Notre perspective

      • La santé des femmes et des filles est au cœur des enjeux de développement mondial

        02 mai 2013

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        Une mère et sa fille dans un hôpital au Burundi. Le gouvernement fournit des soins de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. (Photo: Maria Cerna / PNUD)

        Les femmes et les filles sont au cœur des enjeux de développement mondial et elles continuent pourtant de subir violence et discrimination, de souffrir de grossesses involontaires et de connaître des taux élevés de mortalité maternelle. Dernièrement, le Groupe de travail de haut niveau pour la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) a soumis ses recommandations pour plaçer les droits fondamentaux de la femme, y compris la santé et les droits reproductifs, au cœur de l’agenda pour le développement durable. Ce groupe d’experts souhaite mobiliser la volonté politique en vue de faire progresser un agenda garantissant des droits pour tous. Il vise également à faire des droits en matière de santé des femmes et des jeunes les principaux enjeux de l’agenda pour le développement  pour l’après-2015. Le rapport du Groupe de travail indique que 800 femmes meurent chaque jour des suites de grossesses évitables et de complications liées à l’accouchement, tandis que 222 millions de femmes n’ont pas accès aux méthodes contraceptives modernes, ce qui se traduit chaque année par 80 millions de grossesses non planifiées et 20 millions d’avortements à risque. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, une fille sur trois de moins de 18Lire

      • Mettre fin à la violence contre les femmes | Marta Vieira da Silva

        29 avr. 2013

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        La vie n’est pas facile pour les femmes – nulle part au monde. J’ai grandi à Dois Riachos – une ville pauvre et isolée du nord-est du Brésil. Notre famille n’avait pas beaucoup d’argent. Ma mère travaillait dur pour nous élever toute seule, moi, mes deux frères et ma sœur.  Nous ne pouvions même pas nous offrir un ballon de football – en acheter un nous aurait privés de nourriture. À l’âge de sept ans, je savais que je voulais jouer au football pour le restant de ma vie. Mais j’étais une fille, et ce n’était pas simple. Mes frères et les autres garçons, tout le monde sur le terrain essayait de m’empêcher de jouer. J’ai eu la chance d’avoir été aidée par des personnes inspirées qui m’ont aidée à réaliser mon rêve : devenir une footballeuse professionnelle. Tant de femmes n’ont pas les possibilités qui m’ont été offertes.  Chaque année, 2 millions de femmes et de filles sont contraintes de se livrer à la prostitution, sont réduites en esclavage et asservies. Près de 60 % des femmes sont victimes, au cours de leur vie de sévices physiques ou sexuels – et jusqu’à la moitié des agressions sexuelles sont commises contre des fillesLire

      • Troquer la santé contre la richesse ? L'obésité dans le Pacifique Sud

        19 avr. 2013

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        La réduction de l'activité physique et un changement des systèmes de production traditionnels en faveur de l'importation ont contribué à la propagation de l'obésité dans les îles du Pacifique. (Photo: Ferdinand Strobel / PNUD)

        Les taux de prévalence de l'obésité et du diabète des îles du Pacifique Sud font partie des plus élevés du monde, culminant respectivement à 75 et 47 %. Aujourd'hui, ces pays insulaires élèvent la génération la plus obèse de l'histoire humaine. Un regard plus attentif aux échanges commerciaux internationaux de ces pays révèle que nombre d'entre eux ont, en effet, troqué la santé contre la richesse. La prévalence de maladies non transmissibles telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer dans la région du Pacifique est étroitement liée au remplacement progressif des aliments traditionnels par des aliments importés bon marché, à forte teneur énergétique et pauvres en nutriments. Autrement dit, de la malbouffe. Divers accords commerciaux obligent ces pays à lever davantage les obstacles à l'importation, ce qui rend les aliments transformés tels que les viandes en conserve moins chers et plus accessibles et limite les interventions pour raison de santé publique. Les îles Kiribati en sont l'exemple typique  : d'après les estimations, le pays importe 72 % de ses produits alimentaires et possède le taux de consommation d'aliments malsains le plus élevé. À lui seul, le sucre représente plus de 30 % de la consommation quotidienne totale deLire