6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous ?

Une femme sensibilise les autres sur le VIH/sida
Les campagnes d'information et de sensibilisation font reculer le VIH/SIDA. Crédit PNUD

Dans le domaine de la lutte contre le VIH sida, les efforts du Gouvernement et de ses partenaires  ont porté sur des stratégies conjuguées :

Dans le domaine de la prévention, la formation des populations cibles sur le sida et leur sensibilisation sur  l’utilisation des préservatifs  ont  enregistré des résultats  significatifs  en constante progression. Concernant la prévention, le d’utilisation du préservatif a passé de  56,8% en 2005  à 65,6% en 2009 soit  un gain 12,8 points. En 2010 61,6% des femmes et 75,9% des hommes utilisent les préservatifs. Quant aux efforts de formation/information, la proportion de population entre 15 et 25 ayant des connaissances exactes et complètes sur le VIH/Sida a passé de 2,4% en 2004 à 24,9% en 2009 soit un gain de 22,5 points. En 2010, 31,1% de femmes et 35,8% d’hommes ont  des connaissances exactes et complètes sur le VIH/Sida. Pendant la même période, en matière de soins, la proportion de la population au stade avancé de l’infection par le VIH/sida ayant accès  aux médicaments antirétroviraux a considérablement augmenté de 1,4% en 2003 à 47% en 2009 soit un gain 27,6 points.

Ces résultats, indiquant le caractère soutenu des efforts de sensibilisation/information des populations cibles et l’amélioration de la capacité d’offre de services des structures techniques de l’Etat à faire face à une demande croissante en préservatifs, expliquent  la forte baisse du taux de prévalence du VIH/Sida  qui a passé de 7,1% en 1997 à 0,7% en 2011 (gain de 6.4 points) en passant par 1,3% en 2008.

En dépit des résultats forts encourageants, la  lutte contre le VIH continue et de ce fait acquis restent très précaires nécessitant des efforts soutenus toujours renouvelés de la part du Gouvernement et de ses partenaires.

Nos histoires

1.28 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.