Notre perspective

      • L'aide étrangère ne sert-elle vraiment à rien?

        24 janv. 2014

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        Une femme Hmong et son bébé dans le village de Sin Chai. Le Vietnam est un exemple d'une intervention de l'aide étrangère réussie. ©Kibae Parc/ONU

        Depuis mon arrivée aux Etats-Unis il y a un an, j'ai rencontré des auteurs tels que Roger Riddell, qui posent des questions incisives aux responsables des programmes d'aide. Ces auteurs sont les partisans d’une thèse bien établie et respectée qui remet en question le bien-fondé de l'aide bilatérale et multilatérale. Ici, à Washington, je me réjouis de pouvoir dire que si USAID se concentre davantage sur des données objectives et quantifiables, le PNUD met aussi beaucoup mieux l’accent sur ses résultats (comme en témoigne le classement effectué par l'IITA), une personne et un pays à la fois.  Pourtant, un élément de preuve important est souvent absent de nos démonstrations : nous oublions de mentionner les pays qui sont parvenus à sortir de la pauvreté. Je viens juste de rentrer du Viet Nam où j’ai passé lenouvel an. Mon premier poste au sein du PNUD était à Hanoï en 1985. Le pays était alors totalement ravagé par la guerre et le PNUD appuyait divers projets de reconstruction avec un petit groupe de partenaires, notamment dans les industries du café et du caoutchouc. Aujourd’hui le Viet Nam est le deuxième producteur de café au monde après le Brésil et est susceptible de devenir le troisièmeLire

      • Éviter une autre crise en Centrafrique

        22 janv. 2014

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        Akadus Zangoa, 10 ans, porte un jerrican d'eau pour sa mère, qui vend du manioc sur un petit stand afin de nourrir sa famille. Sans accès à l'eau potable, le développement d'une épidémie à l'intérieur du camp est à craindre. ©UNHCR/S. Phelps

        Les violences sectaires en Centrafrique ont fait un million de déplacés et l'on estime que 2,2 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin de cette assistance. Une crise alimentaire est désormais en train de se profiler. Selon l'ONU, 94 pourcent des communautés affirment qu'elles ne disposent pas d'assez de semences pour la prochaine récolte. Bien qu'il soit essentiel de satisfaire les besoins humanitaires des populations, la communauté internationale doit impérativement s'attaquer aux problèmes de développement qui ont provoqué le conflit. Si tel n'était pas le cas, une nouvelle crise pourrait se reproduire.  Il est donc extrêmement important que l'action humanitaire s'inscrive dans une perspective plus vaste, visant à remettre le pays sur la voie d'un développement robuste. La crise qui sévit en Centrafrique est le résultat d'un échec de l'Etat et de la classe politique et résulte d'une pauvreté chronique et d'une anarchie totale, auxquels il faut ajouter des décennies de sous-investissement en matière de services sociaux et de développement économique. Lorsque le conflit armé se sera apaisé, toute notre attention doit se concentrer sur la reconstruction des infrastructures telles les cliniques, routes, ponts, et réservoirs d'eau. Dans cette optique, les travaux publics pourront constituer une importanteLire

      • Plan stratégique du PNUD 2014 - 2017 : évoluer avec le monde

        20 janv. 2014

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        Vue aérienne de la ville de Sehwan Sharif, dans la région du Sud Sindh, au Pakistan. ©ONU/PAM/Amjad Jamal

        Nous nous trouvons à un moment important de notre histoire, à un point d’inflexion. Premièrement, le rôle joué par les pays en développement dans le monde – dans l’économie, la science, la technologie, la politique, la culture – est en train de changer radicalement. Leur importance et leur influence ne font que croître. Deuxièmement, pour la première fois dans l’histoire humaine, plus de gens vivent dans des villes que dans des villages – Ce qui nous amène à réfléchir sur notre vision conventionnelle des lieux où les gens vivent dans le monde en développement, et de la manière dont ils vivent. Troisièmement, les technologies dont nous disposons aujourd’hui changent profondément la manière dont nous travaillons les uns avec les autres, nous comportons entre nous, faisons des choses et les vendons. Il s’agit d’un moment véritablement passionnant pour le développement. Mais il y a des dangers : • La croissance et le développement n’apportent pas nécessairement des bénéfices à chacun de manière équitable, ce qui fait que les tensions montent – et parfois éclatent – dans un nombre croissant de pays. • Les changements qui se produisent sont parfois si profonds que les sociétés et les systèmes politiques ne peuvent y faireLire