Notre perspective

      • Améliorer le développement humain des peuples indigènes : le modèle du Chiapas

        22 août 2012

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        Les populations indigènes du Chiapas, un des Etats les plus pauvres du Mexique, ont constaté des améliorations dans le développement humain après l'adoption depolitiques sociales axées sur les OMD. (© PNUD Mexique)

        À bien des égards, l'histoire n'a pas été tendre avec l'État du Chiapas, dans le sud-ouest du Mexique, où vit plus la forte population indigène du pays. La pauvreté y est chronique et l'État accuse du retard par rapport à la plupart des indicateurs socio-économiques. Toutefois, le Chiapas a récemment montré la voie en se fixant un agenda pour améliorer la vie de ses habitants. En 2009, il a adopté l'Agenda Chiapas-ONU et amendé sa constitution, qui est devenue la première au monde à prescrire une politique sociale guidée par les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Depuis, la lutte contre la pauvreté et ses origines y est devenue une priorité et l’on privilégie les initiatives visant à améliorer la santé, l'éducation et la durabilité environnementale et à combattre la faim extrême. Suite à cet amendement constitutionnel, les dépenses publiques du gouvernement fédéral, des États et des collectivités locales ont été alignées sur les OMD, avec à la clé des résultats spectaculaires en un temps record. Le Chiapas a enregistré des progrès dans le domaine de l'éducation, comme en témoignent ses taux d'alphabétisation et de scolarisation de 2008 à 2010. Pendant la même période, l'État a également réalisé les avancéesLire

      • Que signifie Rio+20 pour le développement durable? | Helen Clark

        21 août 2012

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        Le défi découlant de Rio +20 consiste à savoir comment faire avancer les objectifs économiques, sociaux et environnementaux simultanément. Photo: PNUD Soudan

        La pertinence de sommets mondiaux comme Rio+20 tient à leur capacité à favoriser les contacts entre les acteurs mondiaux et à les amener à « penser globalement et agir localement ». Le document final de Rio+20, « L'avenir que nous voulons », s'achève sur ce constat : pour être efficace, le développement doit être durable. Il souligne le rapport entre protection de l'environnement et développement économique et insiste sur l'importance de la dimension sociale (ou humaine) du développement durable. Rio+20 pose le défi suivant : comment promouvoir simultanément les objectifs économiques, sociaux et environnementaux pour faciliter l'élaboration de politiques intégrées. Pour certains, croissance économique et protection de l'environnement ne vont pas de pair. Rio se situe à contre-courant de cette pensée et nous exhorte à identifier les moyens de promouvoir l'entrepreneuriat, la création d'emplois et la protection sociale tout en tenant compte de l'environnement. Les engagements pris par les entreprises, les banques de développement, les villes et les régions, les agences de l'ONU, les acteurs des ONG et de la société civile font partie des principaux acquis de Rio. Plus de 700 engagements officiels ont été enregistrés, et les promesses de dons s’élèvent à plus de 500 milliards de dollars. CeciLire

      • De la crise à la résilience : pourquoi l'inégalité compte-t-elle ?

        17 août 2012

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        A Kanchipuram, petite ville rurale dont l'économie est tributaire du tourisme, en Inde, les femmes travaillent ensemble pour aider la communauté à avancer. ©PNUD IPC-IG/Isa Ebrahim Ali

        Les crises financières et économiques sont si fréquentes qu'elles semblent être devenues une caractéristique systémique de l'économie internationale. Il nous faut repenser les causes profondes de ces crises, reconnaître leur impact unique sur les pays en développement et trouver les moyens de rendre ces économies émergentes plus résilientes à ces chocs majeurs. Pour certains spécialistes, les crises monétaires, de la dette ou bancaires sont essentiellement dues aux systèmes financiers déséquilibrés et fragiles des économies en développement. Mais, cette hypothèse suppose une autorégulation et une efficacité inhérente des marchés, ce qui reste à prouver dans de nombreux cas. D'autres privilégient l'identification des causes structurelles et des voies par lesquelles les économies s'exposent aux crises. Pour les tenants de cette approche, la dépendance croissante des exportations augmente la vulnérabilité de nombreux pays en développement aux chocs économiques et financiers, même si les experts divergent sur les détails. Mais, l'inégalité croissante des revenus aussi fait planer des risques sérieux. Aujourd'hui, les cinq pour cent les plus riches du monde gagnent en 48 heures le revenu annuel des plus pauvres. Cette montée fulgurante de l'inégalité favorise l'inefficacité, l'instabilité, les investissements à risques et une baisse globale de productivité. Pour élaborer des politiques qui renforcent laLire