Notre perspective

      • SIDA : 2012 offre des raisons d’espérer et de nouvelles réponses

        26 juil. 2012

        La science donne à penser que venir à bout du sida est enfin à notre portée. Il nous faut maintenant réfléchir aux leçons à tirer de ces 3 décades d’action contre le sida et de la lutte menée dans le domaine des droits l‘homme, si nous désirons faire mieux pour apporter, à ceux qui en ont le plus besoin, ce que les meilleures innovations scientifiques ont à offrir. Plus de 8 millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont reçu un traitement l'an dernier, contre 6,6 millions en 2010. Près de 60 pour cent des 1,5 millions de femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont également été traitées en 2011, afin que leurs bébés soient moins susceptibles d'être infectés. Depuis le début de l’épidémie, nous avons constaté que ce sont les inégalités sociales et structurelles qui entretiennent le VIH. Les présentateurs à la Conférence internationale sur le sida cette semaine ont lancé un appel pour favoriser des conditions juridiques et une action urgente contre l’ostracisme, la marginalisation, la discrimination et l’incrimination dus au statut sérologique, à l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle. Des recommandations sur ‘les risques, le droit et la santé’ avancées  Lire

      • Les acquis des femmes à Rio+20 : obtenir l’avenir que nous voulons en assurant l’égalité

        23 juil. 2012

        image
        Le programme de développement mondial connaît de grandes mutations : comment veiller à ce que les questions de genre soient alors dûment examinées dans ce processus? ©PNUD au Soudan du Sud

        L’agenda mondial du développement est en train de subir des changements radicaux. Comment donc s’assurer que les questions d’égalité des sexes soient adéquatement prises en compte dans cette situation en évolution? Rio+20 a réaffirmé les objectifs en vue d’un monde viable sur le plan économique, social et environnemental. Les représentants de plus de 100 gouvernements ont volontairement pris plus de 690 engagements, notamment cinq qui concernent spécifiquement l’égalité des sexes. Mais des questions d’importance critique demeurent : Rio+20 a-t-il véritablement représenté tous les citoyens du monde? Va-t-il contribuer à améliorer la condition de la femme dans le monde? Le document final de la conférence mentionne l’égalité des sexes dans 44 paragraphes. Les dirigeants du monde ont affirmé que l’égalité des sexes et la participation des femmes “revêtent une grande importance pour mener une action efficace dans tous les domaines du développement durable”. Le document final encourage donateurs et organisations non gouvernementales à tenir pleinement compte des engagements pris et des questions concernant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les programmes et politiques de développement. Le document recommande “de mettre en œuvre de manière intégrale et effective le Programme d’action de Beijing (et) le Programme d’action de la Conférence internationale  Lire

      • L’e-gouvernance, facteur de démocratisation dans les pays en développement

        18 juil. 2012

        image
        Le PNUD apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays.

        L’e-gouvernance (la gouvernance recourant aux technologies de l’information) se situe au cœur de l’exercice de deux droits essentiels à toutes les sociétés démocratiques: la liberté d’expression et l’accès à l’information. L’e-gouvernance, lorsqu’elle est efficace, constitue un moyen novateur et transparent d’offrir des services gouvernementaux et d’échanger l’information avec les citoyens de façon pratique, rapide et économique. La migration massive depuis les ordinateurs personnels vers les applications de téléphonie mobile est également porteuse de nouvelles opportunités. Plus de cinq milliards de personnes, soit quelque 77 % de la population du globe, possèdent un téléphone mobile ou y ont accès. Dans les régions sans électricité, ordinateurs ou accès à l’Internet, la téléphonie mobile contribue de plus en plus largement à répandre les services gouvernementaux, bancaires ou sanitaires. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays. Plus de 20 % de ces projets se concentrent sur l’emploi des technologies de l’information pour faciliter l’accès de la population à l’information publique, et 18 % sur l’amélioration des prestations de services. En Corée, pays qui a remporté le prix des Nations Unies pour l’e-gouvernance mondiale en 2010 et 2011, les citoyens  Lire

      • Nelson Mandela : une vie consacrée à la liberté et la justice

        18 juil. 2012

        image
        Nelson Mandela s'adresse au Comité spécial contre l'apartheid à l'Assemblée générale. Photo ONU / P. Sudhakaran

        La journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de saluer cet homme extraordinaire, son combat en faveur de la liberté, de la paix et de la justice, ses services à l’humanité, et sa foi en un avenir meilleur. Nombreux sont ceux de ma génération qui ont été inspirés par Nelson Mandela, et qui ont été horrifiés par le régime odieux de l’apartheid en Afrique en Sud. Mandela a consacré sa vie à lutter contre ce système et pour l’avènement d’une nouvelle Afrique du Sud libre et démocratique. Dans ma lointaine Nouvelle-Zélande, la lutte pour la liberté en Afrique du Sud fut longtemps un facteur de division. Nos deux pays avaient une passion commune pour le rugby, et nos équipes nationales étaient généralement considérées comme les meilleures du monde. Mais l’équipe d’Afrique du Sud avait un défaut fondamental – elle était ségréguée. En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont de tout temps été au devant de la scène à tous les niveaux de ce sport. Pourtant, jusqu’à leur tournée de 1960, les joueurs maoris n’étaient jamais sélectionnés lorsque les All Black se produisaient dans ce pays. Un mouvement anti-apartheid vit le jour, qui par la suite a organisé des campagnes concertées contre cette injustice. Lorsque  Lire

      • Le Soudan du Sud : bilan après un an d’indépendance | Lise Grande

        11 juil. 2012

        image
        Formation informatique pour les femmes au Soudan du Sud. Photo : PNUD Soudan du Sud.

        Saluons tout d’abord les réalisations du pays. Pendant la période de six ans couverte par l’Accord de paix global, les Sud-Soudanais ont réalisé d’énormes progrès. Au total, 29 ministères, 21 commissions, dix gouvernements d’État, un parlement national et dix assemblées législatives d’État ont été mis en place. Plus de deux millions de personnes sont retournées au Soudan du Sud, la fréquentation des écoles primaires a triplé, la rougeole n’a plus atteint des niveaux épidémiques et un réseau routier de 6 000 kilomètres raccordant les grandes villes et agglomérations a été ouvert. En dépit de ces progrès, le processus de consolidation de l’État auquel le Soudan du Sud fait face représente l’un des défis les plus importants de notre génération actuelle. Les indicateurs de développement humain comptent parmi les pires au monde : 80 pour cent de la population vit avec l’équivalent de moins de 1 dollar américain par jour et on estime à 4,7 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire cette année. Moins de la moitié des fonctionnaires ont les qualifications requises pour leurs postes. Il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que les mesures proposées en matière de reddition de comptes et de transparence empêchent toute  Lire

      • Réaffirmons notre engagement en faveur du développement durable en Afghanistan

        10 juil. 2012

        image
        Aujourd'hui, plus de 20% des fonctionnaires en Afghanistan sont des femmes, et les filles représentent 34% des sept millions d'enfants scolarisés. ©PNUD

        La communauté internationale et le gouvernement afghan ont convenu d’un engagement accru en Afghanistan. C’est l’un des résultats essentiels d’une conférence à laquelle j’ai participé et qui s’est tenue à Tokyo, le 8 juillet dernier, en présence de représentants de la société civile et d’organisations internationales de plus de 70 pays. Les participants ont décidé de renouveler et de contrôler le respect de leurs engagements mutuels en faveur du développement social et économique de l’Afghanistan sur le long terme, les uns, en promettant une aide de 16 milliards de dollars EU d’ici 2015 et le gouvernement afghan, en s’engageant à lutter avec détermination contre la corruption. Ces engagements marquent un tournant essentiel alors que l’Afghanistan poursuit ses efforts pour reprendre son avenir en main, sur le plan notamment de la sécurité, de la gouvernance et du développement. Des avancées considérables ont déjà été accomplies : jusqu’à récemment, les filles n’étaient pas scolarisées, peu de garçons dépassaient la troisième année de primaire, et le revenu par habitant arrivait tout en bas de l’échelle internationale. Mais au cours des dix dernières années, les prévisions du nombre d'années de scolarité par enfant a été multiplié par quatre et le revenu par habitant a triplé.  Lire

      • Se préparer aux catastrophes : une clé du développement

        03 juil. 2012

        image
        Ces dix dernières années, près d’un million de personnes ont péri dans des catastrophes et plus de mille milliards de dollars ont été perdus. Néanmoins, seul 1% de l’aide internationale est déployé pour réduire l’impact de ces catastrophes. Suivez-nous sur Twitter #AgisMaintenant et participez à notre campagne!

        Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels. La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes. L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul un pour cent de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes. Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résilience face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieux  Lire

      • La santé, enjeu du développement durable | Olav Kjørven

        22 juin 2012

        image
        Des laborantins effectuent un test pour le VIH à Tachkent, en Ouzbékistan.

        Le cadre global du développement subit actuellement des changements fondamentaux. Les défis humains liés au changement climatique, au travail décent et à l'accès à des services sociaux de qualité gagnent progressivement les pays développés et les pays en développement. La réponse à ces défis réside dans l'adoption de stratégies nationales globales et multisectorielles qui font appel aux meilleures pratiques internationales, d'où qu'elles viennent. Cette nouvelle réalité n'apparaît nulle part plus clairement que dans le secteur de la santé. Les maladies non transmissibles — le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires — posent des problèmes croissants, tant aux pays à revenu élevé et à revenu intermédiaire qu'aux pays à faible revenu et aux pays les moins avancés. En réponse à cette évolution des grands défis de santé publique liés aux maladies non transmissibles, j'aimerais faire passer trois messages. En premier lieu: De nombreuses maladies non transmissibles constituent un enjeu de développement durable. Une simple réduction de la pollution de l'air, de l'eau et de la pollution chimique suffirait à éviter jusqu'à un quart du fardeau créé par ces maladies.   En second lieu: Aujourd'hui plus que jamais, l'intégration est de mise. La croissance économique, la protection de l'environnement et l'équité sociale ne  Lire

      • Accès universel à l’énergie : mettre en place le cadre voulu | Veerle Vandeweerd

        19 juin 2012

        Élargir l’accès aux services énergétiques durables et d’un coût abordable est fondamental pour les efforts de développement globaux visant à réduire la pauvreté et à améliorer l’éducation, la santé, l’égalité des sexes et la durabilité environnementale. 1,4 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité (85 % d’entre elles vivant en milieu rural) et 2,7 milliards (quelque 40 % de la population mondiale) se servent de combustibles solides pour faire la cuisine et se chauffer. À l’heure actuelle, les plus fortes concentrations de population « pauvre en énergie » (personnes pauvres qui n’ont pas accès aux formes modernes d’énergie durable) se trouvent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Selon des projections récentes, le problème est appelé non seulement à perdurer mais à s’aggraver dans le long terme, à moins que la communauté internationale ne s’engage à y porter remède. Il faut, pour relever le défi et élargir l’accès des pauvres à des formes d’énergie durables et économiques, fixer de nouvelles cibles ambitieuses de financement et de réalisation au niveau mondial et national. En sa capacité de principal organisme des Nations Unies pour le développement, le PNUD appuie la publication d’un rapport intitulé « Universal access to  Lire

      • Cap sur Rio +20 : à une semaine du sommet, quelles sont les clefs du succès ? | Nils Boesen

        15 juin 2012

        image
        La mobilisation des collectivités et une approche participative en Haiti permet d'inclure les personnes dans la reconstruction de leurs maisons, quartiers et villes selon leurs attentes et leurs besoins. Photo: PNUD Haiti

        Nous assistons actuellement à une transformation profonde : l’ordre qui a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale est en train de laisser place à un monde radicalement différent, caractérisé par l’émergence de nouvelles puissances. Ce bouleversement n’est pas uniquement le fait, comme on l’a si souvent décrit, de la montée en puissance des nouvelles nations et des nouvelles économies. Le phénomène majeur de l’arrivée des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), considérés comme les principales économies émergentes, ne doit pas occulter un changement plus radical : Le passage d’un monde dominé par les États-nations à une réalité plus diversifiée, complexe et prometteuse, qui n’est plus définie de manière unilatérale mais gouvernée par plusieurs. Un monde où la société civile tisse des réseaux et utilise les médias sociaux. Un monde où les entreprises internationales nouent également des liens et élaborent de nouvelles approches en matière de responsabilité sociale, bien au-delà des simples mesures de façade. Un monde où les universités et les groupes de réflexion favorisent activement l’innovation, aussi bien sur le plan social, technologique que sur celui de la gestion. Un monde, surtout, dominé par les villes (voire peut-être les villes-États, qui viennent rivaliser, concurrencer et soutenir les États-nations),  Lire