Notre perspective

      • Accueillir une nouvelle génération d'« enjeux de développement »

        16 janv. 2014

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        Les problèmes cardiaques tels que l'obésité, autrefois plus courant dans les pays du Nord, enregistrent une augmentation dans les pays du Sud. ©PNUD Fidji

        En parcourant mes différents flux pendant la trêve de Noël, j'ai constaté l'apparition d'un nouveau thème, le « Nord au Sud » en matière de santé, ou ce que j'appelle les Thèmes de Cendrillon : accidents de la route, trafic de drogue, tabagisme ou alcool. Des fléaux qui font de plus en plus de ravages dans les pays en développement et ne seront bientôt plus relégués à la périphérie des débats.  L'ODI a ouvert le feu avec Future Diets (L'alimentation du futur), un excellent rapport sur l'obésité indiquant que le nombre de personnes obèses/en surpoids dans les pays en développement (904 millions) a plus que triplé depuis 1980 et dépasse désormais le nombre de personnes mal nourries (842 millions, selon la FAO). Pour sa part, l'hebdomadaire The Economist a publié un reportage (en anglais)  sur la « guerre des nouveaux médicaments » : « Dans les marchés émergents, les citoyens vivent plus longtemps, et les maladies des pays riches font leur apparition. Il en résulte une demande accrue en médicaments contre le cancer, le diabète et d'autres maladies chroniques. Les gouvernements des pays émergents veulent étendre l'accès aux soins, mais les médicaments absorbent déjà une grosse part des dépenses de santé. Au même moment, une vague d'innovation produit deLire

      • Ce que la communauté internationale peut faire dès maintenant pour la Syrie | Sima Bahous

        13 janv. 2014

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        Des femmes et des enfants au camp d'Atme, à la frontière Turque. ©IRIN/JODI HILTON

        Des images tragiques de mort, de destruction et de souffrance continuent à alimenter les nouvelles en provenance de Syrie alors que le conflit en est presque à sa troisième année. Plus de 100 000 Syriens ont été victimes des combats qui ont contraint 6,5 millions de personnes à quitter leurs foyers. Mais le problème de la Syrie ne se limite pas à la souffrance humaine et cette crise aura des implications à long terme pour le développement. Conséquence directe des combats, 50 pour cent de la population syrienne vit actuellement dans la pauvreté. La destruction des infrastructures, la disparition des services, la désintégration de l’économie et un chômage généralisé ont fait reculer la Syrie à ses niveaux de développement d’il y a 35 ans.  Plus de deux millions de Syriens se sont réfugiés au Liban, en Iraq, en Jordanie, en Turquie et en Égypte. Cet afflux de population modifie l’équilibre démographique des pays d’accueil et l’accès aux ressources déjà rares telles que la terre, l’eau et l’emploi pour les communautés locales, est susceptible d’attiser les risques d’instabilité. Pour éviter que le conflit n’aggrave encore la pauvreté dans la région, la communauté internationale doit renforcer son soutien aux secours d’urgence, tout enLire

      • Quand consommer vous consume...

        10 janv. 2014

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        Casimira Sanchez prépare des pièces de matériel de gym dans une usine de Mexico. Un programme du PNUD visant à renforcer les petites et moyennes entreprises a augmenté leur accès aux nouvelles technologies. ©Luis Acosta/AFP pour le PNUD

        Scott Fitzgerald disait ceci de l’alcool : « Vous prenez un premier verre, puis le verre prend un verre, et à la fin le verre vous prend. » Il en va de même du consumérisme lorsqu’il devient un moyen d’atteindre à un statut ou à la reconnaissance sociale. Commençons par examiner un certain nombre de faits. Le consumérisme est le moteur de la croissance dans les économies latino-américaines. Il représente 59 % du PIB au Brésil, 66 % au Mexique, 69 % au Chili, 77 % au Honduras et 88 % en République dominicaine, soit plus de deux tiers de la croissance économique des trois premiers pays au cours de l’année passée. Le consumérisme a également permis une réduction non négligeable de la pauvreté et favorisé l’émergence d’une classe moyenne dans la région. Á l’heure actuelle, la majorité de la population n’est plus « pauvre » au sens statistique du terme, mais elle reste « vulnérable », car elle occupe des emplois précaires tout en jouissant de niveaux de revenus et d’un pouvoir d’achat plus élevés qu’avant. Penchons-nous ensuite sur les motifs de préoccupation. La consommation est liée de façon intrinsèque à des niveaux élevés de liquidités, à un accès aiséLire