Pourtant, jusqu’à leur tournée de 1960, les joueurs maoris n’étaient jamais sélectionnés lorsque les All Black se produisaient dans ce pays. Un mouvement anti-apartheid vit le jour, qui par la suite a organisé des campagnes concertées contre cette injustice. LorsqueLire

      • Le Soudan du Sud : bilan après un an d’indépendance | Lise Grande

        11 juil. 2012

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        Formation informatique pour les femmes au Soudan du Sud. Photo : PNUD Soudan du Sud.

        Saluons tout d’abord les réalisations du pays. Pendant la période de six ans couverte par l’Accord de paix global, les Sud-Soudanais ont réalisé d’énormes progrès. Au total, 29 ministères, 21 commissions, dix gouvernements d’État, un parlement national et dix assemblées législatives d’État ont été mis en place. Plus de deux millions de personnes sont retournées au Soudan du Sud, la fréquentation des écoles primaires a triplé, la rougeole n’a plus atteint des niveaux épidémiques et un réseau routier de 6 000 kilomètres raccordant les grandes villes et agglomérations a été ouvert. En dépit de ces progrès, le processus de consolidation de l’État auquel le Soudan du Sud fait face représente l’un des défis les plus importants de notre génération actuelle. Les indicateurs de développement humain comptent parmi les pires au monde : 80 pour cent de la population vit avec l’équivalent de moins de 1 dollar américain par jour et on estime à 4,7 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire cette année. Moins de la moitié des fonctionnaires ont les qualifications requises pour leurs postes. Il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que les mesures proposées en matière de reddition de comptes et de transparence empêchent touteLire