Notre perspective

      • La campagne pour l’après 2015 est lancée en Zambie

        04 févr. 2013

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        Une femme de la Zambie travaille dans son champ. Photo: Patson Mwasila/PNUD

        Anticiper le futur et imaginer le monde que nous voulons requiert de la clairvoyance, et de la persistance pour  transformer cette vision en réalité. Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne sont pas imaginaires, ils sont tangibles, et de nombreux pays sont sur le point de les réaliser. Malgré cela plus d’un milliard de personnes vivent encore dans la pauvreté. La croissance des inégalités et la multiplication des injustices, les effets du changement climatique ou des activités terroristes ne sont sans doute pas ce que les OMD visaient. Mais dans un monde où les frontières entre le développement et les activités humanitaires, entre les impacts à long et court terme, deviennent de plus en plus floues, il faut faire appel à notre imagination. Tandis que nous nous efforçons d’accélérer les progrès en vue des OMD, deux éléments pourraient stimuler et façonner cette vision du futur : tout d’abord notre sens d’équité des populations et ensuite notre engagement à faire nos propres choix. Voyons ce que nous racontent les chiffres : - La Zambie a fait passer son taux de pauvreté extrême de 58 pour cent en 1991 à 43 pour cent en 2010. Cependant l’extrême pauvreté demeure plus élevée en zones  Lire

      • L'Amérique latine toujours en proie à la violence et à la criminalité

        31 janv. 2013

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        Plus de 1 000 juges, greffeirs, avocats et policiers ont reçu des formations techniques dans le domaine des enquêtes criminelles, des crimes sexuels et des inspections judiciaires. Photo: PNUD en Haïti

        En Amérique latine, les économies sont plus fortes, mieux intégrées et les démocraties plus solides qu'il y a 20 ans. La région est plus prospère et connaît moins d'inégalités. Mais, la criminalité et la violence épidémiques menacent ces acquis et exigent des solutions novatrices urgentes de la part des pouvoirs publics. De 2000 à 2010, les taux d'homicides ont augmenté de 11 pour cent dans la région alors qu'ils ont reculé dans la plupart des autres régions du monde. Dans les pays disposant de données pour la période 1980-90, les vols ont quasiment triplé au cours des 25 dernières années. Un vol sur 10 s’accompagne de violence, généralement par arme à feu. En Amérique latine, on compte environ 460 victimes de violences sexuelles par jour, le plus souvent des femmes. D'après un récent sondage, les Latino-américains et les Caribéens sont les moins susceptibles de se sentir en sécurité au sein de leurs communautés, un peu moins de la moitié des résidents des quartiers affirmant en 2011 craindre de sortir seuls la nuit. Ce seul fait pose un problème fondamental pour consolider le développement. Pourquoi ouvrir un commerce si l’on risque de se faire dévaliser par des hommes armés ? Pourquoi envoyer sa fille à l'école si elle risque  Lire

      • Mille jours pour faire avancer les objectifs du millénaire

        25 janv. 2013

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        Au Cambodge, le cadre d'accélération de la réalisation des OMD soutient la création de Centres de développement pour les femems. Photo: PNUD au Cambodge

        De nombreux pays ont enregistré des avancées considérables dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Avec plus de 400 rapports nationaux sur les OMD déjà publiés, les progrès obtenus font l’objet d’un suivi étroit dans le but d’améliorer les politiques mises en œuvre. L’objectif de diviser par deux l’extrême pauvreté a déjà été atteint, cinq ans avant l’échéance fixée.  Comparativement aux chiffres de 1990, près de 14 000 décès d’enfants ont pu être évités chaque jour en 2011. Cependant, au vu des projections actuelles qui indiquent qu’en 2015 près d’un milliard de personnes disposeront de moins de 1,25 dollar par jour pour vivre, la réalisation des OMD et la prise en compte des enseignements tirés des initiatives déployées jusqu’à présent dans la perspective du programme de développement pour l’après-2015, apparaissent plus que jamais prioritaires. L’un des principaux enseignements tirés est que les plans d’action pilotés au niveau national et impliquant plusieurs acteurs donnent généralement de meilleurs résultats. En s’appuyant sur l’expérience qu’il a acquise à l’échelle internationale, le PNUD a élaboré le cadre d’accélération de la réalisation des OMD (CAO) en collaboration étroite avec ses partenaires nationaux et les équipes de pays des Nations Unies. Ce cadre propose  Lire

      • Au-delà des montagnes, un meilleur avenir pour les Haïtiens

        11 janv. 2013

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        Une jeune femme entrepreneur en Haïti. Photo: PNUD en Haïti

        « Au-delà des montagnes, encore des montagnes», dit un vieux proverbe haïtien, en rappel des défis démesurés que cette demi-île caribéenne a dû relever depuis la nuit des temps. En tête de liste, le séisme de 2010 qui a fait plus de 200 000 morts, déplacé 1,5 million de personnes et ébranlé ou rasé quelque 300 000 bâtiments. Son impact a été le plus dévastateur dans la capitale hyperurbanisée et surpeuplée du pays où il a provoqué des ruines inimaginables et détruit environ 80 pour cent de l'économie de la ville. Mais les Haïtiens sont habitués à escalader les montagnes. Le gouvernement, le secteur privé et les organisations internationales travaillent avec les familles et les communautés à reconstruire le pays et à relancer l'économie. Les femmes, qui dirigent presque 50 pour cent des ménages, jouent un rôle clé. Placer les Haïtiens et leurs communautés au cœur du processus de relèvement est essentiel. Dans les quartiers, ce sont les résidents qui fixent les priorités en termes de reconstruction des maisons et des infrastructures, avec une attention toute particulière aux risques spécifiques aux citadins. Pour permettre aux familles de prendre elles-mêmes en charge la réparation et la reconstruction de leurs maisons, le PNUD  Lire

      • Internet : les inégalités hommes-femmes

        10 janv. 2013

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        Special computer training course designed for deaf people in Damascus, Syria. Photo: UNDP in Syria

        Le rôle moteur que jouent les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le développement apparaît aujourd’hui d’autant plus clairement que l’accès aux nouvelles technologies, notamment aux téléphones mobiles, a connu une augmentation spectaculaire. Fin 2012, les abonnements de téléphonie mobile ont dépassé le seuil des six milliards, dont les trois quarts concernent les pays en développement. Cependant, les femmes restent à la traîne. D’après les chiffres du dernier rapport d'Intel, celles-ci sont 21 % moins nombreuses que les hommes à posséder un téléphone mobile. Le développement doit être l’occasion de lutter contre ces inégalités. Par développement, je me réfère bien entendu à un développement humain durable, qui offre aux personnes la possibilité de faire des choix, d’avoir accès à des soins de santé et à l’éducation, tout en jouissant d’une bonne espérance de vie. La question des TIC n’est pas neutre, car celles-ci peuvent aggraver les fossés hommes-femmes déjà largement observés dans nombreux pays. Les inégalités d’accès à l’éducation, le manque de femmes enseignantes et l’insécurité au niveau local contribuent considérablement à l’abandon scolaire chez les filles. Faute de mesures de sécurité adéquates, les femmes se retrouvent privées d’accès aux centres communautaires dédiés aux TIC. La question de  Lire

      • En Serbie, une ère nouvelle s’accompagne d’un nouveau contrat social

        09 janv. 2013

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        Les employeurs serbes reçoivent maintenant des avantages fiscaux lorsqu'ils recrutent des personnes handicapées. Photo: Centre pour personnes handicapées, Serbie.

        Lors de ma première prise de poste en Serbie en 2001, le pays vivait encore sous le choc et la peur infligés par des années de conflit. À mon retour en 2009, chargé de diriger la présence des Nations Unies sur place, j’ai été frappé par l’importance des progrès effectués. Belgrade possèdait de nouveaux trams et de nouveaux autobus, les quartiers et les parcs avaient été rénovés, et les efforts destinés à consolider la démocratie, à construire une économie plus inclusive, à établir des mécanismes crédibles de lutte contre la corruption étaient bel et bien réels. La Serbie constitue aujourd’hui une source de stabilité et de sécurité de plus en plus importante dans la région : elle envoie de nombreux Casques bleus comme forces internationales, lutte contre le crime organisé, détruit les armes à feu illégales et non enregistrées, et intègre les femmes aux forces armées et aux services de police. Les ministères adoptent désormais des stratégies de lutte contre la corruption et des douzaines d’enquêtes ont été ouvertes depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, il y a à peine six mois. Les examens du Parlement sont maintenant plus rigoureux et plus sévères, et son Rapporteur, Nebojsa Stefanovic, mène une  Lire

      • Les pays arabes attendent de vastes réformes de gouvernance

        03 janv. 2013

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        En Lybie, des étudiants participent à un atelier sur les droits de la personne à l’Université de Tripoli. Photo: UN/Iason Foounten

        Si le taux de chômage élevé et les inégalités sont à l’origine des soulèvements du Printemps arabe qui ont vu le jour en 2010, de vastes réformes de gouvernance sont nécessaires pour garantir une croissance durable et équitable dans la région. Il ne suffit pas de renverser les dictateurs : le peuple veut du pain, mais il a aussi faim de justice sociale et de liberté. Les experts du Centre régional du PNUD au Caire sont parvenus à cette conclusion au terme d’études exhaustives, qui ont abouti à la rédaction du Rapport sur les défis du développement arabe, consultable à ce jour dans plusieurs pays à travers le monde. Ayant passé presque trois décennies sur le terrain, j’ai la conviction que ce constat va dans le bon sens, et que la gouvernance et l’État de droit sont essentiels pour parvenir au développement durable et inclusif dont a tant besoin le monde arabe. Dans le cas de l’Égypte, il ne s’agissait pas uniquement d’un problème d’exclusion politique, mais aussi de la conjonction de facteurs politiques et économiques. Pour être efficaces, les réformes devront prendre en compte ces deux types d’exclusion. Le chômage reste un défi majeur, mais il est difficile d’estimer de manière fiable  Lire

      • Etat de droit : relever le défi pour l'après 2015

        24 déc. 2012

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        Femmes et jeunes filles à El Fasher, Darfour Nord, pour "16 jours d'activisme contre la violence sexiste". Photo ONU / Albert Gonzalez Farran

        L’État de droit est essentiel au développement. Qui ne se sent pas en sécurité et  craint de voir ses biens pillés ou saccagés n’investit pas dans l’avenir. À quoi bon acheter des semences si votre récolte va vous être volée? Pourquoi investir dans une entreprise dont les bénéfices seront dévorés par la corruption? Qui enverrait sa fille à l’école si elle risque de se faire violer en chemin? Les communautés qui ne réussissent pas à se réconcilier avec leur passé ne peuvent pas aller de l’avant. D’où l’importance de la justice transitionnelle, qui permet aux populations se relevant d’une crise de faire face aux séquelles laissées par la violence et d'en poursuivre les auteurs. Sans cela, aucun contrat social n’est réellement possible. Le monde a changé d’axe depuis que 189 États Membres sont tombés d’accord sur les OMD il y a plus de dix ans, en bannissant toute discussion sur des questions sensibles comme la gouvernance, l’accès à la justice ou les droits de l’homme. Depuis la fin de la guerre froide et maintenant que le Printemps arabe a relancé le débat sur les contrats sociaux qui doivent nécessairement sous-tendre toute communauté cohésive, nous nous apercevons que des organisations telles que  Lire

      • Budgétiser le changement climatique et les catastrophes

        13 déc. 2012

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        En ce moment, c’est la saison des phénomènes météorologiques extrêmes dans une grande partie du monde. Des cyclones meurtriers, des pluies aveuglantes provoquant inondations et coulées de boue sont en passe de devenir la norme, depuis les Philippines jusqu’à Haïti en passant par le Pakistan. La planète est désormais balayée à tous vents par des tempêtes et des inondations dont la fréquence et la férocité continuent d'augmenter, les coûts du relèvement s’avérant de plus en plus élevés. Comment les pays trouvent-ils aujourd’hui les fonds nécessaires à la construction de routes, de ponts, d'écoles et autres infrastructures vitales « résilientes face au climat » pour éviter de subir davantage de pertes à l’avenir ? On pourrait, bien entendu, augmenter les financements internationaux en vertu du principe de responsabilité commune mais différenciée. Cela signifie que les pays développés doivent jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique et ses effets néfastes en prenant la tête des initiatives dans ce domaine. En effet, ne sont-ils pas plus susceptibles que les pays en développement de disposer des capacités techniques et économiques requises pour s’attaquer au changement climatique ? Une autre partie de la solution réside dans la nécessité, pour les pays en  Lire

      • Discussions sur le changement climatique à Doha : quels enjeux pour les pays pauvres ?

        03 déc. 2012

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        L'adaptation au changement climatique en Inde Photo: PNUD Inde

        Alors que des milliers de personnes se réunissent cette semaine à Doha pour aborder le dernier volet des discussions relatives au climat, il est important de souligner les conséquences que pourrait entrainer l’absence de progrès dans ce domaine pour les pays les moins développés. Dans les pays en développement, ce sont les populations pauvres qui courent le plus grand risque face au changement climatique. Celui-ci amplifie des vulnérabilités existantes, comme par exemple en Afrique, où ce sont les populations pauvres qui sont les plus touchées par la sècheresse, les inondations, la famine et autres effets du changement climatique. Si nous ne parvenons pas à faire un pas vers un nouvel accord global sur le climat, nous risquons de compromettre les avancées réalisées jusqu’ici dans les pays en développement et de mettre en danger la vie, les moyens d’existence et l’avenir de leurs populations.   Nul besoin d’attendre que les Etats Membres des Nations Unies parviennent à un accord global sur le climat ou qu’ils finissent de négocier le programme de développement post-2015. Il y a suffisamment à faire au niveau des gouvernements sous-nationaux, des communautés, de la société civile et du secteur privé. C’est d’ailleurs à ce niveau-là que résidait une  Lire