Notre perspective

      • Énergie et développement : réduire la dépendance aux combustibles traditionnels

        09 oct. 2013

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        Christine Kyomugasho fait la cuisine à la maison avec un poêle à biogaz. (Photo: Matthias Mugisha/PNUD Ouganda)

        À quelques exceptions près, tout le monde fait la cuisine tous les jours, de diverses manières et avec un succès variable. Certains d’entre nous se servent d’une cuisinière électrique, d’autres utilisent un réchaud à gaz. Certains cuisinent dehors, d’autres a l'intérieur. Dans le monde, 2,7 milliards de personnes utilisent du bois, du charbon et d’autres combustibles dits traditionnels. Utiliser du bois ou du charbon pour cuisiner, c’est un peu plus compliqué que cuisiner au gaz ou à l’électricité. Premièrement, le combustible est plus difficile à obtenir – si je dois aller acheter du bois ou du charbon au marché ou me rendre en forêt pour trouver du bois moi-même, cela prend plus de temps que d’allumer la flamme d’une gazinière ou d’appuyer sur le bouton d’une cuisinière électrique. Dans l’état de l’Himachal Pradesh, en Inde, par exemple, une femme rurale passe en règle générale 40 heures par mois à récolter des combustibles, un grand nombre d’entre elles parcourant une distance de plus de 6 kilomètres aller-retour à chaque fois. Deuxièmement, les combustibles traditionnels sont beaucoup plus lourds – une famille qui utilise du bois comme combustible pour faire la cuisine aura besoin en moyenne de 2 400 kilos par an. Une telle pratique peut contribuer àLire

      • Ressources minières : un tremplin pour le développement de l'Afrique

        04 oct. 2013

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        L'Afrique se positionne pour effectuer la transition délicate de la croissance au bien-être partagé. Photo: PNUD au Togo

        L'Afrique est en passe de réaliser une percée en matière de développement. L'extrême pauvreté a été réduite, la mortalité maternelle et infantile a fortement diminué, et la plupart des pays ont accompli d'importants progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMDs), les huit objectifs internationalement convenus pour réduire la pauvreté, la faim et les maladies d'ici à 2015. Il faudra cependant un nouveau type de croissance – plus rapide et plus inclusive – pour améliorer la vie des Africains sur une plus vaste échelle. L’actuelle combinaison du prix élevé des matières premières et de la découverte d'importants gisements de pétrole, de gaz naturel et de minerais pourrait contribuer à l’accélération de la croissance et à l’amélioration du niveau de vie sur le continent. Pour ce faire, les pays d'Afrique devront accomplir trois objectifs. Premièrement, les recettes des ressources extractives doivent être capturées de manière efficiente et transparente. Une partie importante des revenus générés par les industries d’extraction minière, du pétrole et du gaz naturel est généralement redistribuée vers les sociétés internationales qui pourvoient la technologie, les compétences et les finances requises. La question de savoir si les Africains bénéficient de ces industries dépend dans une large mesureLire

      • Placer la paix et la sécurité au cœur du programme mondial pour le développement

        02 oct. 2013

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        Des milliers de spectateurs assistent à une campagne nationale de sensibilisation contre le trafic humain à Baucau, Timor Leste. Photo: Martine Perret / UN Photo

        La semaine dernière, les dirigeants de la planète se sont retrouvés à l’Assemblée Générale de  l’ONU pour discuter, entre autres, d’un nouveau programme mondial de développement. Les huit objectifs du Millénaire pour le développement, dont l’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim, arrivent à échéance en 2015, donnant ainsi aux États membres la possibilité de façonner l’avenir du développement. C’est aussi l’occasion pour eux de placer la paix et la stabilité au cœur du débat. Dans les pays ravagés par les conflits et les catastrophes, les actions de développement se focalisent souvent sur la promotion de la croissance économique, de la santé et de l’éducation. Des enjeux fondamentaux pour une paix et une stabilité durables, tels que l’État de droit et la justice, la bonne gouvernance, la cohésion sociale et la durabilité environnementale, sont souvent négligés. A ma surprise, j’entends souvent des arguments hostiles à l’inclusion de la paix et de la stabilité dans le nouveau programme mondial pour le développement. L’un des  arguments les plus fréquents est que ce sont des aspects extérieurs au développement humain durable. En réalité, paix et stabilité ne sortent pas du cercle du développement. Les deux doivent aller de pair. La violence détruit nonLire