6 Réduire l’extrême pauvreté et la faim

Où en sommes-nous ?

Transformation du manioc
Deux femmes transforment le manioc. Crédit PNUD 2012

Le Burkina Faso, pays sahélien enclavé couvre une superficie de 274 000 km2 et compte 14,02 millions d’habitants avec un taux d’accroissement démographique de 3,1% l’an. Le pays, avec un indice de développement humain  de 0,331 selon le PNUD est un des plus pauvres au monde avec un produit intérieur brut par tête de  442 USD (2011) et occupe la 181ème place parmi  les  187 classés dans la hiérarchie du niveau de développement des Nations Unies.

 Le Burkina Faso a enregistré en moyenne un taux de croissance de 5% par an au cours de la dernière décennie;  pendant que son produit intérieur brut par tête a évolué dans le même sens mais avec un rythme moins soutenu de 2,3% en moyenne l’an. La structure de l’économie explique en partie cette situation avec 44% de la valeur ajoutée créé par le secteur tertiaire (en principe de source extérieure) et 30% et 22% sont produits respectivement par le secteur primaire et secondaire occupant et faisant vivre la très grande majorité de la population dont environ 80% vivent directement ou indirectement de l’agriculture de subsistance d’où leur très faible capacité contributive à la production de la richesse nationale.

Au nombre des conséquences liées à cette pauvreté persistante du pays, la proportion de la population n’atteignant pas le niveau minimal d’apport calorique qui était de 46,6% en 1990 s’était amélioré avec 32,8% en 2006 pour se détériorer à 36,5% en 2007. Cette tendance est observée au niveau de la majorité des indicateurs de pauvreté à l’exception de  l’incidence d’écart de la pauvreté qui a passé de 45,3% en 1998 pour s’améliorer à 48,6 en 2003 traduisant une réduction des inégalités entre les pauvres et les moins pauvres et, chuter à 46,7% en 2009. Cette tendance en dents de scie traduit une persistance relative à l’augmentation de la proportion de la population vivant avec un revenu annuel inférieur au seuil national de pauvreté. Dans ce cadre de très fortes disparités inter- régions sont observées en 2009, les régions du Nord et de l’Est paraissant les plus pauvres  avec respectivement une incidence 64,6 et 62,1%.

Nos histoires

1.1 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
    • La crise économique mondiale a entraîné un ralentissement des progrès, mais le monde reste en passe d’atteindre la cible relative à la réduction de la pauvreté.
    • Avant la crise, la pauvreté avait diminué en gravité dans presque toutes les régions.
  2. Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif
    • La détérioration du marché du travail, déclenchée par la crise économique, a entraîné une baisse brutale de l’emploi.
    • Avec la perte d’emplois, un nombre croissant de travailleurs est obligé d’accepter des emplois précaires.
    • Depuis la crise économique, un nombre croissant de travailleurs se retrouvent dans une pauvreté extrême avec leurs familles.
  3. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
    • La faim est peut-être remontée en flèche en 2009, l’une des terribles conséquences des crises alimentaire et financière mondiales.
    • Les progrès en vue d’éradiquer la faim patinent dans la plupart des régions.
    • En dépit de certains progrès, un enfant sur quatre souffre encore d’insuffisance pondérale dans le monde en développement.
    • Les enfants des zones rurales ont deux fois plus de chances de souffrir d’insuffi sance pondérale.
    • Dans certaines régions, la prévalence des enfants souffrant d’insuffisance pondérale est nettement plus élevée chez les pauvres.
    • Plus de 42 millions de personnes ont été déracinées par les conflits ou les persécutions.