Notre perspective

      • Un million de voix pour l'éducation

        20 févr. 2014

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        De jeunes Scouts participent au sondage MY World à Kigali, au Rwanda. ©Stanislav Saling / PNUD

        Quelle est selon vous la priorité numéro un en matière d’amélioration des conditions de vie? Une bonne santé, une espérance de vie plus longue, la prospérité?  Ou tout cela à la fois? Car la réponse englobe tous ces aspects, et cette réponse, c’est l'éducation. C’est ce qu’indique l’enquête mondiale des Nations Unies MY World, l’un des plus vastes sondages d'opinion jamais réalisés, et susceptible de façonner la politique mondiale. Un million de personnes, sur près des 1,5 million interrogées, déclarent que l'éducation est l’une des six priorités pour assurer un monde meilleur. Partout dans le monde, les gens savent que c'est l'éducation qui fait vraiment la différence dans leur vie. Qu'il s’agisse de jeunes hommes en Afrique, de femmes instruites en Europe, ou d’adolescents en Asie, comme Malala au Pakistan, tous rêvent d’un monde où chacun a la chance d'apprendre, de se développer, et de réaliser son potentiel. L'éducation est la clé dans la lutte contre les discriminations, pour l'amélioration de la santé et l’accès à de meilleurs emplois, et les gens le savent. Ils n'ont pas besoin de lire les statistiques (par ailleurs très nombreuses) qui prouvent qu'une population mieux éduquée est également plus saine, plus prospère, et vit enLire

      • 100 jours après le passage d’Haiyan aux Philippines

        14 févr. 2014

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        Le PNUD aux Philippines soutient le relèvement des populations après les destructions engendrées par Haiyan. ©PNUD

        Le 16 février marque les 100 jours depuis que le typhon Haiyan a dévasté les Philippines. L'intervention d'urgence est presque terminée et le début de la reprise à long terme a commencé. Je me suis rendu aux Philippines à deux reprises depuis qu’Haiyan a frappé. Dans les premiers jours, je suis allé aider à coordonner la réponse à cette tragédie. Tout récemment, je suis retourné aux Philippines pour apporter des conseils sur la transition vers le rétablissement à long terme. Les progrès au cours de ces 100 jours ont été remarquables. Immédiatement après la tempête, le PNUD a commencé à aider le gouvernement à se préparer à la reprise. Quelques semaines seulement après Haiyan, nous avons ainsi facilité une visite du gouvernement indonésien aux Philippines et la venue de Kuntoro Mangkusubroto, qui a dirigé l'effort de reconstruction à Aceh et Nias après le tsunami de 2004. Il a assisté à une réunion du gouvernement des Philippines sur la reprise, et a partagé avec ses collègues les défis et les leçons tirés de l’exemple de l’Indonésie. Pour avoir été discrète, cette visite n’en a pas moins été très précieuse pour les autorités philippines, et a conduit les experts du PNUD à commencerLire

      • Visibilité des transgenres : l’initiative « Sida Tchê »

        13 févr. 2014

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        Des militants transgenres dans le centre ville de Porto Alègre, au Brésil. ©Daniel de Castro/UNDP Brazil.

        La Semaine de la visibilité des transgenres vient de s'achever à Porto Alegre, au Brésil, avec trois jours de manifestations et de projets appuyés par l’initiative Sida Tchê, dans le cadre du Plan intégré d’d'aide aux régions les plus pauvres et les plus reculées du pays de l’ONU. Porto Alegre est la ville brésilienne au taux de séroprévalence le plus élevé  : 99,8 pour 100 000, alors que la moyenne nationale est de 17,9. Une étude récente dans l’un des hôpitaux de la ville montre qu’il est particulièrement élevé chez les femmes transgenres. « Si l’on examine les données sur les transsexuelles habitant la zone métropolitaine de Porto Alegre, on s’aperçoit que leur risque d’infection au VIH est 14,5 fois plus élevé.  Ces chiffres placent les femmes transgenres parmi les groupes les plus exposés à l’épidémie », explique le chercheur Brandelli Angelo Costa. La stigmatisation et la discrimination à l’égard des transgenres sont considérées comme la raison principale de cette vulnérabilité accrue La violence qui accueille la simple expression quotidienne de leur identité les exclut du processus de développement, restreint leurs choix de vie et leur interdit de combler des besoins essentiels comme l'accès à une éducation formelle, à un emploiLire