Notre perspective

      • Crise de l'emploi : le monde se prononce pour une action immédiate

        23 sept. 2013

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        Bénéficiaires du Bolsa Familia au Brésil, le plus important programme de transferts d'espèces au monde. (Photo: Bruno Spada / Ministère du Développement social au Brésil)

        Pour qu’il y ait un développement durable, il faut une croissance économique accompagnée de création d'emplois décents. L'Organisation internationale du Travail nous prévient qu’ entre 2016 et 2030 470 millions d'emplois devront être créés pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail, en plus des 202 millions de chômeurs actuels. Résoudre la crise mondiale de l'emploi n'est pas chose facile. Il faut à la fois des politiques nationales hardies, un secteur privé dynamique et un environnement mondial propice. Le thème Croissance et emploi faisait partie des 11 thèmes de nos consultations sur le programme de développement pour l'après-2015 avec près de 1 million de personnes. Ce dialogue mondial nous a permis de mieux comprendre les préoccupations des peuples concernant l'emploi et a permis de regrouper et de présenter leurs principales recommandations aux États membres de l'ONU et au Groupe de travail chargés de la planification pour l'après-2015. Quelles sont ces recommandations? Le tout nouveau rapport sur la croissance et l'emploi lance les six messages suivants : • Adopter, dans le programme de développement pour l'après-2015, un objectif distinct relatif à la création d'emplois, avec des indicateurs clairs et mesurables. • Réorienter les politiques et le discours public de la quantité  Lire

      • Réduire les risques de catastrophe, une priorité pour le développement | Jo Scheuer

        23 sept. 2013

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        Au Bangladesh, les paysans ont maintenant les ressources et les capacités de reconstruire en mieux leurs maisons après une tempête tropicale. Photo: PNUD Bangladesh

        Un rapport (anglais) de l'Institut pour le développement international (ODI) et du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement souligne ce que beaucoup savent déjà ou pensent depuis longtemps : le financement de la réduction des risques de catastrophe est généralement insuffisant, mal utilisé et, en conséquence, inadapté. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Ces deux dernières décennies, l'aide au développement a englouti des sommes astronomiques – plus de 3 000 milliards de dollars. Pourtant, seulement une part infime de ce montant faramineux, 13,5 milliards de dollars (soit 0,4 pour cent) a été consacrée à la prévention des catastrophes. Cette somme peut sembler conséquente, mais l'investissement annuel réel par habitant est très faible si l'on sait que de nombreux pays doivent se la partager sur une période de 20 ans. Qui plus est, le bilan mondial 2013 de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles chiffre à près de 2 500 milliards de dollars le coût des dommages, de la perte de productivité et de la reconstruction résultant des catastrophes survenues depuis le début du millénaire. Compte de l'ampleur de l'impact, il est consternant de constater que si peu ait été fait pour sécuriser les acquis de développement. «  Lire

      • Les femmes sont les meilleurs agents de la paix - si nous les laissons faire !

        20 sept. 2013

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        Une femme gère un centre de refroidissement du lait en Inde. Un rôle accru des femmes dans l'entreprise contribue à promouvoir la paix et la stabilité à long terme. (Photo: Graham Crouch/PNUD)

        Ce 21 septembre 2013, la paix est sur toutes les lèvres. Mais, en parlant de paix, nous pensons souvent à des actes tels que déposer les armes, signer des traités et reconstruire des pays. En cette Journée internationale de la paix, nous devons aussi rappeler le rôle fondamental des femmes dans les pays en conflit. Non pas en tant que victimes impuissantes, mais comme des agents du changement qui investissent pour le bien de leur famille et de leur communauté et qui sont capables de bâtir des sociétés pacifiques et prospères. La communauté internationale peut améliorer l'accès des femmes à l'emploi, à la propriété, aux marchés et à de nouvelles compétences. Promouvoir l’indépendance financière des femmes, c'est contribuer à faire entendre leur voix et leur donner les moyens de se prononcer sur les décisions familiales et communautaires, y compris dans les coins les plus reculés et instables de la Terre. Améliorer l'accès des femmes à l'éducation, au capital, à l'emploi et aux marchés, c'est promouvoir une croissance équilibrée et inclusive. Chaque année, la région Asie-Pacifique perd 42 à 47 milliards de dollars en restreignant l'accès des femmes à l'emploi. Cette situation mine la cohésion sociale, la stabilité et la confiance dans les  Lire

      • L'État de droit commence par la justice et la sécurité

        20 sept. 2013

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        Abdul Wasa Antazar, district adjoint en Afghanistan, parle en faveur des droits des femmes, lors d'une formation sur l'accès à la justice du PNUD. (Photo: Farzana Wahidy / PNUD)

        Dans des pays comme la République démocratique du Congo, où les femmes sont constamment exposées aux violences sexuelles, ou le Guatemala, où la non-réparation des injustices du passé menace la réconciliation, c'est la même histoire : l'absence de justice et de sécurité engendre une culture de l'impunité. À terme, cela peut déstabiliser des pays, multiplier les risques d'hostilités et entraver la réalisation des objectifs de développement.   Pour soutenir les pays en conflit et les aider à renforcer leur résilience, il me paraît indispensable d'améliorer les services de justice et de sécurité, de moderniser les mécanismes judiciaires, d'accroître le nombre d'avocats et de juges, tout en leur apprenant à prendre les décisions justes, de rendre la police plus responsable et digne de confiance et de protéger et soutenir les rescapés des violences sexuelles et sexistes. Et pour que ce travail ait un effet durable, les citoyens doivent comprendre le système judiciaire et la protection à attendre des forces de sécurité et pouvoir y accéder. Beaucoup a déjà été accompli grâce à l'appui du PNUD et de ses partenaires, même si l'on ne prend en compte que l'année écoulée : •    Au Guatemala, les taux d'homicide ont baissé pour la troisième année de  Lire

      • Sans diversité, point de démocratie

        19 sept. 2013

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        Des Libyennes montrent fièrement leurs doigts encrés après avoir voté aux élections générales du Congrès national le 7 Juillet 2012. Photo: Samia Mahgoub/PNUD

        L'histoire se répète, dit-on. En 2004, le PNUD a publié ce qui me semble être un de ses meilleurs Rapports sur le développement humain (RDH), La liberté culturelle dans un monde diversifié. La gestion de la diversité culturelle y est présentée comme un défi central de notre temps, et les choix politiques reconnaissant la diversité des ethnies, religions, langues et valeurs comme un aspect incontournable du paysage politique du 21e siècle. Mais les préconceptions subsistent toujours, comme le prédisposition supposée de certaines cultures au progrès en raison de leurs valeurs démocratiques inhérentes. En 2004 comme aujourd’hui le Rapport du PNUD a démontré que rien ne justifie l'alternative entre acceptation de certaines cultures telles qu'elles sont et promotion de la démocratie. Malheureusement, beaucoup continuent de la soutenir, citant l'exemple du « Printemps arabe » qui se fige en « Hiver islamique ». Au fil du temps, j'ai compris que la démocratie ne peut exister sans diversité. Mon travail au sein de la société civile et à l'ONU a fini par me convaincre que la prise en compte de la diversité au sens le plus large reste un des principaux défis de la démocratie et du développement. C'est une des leçons tirées de la vague de révolutions  Lire

      • Consolider les acquis démocratiques au Rwanda

        16 sept. 2013

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        Près de 75.000 bénévoles ont assisté les bureaux de vote lors des élections législatives au Rwanda. Photo @ Guillaume de Brier / ONUSIDA

        Le Rwanda est connu pour ses magnifiques paysages et une faune unique au monde. J’ai récemment vu le pays se distinguer par un fort taux de croissance et une baisse de la corruption, des centres-villes rénovés, et le taux de représentation le plus élevé des femmes au parlement (52 pour cent). Les prochaines élections parlementaires prévues du 16 au 18 septembre auront pour toile de fond les progrès en matière de gouvernance démocratique. Le gouvernement vient d’adopter une série de mesures permettant aux medias, à la société civile et aux partis politiques de jouer un rôle plus important dans le processus démocratique. Les candidats en lice, représentant les femmes, les jeunes et les handicapés vont se disputer 80 sièges. Près de 6 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, soit une hausse une augmentation de 1,3 millions d’électeurs par rapport  au scrutin de 2008. Dans un souci d’efficacité et d’économie, la commission électorale nationale va recruter près de 75 000 volontaires pour s’assurer que le vote et le décompte des voies se déroule de manière libre, juste et transparente. Elle pourra ainsi faire baisser le prix du scrutin jusqu’à moins de 2 dollars par électeur, soit le coût le  Lire

      • Le visage humain de la transformation du Myanmar

        13 sept. 2013

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        Les femmes dans l'État de Chin au Myanmar deviennent autonomes grâce à des formations en finance à travers des ateliers du PNUD. (Photo: PNUD Myanmar)

        Si vous suivez l’actualité du Myanmar, vous savez certainement que le pays subit simultanément trois profondes transformations : Construction de la nation : Il est en train de tourner la page de la guerre civile et de passer à une union solide et harmonieuse  Évolution politique : Après des décennies d’un régime militaire répressif, il jette les bases une démocratie participative  Évolution économique : D’une économie dirigiste fondée sur l’autarcie, il est en train de se transformer en une économie de marché Des centaines de pages et des milliers de câbles ont été écrits au cours des dix-huit derniers mois sur cette évolution (et épluchés scrupuleusement de Beijing à Bruxelles ou Boston). Rares sont les rapports au ton mesuré, et cela se comprend, car ces réformes auxquelles méritent en effet des adjectifs tels que « historique », « spectaculaire » et « sidérant ». Les mots manquent d’ailleurs pour décrire ce que nous observons dans ce pays : plus de 60 millions d’histoires où la vie d’un être humain prend un nouveau tournant ici et maintenant. Quelques exemples : - Dans l’ancienne capitale, Yangoon, un père ancien travailleur journalier peut lancer son entreprise grâce aux nouvelles opportunités qu’offre l’économie.  - À Mandalay, capitale commerciale du pays, une ancienne victime de la violence domestique  Lire

      • 40 ans après, l’exemple du Chili prouve que la liberté politique est cruciale pour le développement

        11 sept. 2013

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        Un enfant dans le bidonville de Juan Pablo II à Santiago, au Chili. Photo: Nicolas Pinto Tironi / PNUD

        Quarante ans après que le coup d’état qui a renversé le président Salvador Allende élu démocratiquement, on me demande toujours si l’on ne devait pas le miracle économique chilien au général Augusto Pinochet ? Suite au récent coup d’état en Egypte, le Wall Street Journal prétendait que « les Égyptiens seraient chanceux si leurs nouveaux dirigeants, prenant exemple sur Augusto Pinochet, s’entouraient de réformateurs libéraux et pilotaient la transition démocratique ». Pinochet incarne une contradiction troublante. Le général est loué pour avoir fait de l’économie chilienne l’une des plus prospères d’Amérique Latine. Pour ses apologistes, la brutalité et la corruption de son régime constituent le principal revers de la médaille. Si seulement Pinochet avait modernisé l’économie chilienne sans faire assassiner, torturer et exiler des dizaines de milliers de dissidents et ne s’était pas fait prendre avec comptes cachés à l’étranger. Ce sont les prédécesseurs de Pinochet qui ont jeté les bases de la modernisation économique dans un contexte démocratique. La réforme agraire des années 1960 et du début des années 1970 a permis au régime militaire de promouvoir le secteur de l’agro-industrie et une économie d’exportation. En 1970 le taux d’illettrisme était inférieur à 10 pour cent, la malnutrition et la mortalité infantile étaient en baisse et  Lire

      • Tuvalu s’adapte au changement climatique

        11 sept. 2013

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        Un projet luttant contre le changement climatique à Tuvalu aide les habitants de l'île à planter des plantes résistantes à la sécheresse et à cultiver des jardins potagers. (Photo: PNUD Fidji, Bureau multi-pays)

        À chaque fois que mon vol Air Pacific approche de Tuvalu, petite nation constituée d’un atoll de 9 îles habitées, et que je regarde cette étroite bande de terre par le hublot, mon esprit remonte au temps où les premiers polynésiens embarquèrent pour un long voyage il y a plus de 2000 ans. Je ne sais pas pourquoi ils ont enduré  le long et pénible voyage sur ce vaste océan, mais je sais pourquoi ils sont restés une fois arrivés sur ces îles connues sous le nom de Tuvalu : l’eau douce.   Mais, comme le changement climatique affecte les précipitations et que l’élévation du niveau des océans augmente la salinité de la nappe phréatique, l’eau est peut-être aussi la raison pour laquelle leurs descendants quittent maintenant leurs terres ancestrales. Les habitants de Tuvalu ne peuvent plus compter sur leurs eaux souterraines et dépendent entièrement de l’eau de pluie collectée et stockée dans des citernes.  En 2011, Tuvalu a connu l’une des plus grandes sécheresses de son histoire, ce qui a plongé le pays dans un état d’urgence nationale. Alors que la moyenne globale de consommation d’eau est de 100 litres d’eau par personne et par jour, les habitants de Tuvalu, eux,  Lire

      • Ni producteur, ni utilisateur : la Zambie et les munitions à fragmentation

        09 sept. 2013

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        Un survivant de deux accidents à la bombe à fragmentation en Iraq. De nombreux pays à travers le monde ont souffert de la dévastation causée par les armes à fragmentation, dont la Zambie qui essaie d'y mettre fin. (Photo: Giovanni Diffidenti)

        La Zambie connaît bien les problèmes liés aux munitions à fragmentation, des armes qui peuvent être larguées depuis les airs ou lancées du sol et libèrent des milliers d'éclats en explosant. Plus connues sous le nom de bombes à fragmentation, elles sont créées pour tuer des personnes, détruire des véhicules ou des bâtiments et se propager sur de vastes étendues. Les bombes qui n’explosent pas peuvent rester dissimulées pendant des années et constituent un grave danger pour les habitants déboisant les forêts ou travaillant dans les champs bien après que le conflit soit terminé. Une étude nationale menée en Zambie entre 2006 et 2009 révèle que des mines terrestres et des restes de munitions à fragmentation existent encore dans les régions frontalières  du pays. Ce cruel héritage de conflits voisins à la Zambie est une entrave au développement, et la coûteuse localisation et destruction de ces armes doit être assumé par un pays qui ne les a jamais produit ni utilisé. C’est une histoire ancienne et la Zambie n’est pas le seul pays concerné, de nombreuses communautés dans le monde étant les victimes de la dévastation causée par les munitions à fragmentation au fil des générations. Mais le slogan « ni producteur,  Lire