Programme Conjoint de Renforcement de la Sécurité Urbaine à Ouagadougou

Introduction

Agent ONASER
Un volontaire communal pour la sécurité routière règlemente la circulation, grâce à l'appui du PCRSU. Crédit PNUD

L’insécurité publique est devenue un problème majeur à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Ce fléau mine le capital social et affecte négativement l’économie locale. Selon les données de la criminalité apparente, il y a une tendance récente à la hausse des infractions à Ouagadougou. Le taux moyen de croissance de la délinquance déclarée est estimé à 9,73%  entre 2000 et 2006.

Face à cette situation de dégradation de  la sécurité publique  et de son impact négatif sur le développement et en appui au Gouvernement et à la Mairie de Ouagadougou, le PNUD et l’ONU ont formulé le  programme conjoint de renforcement de la sécurité urbaine à Ouagadougou.

Le Programme a pour objectif principal d’apporter une réponse intégrée à la question de l’insécurité publique et de la criminalité en milieu urbain en compte la capitalisation des acquis réalisés par différents acteurs (Mairie, Gouvernement, ONG, SNU notamment le PNUD) dans certains domaines comme la police de proximité,  la gestion des conflits, la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (ALPC).

Trois résultats sont attendus de ce programme et correspondent chacun à une composante :

- la composante 1 : « la dimension sécuritaire est pleinement intégrée aux efforts locaux et nationaux de planification urbaine » ;

- la composante 2 : « l’approche de prévention  participative de la sécurité est mise en œuvre à Ouagadougou »

- la composante 3 : « la présence et l’utilisation des Armes Légères et de Petits Calibres sont réduites à Ouagadougou ».

- Une composante 4 est consacrée à la coordination du programme.

Ce que nous avons accompli à ce jour

La phase pilote du programme Conjoint de  Renforcement de la Sécurité Urbaine à Ouagadougou (PCRSU-O) 2010-2013 a permis :

  1. d’initier pour la première fois au Burkina Faso une réflexion pluridisciplinaire sur la sécurité urbaine,
  2. d’améliorer l’information sur les questions d’insécurité  et doter la ville des outils de planification par objectif de la prévention des infractions et de gestion  de la sécurité axée sur la résolution des problèmes (e.g. diagnostic participatif de l’insécurité, stratégie de prévention communautaire de l’insécurité et de la criminalité,  plan d’actions d’amélioration des relations entre la police municipale et la population féminine, plan d’actions de lutte contre la prolifération des  armes légères et de petit calibre, mise  en place de  l’Observatoire de Sécurité de la Commune de Ouagadougou, mise en place de  l’Unité Femmes et Mineurs au sein de la police municipale pour la prise en charge des femmes et mineures en difficulté et pour opérer un changement de comportement des policiers municipaux  vis-à-vis des femmes en difficulté, la cartographie des 100 carrefours à haut risques d’accidents et des  zones criminogènes pour les femmes et les mineurs des  5 arrondissements de la Commune de Ouagadougou) ,
  3. le recrutement de 100 volontaires communaux pour la sécurité  routière  pour réguler la circulation aux heures de pointe et pendant les périodes de délestage aux carrefours « accidentogènes » de la commune de Ouagadougou ;
  4. le renforcement des capacités opérationnelles de la police municipale  de la commune de Ouagadougou en véhicule et en matériel de communication, 
  5. l’ouverture d’un cadre non formalisé de collaboration entre les forces de défense et de sécurité, le monde universitaire et les organisations associatives pour coproduire des mécanismes de réduction participative de l’insécurité et de la criminalité
  6. l’opérationnalisation de la police de proximité à Ouagadougou par la mise en place des  comités locaux de sécurité  (CLS) dans les 30 secteurs et 17 villages rattachés de la Commune de Ouagadougou et  
  7. la formation, sensibilisation et l’information de 1031 acteurs (leaders  d’opinion, élus locaux, autorités administratives, membres des CLS, responsables d’associations, élèves, étudiants et jeunes déscolarisés) (dont 18% de femmes et 21% de jeunes) en matière de  prévention de l’insécurité publique.

Ces campagnes ont permis aux participants de s’approprier le concept de police de proximité et de connaître leurs rôles et responsabilité dans la mise en œuvre des actions de prévention de l’insécurité. De plus, les acteurs formés et sensibilisés ont une meilleure appréciation des forces de défenses et de sécurité.

Financement du projet



PNUD (TRAC 1/2)

 Montant : 300 000 USD

PNUD (BCPR)

2 562 000 USD

Gouvernement

en Nature

Commune de Ouagadougou

Mise à disposition de bureaux Pour la coordination du programme

Décaissements

Année

Montant  en USD

2009

136758

2010

147427

2011

1 203 313

2012

 799 737

2013

 300 000

Overview
Statut
Actif
Date de début
Juillet 2010
Date de fin
Octobre 2013
Zone d'intervention
Ville de Ouagadougou
Domaine prioritaire
Gouvernance
OMD
8
Responsable du projet
Alizatta Tamboula
Partenaires
La Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de Petits Calibres (CNLPAL). - Le Ministère de l’Economie et des Finances assure la coordination du Programme - Le Ministère en Charge de la Sécurité - La Commune d’Ouagadougou - ONU Habitat
Télécharger ce document
  • Programme Conjoint de Renforcement de la Sécurité Urbaine à Ouagadougou Français